| TransmiCCIbles : Des solutions concrètes pour la transmission d'entreprises |
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| Lundi, 25 Octobre 2010 08:00 |
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Gard Eco : A qui s'adresse TransmiCCIbles ? Yvon Lespoix : Le salon s'adresse à toute personne qui peut avoir envie de reprendre une petite, moyenne ou grande entreprise, qui a un projet défini ou non, et qui veut comprendre comment ça se passe. Bien entendu, il concerne tous les dirigeants qui sont en situation, à court ou moyen terme, de céder leur entreprise. Ils auront à disposition, sur une même journée et dans un même lieu, un certain nombre d'outils en ce sens. Ce sont les ateliers techniques, mais aussi une conférence qui mettra en évidence les grandes étapes d'un processus de transmission, et surtout, la présence de tous nos partenaires, qui traitent des dossiers tous les jours, et qui vont pouvoir les conseiller. A noter pour cela, les rendez-vous " experts ", qui permettent à nos visiteurs d'avoir des rendez-vous en tête à tête avec des experts qui seront présents durant toute la journée. Quelles seront les nouveautés, ou les évolutions de cette édition 2010 d'un rendez-vous qui a connu un franc succès depuis sa création ? TransmiCCIbles 2010 sera légèrement différent de l'édition 2007, avec différentes évolutions. La première est l'ouverture de la cible. On ne se limite plus aux PME classiques, de 5 à 20 salariés, pour intégrer les TPE, avec une ou deux personnes, et des chiffres d'affaires de 400 000 € par an. Souvent, pour ce type d'entreprises, les dirigeants pensent que ça ne vaut rien, car trop lié à leur propre personne. Je pense que ces entrepreneurs là ont une vraie carte à jouer, notamment grâce à l'intervention de la CCI. Car nous intervenons non seulement sur les cédants potentiels, mais aussi sur les porteurs de projets que nous connaissons, avec des projets de création, et qui peuvent avoir de vraies adéquations pour répondre aux besoins de ces petites entreprises. L'autre évolution repose sur la notion de croissance externe. C'est un aspect qui n'avait pas ou peu été abordé jusqu'à présent, car la conjoncture ne s'y prêtait pas vraiment. Aujourd'hui, on s'aperçoit que la croissance externe peut être un moyen de démultiplier la vitesse de croissance, et le poids d'une entreprise. On n'est pas dans une logique de un plus un égalent deux, mais un plus un égalent au moins trois !
Comment avez-vous procédé pour impliquer cette cible plus large ? Nous avons réalisé un travail de ciblage sur nos fichiers, de façon à intégrer ces entreprises de taille plus modeste. Nous avons également collaboré avec Pôle Emploi et l'APEC pour identifier de futurs repreneurs, ou porteurs de projets, pour qu'ils viennent nous rencontrer sur le salon. Pôle Emploi a notamment mené une véritable campagne de communication auprès de 400 personnes qui ont affiché la volonté d'entreprendre, en créant ou reprenant. Cela illustre le fait que ce qui compte avant tout pour reprendre une entreprise, c'est l'envie. Pour le reste, on trouve toujours des solutions ! Outre ces aspects de ciblage, est-ce que le contenu de la manifestation a lui aussi évolué ? Concernant l'organisation, la principale nouveauté provient de la participation de TransmiPro, qui crée une synergie entre la CCI et les professions qui sont au cœur de la transmission, tout en conservant la confidentialité des échanges. C'est une façon de proposer au cédant et au repreneur, une palette d'expertise plus large que ce que peuvent proposer de façon isolée l'avocat, le notaire, l'expert-comptable, le banquier, ou la CCI. C'est un maillage du territoire et des compétences. Comment se porte le marché de la transmission dans le contexte actuel ? On sait qu'au niveau national, il y a quelque 500 000 entreprises qui sont concernées par la transmission d'ici à dix ans, dont 20 000 pour notre seule région. C'est un fait. En face, nous avons de façon quasi permanente un portefeuille d'une trentaine de repreneurs potentiels. Tous n'ont pas forcément le profil en parfaite adéquation avec les entreprises identifiées, mais tout n'est qu'une question de temps. De façon générale, les repreneurs sont plus faciles à identifier que les cédants, qui demeurent cachés ! Est-ce que la crise a créé de nouveaux comportements ? Il y a en effet un type de cédants, souvent des quinquagénaires, qui après avoir travaillé vingt ans, connu deux crises, se retrouve un peu juste en trésorerie, parfois un peu faible commercialement, et n'a plus l'envie de rebondir. Nous les voyons arriver parce qu'ils en ont marre et préfèrent céder leur entreprise. Deux cas de figure apparaissent alors : D'une part ceux qui veulent réellement arrêter, parce qu'ils ne comprennent plus leur marché, se sentent fatigués par le management et n'ont plus envie. Ce ne sont pour autant pas des entreprises qui sont au bord du dépôt de bilan. D'autre part, nous avons aussi des transmissions qui ne vont pas jusqu'à leur terme parce qu'au cours de l'accompagnement en vue de la cession, le dirigeant se trouve remotivé, avec de nouvelles voies de réflexion pour repartir. J'ai même l'exemple d'un entrepreneur qui non seulement n'a pas cédé, mais qui a au contraire racheté la clientèle de ses concurrents, s'est restructuré, et repart sur une phase de croissance ! Dans la même logique, on peut aussi imaginer des schémas qui comportent l'entrée, de façon minoritaire dans un premier temps, d'actionnaires qui ne veulent pas être salariés, mais simplement s'impliquer dans un nouveau challenge. Cela forme des binômes qui peuvent par la suite se découpler et aboutir sur une cession intégrale. Ce sont des schémas qui en outre, pérennisent la transmission. TransmiCCIbles Pratique : Le 18 Novembre 2010, sur le site du Pont du Gard - rive Gauche Inscription au préalable sur www.transmiccibles.nimes.cci.fr Entrée gratuite
