Nos abonnements

 

Dopez votre

 

Business

 

 

 

 

LE PACK PRO

Pour 199 € TTC par an, recevez : 

 

abonnement_magLe magazine

Gard eco le journal économique du Gard, chez vous chaque semaine.

"la référence de l’information économique du Gard."

 

 

abonnement_pdfGard Eco PDF

Téléchargez avant tout le monde la version PDF du magazine 3 jours avant sa date de sortie.

"Prenez une longueur d’avance !"

 

 

abonnement_balAnnonces légales

Tous les jours les annonces légales du Gard et accédez aux archives en illimité.

"Identifiez vos nouveaux clients et détectez vos nouveaux concurrents avant tout le monde."

 

 

abonnement_mpMarchés publics

Tous les jours les marchés publics du Gard et accédez à leur contenu en intégralité.

"Du chiffre d’affaires à portée de clic !"

 

 

abonnement_formationFormation

Un appui à l’élaboration d’un dossier de candidature aux marchés publics.

"Une expertise qui fait la différence !"

 

 

 

 

LE CLASSIQUE

Pour 46 € TTC par an, recevez :

Gard Eco, le magazine dès la semaine prochaine, à votre adresse postale.

 

 

Bannière
Tourisme, économie : Aigues-Mortes part en croisade PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 09 Juillet 2012 10:13

Entre déclin des salins et grands projets touristiques, la ville vieille de sept siècles mise sur son patrimoine prestigieux et son terroir.

Il y a le sel, les remparts et l'histoire. La cité de Saint-Louis fait le compte de ses atouts touristiques. En ce début d'été, le flot de touristes est déjà massif dans les rues. Tout comme les projets touristiques et économiques.
La ville, «seulement» 8 500 habitants, se verrait bien rayonner au-delà de la Camargue. Ses remparts et ses tours, qui forment son identité, ont été restaurés pour deux millions d'euros par le centre des monuments nationaux, qui gère les lieux. 12-07-09-clochet

Une des nombreuses étapes nécessaires sur le chemin de
l'Unesco. Aigues-Mortes voudrait en effet décrocher le label. "Je le prévois dans dix ans, estime le maire Cédric Bonato. Je connais les Unesco-sceptiques. Mais la Ville le mérite. Le classement est possible. Il n'y a pas deux tours de Constance dans le monde (photo de Une)", s'exclame-t-il.
Les croisades, la culture camarguaise, l'industrie du sel... Aigues-Mortes ne manque pas de raisons pour candidater à une distinction universelle. Autre originalité, 1700 personnes résident encore à l'intérieur des remparts.
12-07-09-fortLa cité médiévale joue déjà dans la cour des grands, accueillant entre 1,3 et 1,5 millions de visiteurs par an. Autant que le Pont du Gard, qui est à l'Unesco et classé grand site de France. Un autre label en passe lui d'être obtenu bientôt avec les marais de la tour Carbonnière et l'Espiguette au Grau-du-Roi. L'opération est portée par le syndicat mixte de la Camargue gardoise. Le dossier vient d'être déposé et les travaux sur les remparts sud et est devraient démarrer en fin d'année.
En attendant, un autre chantier beaucoup plus périlleux est en cours : le sort des 200 salariés des salins du Midi (voir plus bas). Y-aura-t-il toujours une production de sel dans la commune ? "Je ne suis pas devin", se contente de répondre le maire, qui ne s'attarde pas sur le sujet. La seule note de pessimisme pour l'élu qui croit dur comme fer à la reconversion touristique de l'industrie du sel. Pourtant, certains se demandent quel investisseur serait prêt à porter le centre d'halothérapie, cher au président du Conseil général du Gard Damien Alary.Les remparts d'Aigues-Mortes sont gérés par le centre des monuments nationaux, en charge de la rénovation et de l'animation avec cette année, une exposition photos signée Renate Buser, "Transparences et faux-semblants", déployée sur les murs et les tours.
Le ciel n'est pas totalement couvert. Après Little Marcel qui s'est installé l'an dernier, c'est Listel qui arrive aux pieds des remparts. Le producteur de rosé va rapatrier de Sète son siège et son usine pour tout regrouper au domaine de Jarras. Cédric Bonato vient de signer le permis de construire pour l'usine d'embouteillage. Un investissement estimé entre 15 M€ et 20 M€ (nous n'avons pu joindre la direction de Listel, ndlr) et 150 emplois promis, 80 permanents et 70 saisonniers.

 

Un club de mécènesDans sa quête de labels, le maire d'Aigues-Mortes, Cédric Bonato, a décidé de s'entourer de chefs d'entreprise avec un club de mécènes. En font partie le PDG des Salins du Midi, Pierre Lévi et Paul Vranken, des champagnes Pommery, propriétaire de Listel. "Ces personnes seront associées pour valoriser le patrimoine", explique Cédric Bonato qui appelle d'autres entreprises à rejoindre le club.

 

L'avenir en pointillé des Salins

Il n'y a plus d'accord d'entreprise aux Salins du Midi. La direction les a en effet dénoncés. Du coup, c'est le droit du travail stricto sensu qui s'applique pour les 200 salariés de l'usine. Un épisode de plus dans le bras de fer social qui secoue le site d'Aigues-Mortes.
Vendredi dernier, une grève avait lieu avec un rassemblement. Les salariés dénoncent la panne des négociations qui entraîne une baisse de la production de sel. "Le risque à plus ou moins long terme est l'arrêt de la production à Aigues-Mortes", selon Freddy Bauducco, leader de la CGT dans le Gard. Le PDG Pierre Lévi a, lui, dénoncé chez nos confrères de Midi Libre une "judiciarisation du dialogue social". Plusieurs employés ont en effet saisi les Prud'hommes concernant des arriérés de salaires.12-07-09-salin
Le groupe, quatrième en Europe, serait dans une logique de spécialisation, à en croire Katie Guyot, candidate PS aux législatives de juin dernier. Les productions de sel alimentaire ou de déneigement seraient réservées à d'autres sites en France et à l'étranger. Aigues-Mortes serait conservé pour la fleur de sel et comme vitrine avec un musée employant en saison 25 personnes. "Nous ne pouvons pas nous payer le luxe de perdre 200 emplois industriels", explique Katie Guyot. Quand au centre d'halothérapie, elle le juge "aléatoire".
Autre incertitude, la mise en vente de l'entreprise au printemps dernier par les deux fonds d'investissement français Abénex et Chequers, arrivés en 2004. Une logique purement financière, dénoncent les salariés.