Interview, Philippe Broche : "La CCI de Nîmes est aujourd'hui largement reconnue pour son expertise en matière de transmission"Elu en charge du relais de la CCI sur le territoire du Gard Rhodanien, Philippe Broche est également responsable du salon TransmiCCIbles. Un salon qui cristallise, le temps d'une journée, l'ensemble des dispositifs mis en œuvre par la CCI de Nîmes pour prendre à bras le corps les enjeux liés à la transmission. Gard Eco : Pourquoi consacrer tout une journée à la seule question de la transmission, alors que, sur d'autres territoires, elle n'est souvent abordée que comme un aspect annexe de la création d'entreprises ? Philippe Broche : Il y a une véritable problématique sur le territoire régional en général, et dans le Gard en particulier, puisque près de 50% des entreprises en activité vont être amenées à être cédées au cours des cinq prochaines années. Ces reprises peuvent se faire en interne, par les salariés notamment, ou bien par transmission familiale, mais il peut aussi ne pas y avoir de repreneur identifié à priori. C'est en réponse à cela qu'il nous est apparu nécessaire de tout mettre en œuvre pour faciliter la transmission, et éviter ainsi la perte de compétences et la casse sociale, avec tout ce que cela comporte comme conséquences pour l'économie locale. Où en est-on entre l'offre et la demande ? est-ce que la conjoncture a fait évoluer les choses ? L'offre est assez importante parmi les entreprises à céder, et compte tenu de la crise, on assiste depuis quelques mois à un léger repli du nombre de repreneurs. Avant le début de la crise, nous avions une demande assez importante de cadres d'assez haut niveau, animés par la volonté de changer de carrière, et disposant du pécule financier pour le faire. Aujourd'hui, la conjoncture modifie un peu le paysage, avec certaines entreprises qui, par manque de trésorerie par exemple, pourraient être cédées. Outre " TransmiCCIbles ", la CCI est également à l'origine de " TransmiPro ". Qu'est-ce au juste ? La logique est de pouvoir disposer au sein d'une même structure, de l'ensemble des compétences et des acteurs qui interviennent sur la transmission d'entreprise. Cela permet de créer un réseau d'information performant, au sein de la CCI. Les professionnels impliqués, avocats, experts-comptables, notaires et banquiers, se réunissent régulièrement sous l'égide de Transmipro pour animer ce réseau et faire évoluer la réflexion sur les besoins et les demandes des entreprises. La présence de Transmipro est notamment un atout pour l'organisation de cette nouvelle édition de TransmiCCIbles, outre l'expérience dont nous bénéficions depuis le lancement de cette manifestation. La CCI de Nîmes est aujourd'hui largement reconnue pour son expertise en matière de transmission, car nous avons réussi à mettre autour d'une même table tous les acteurs, en leur faisant comprendre qu'il n'était pas question de concurrence, mais bien de synergies. Puisque vous êtes, aux côtés d'Eric Giraudier, candidat pour un nouveau mandat au sein de l'assemblée consulaire, que peut-on attendre pour un projet comme TransmiCCIbles pour l'avenir ? Cette volonté de mutualiser les compétences et les énergies est bien le reflet de la stratégie de la CCI, que nous comptons bien poursuivre pour les cinq prochaines années. Programme9h00 - 9h45 : 2 ateliers techniques simultanés 10h00 - 12H00 : "La Transmission / Reprise : Repères et bonnes pratiques" animée par TransmiPro 14h30 - 15h15 : 3 ateliers techniques simultanés 16h00 - 16h45 : 3 ateliers techniques simultanés |






A moins de quatre semaines du jeudi 18 novembre, Yvon Lespoix est sous pression. Tous les stands sont pourtant réservés depuis longtemps, tous les partenaires ont confirmé leur participation, mais pour le responsable de la mission " Transmission-Reprise " au sein de la CCI de Nîmes, l'objectif est de faire au moins aussi bien que lors de la précédente édition. Car grâce à TransmiCCIbles, la Chambre de commerce de Nîmes s'est imposée comme l'acteur de référence sur ces questions, au niveau régional. Dans le sillage de ce salon unique dédié à la transmission, elle a notamment créé TransmiPro, une cellule qui regroupe avocats, notaires, experts-comptables et organismes financiers pour partager leur vision et leur expertise sur ce thème. Si bien que le projet pourrait bien faire des émules, et qu'il se murmure que la CCI de Montpellier pourrait à son tour lancer sa propre cellule TransmiPro. Yvon Lespoix nous dévoile tout ce qu'il faut savoir sur cette troisième édition de TransmiCCIbles :