Soreplast : Le temps des menaces PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 19 Avril 2010 09:48
10-04-20-SoreplastDans un communiqué de presse rédigé en fin de semaine dernière, les salariés et associés de Soreplast faisaient part de leur mécontentement et de leurs inquiétudes quand à leur avenir. Rappelons que la société située aux Salles du Gardon, placée en redressement judiciaire avait été reprise par les salariés sous forme de Scop en octobre 2009, avant d'être à nouveau liquidée début 2010, dans l'incapacité de faire face aux lourds besoins de trésorerie. Outre la perte de leur emploi, les ex-salariés, actionnaires de quelques mois, ont eu la désagréable surprise de se voir réclamée la somme de 15 000 € chacun, correspondant à la partie du capital qu'ils devaient apporter sous forme de prélèvements mensuels. A cela s'ajoute un risque toujours mal évalué du traitement des quelque 120 000 tonnes de déchets qui polluent la zone, et dont la seule incinération est estimée à 120 € la tonne. La solution semblait pourtant avoir été trouvée lors d'une réunion en Préfecture de Nîmes le 19 janvier dernier, au cours de laquelle la Région s'était engagée à verser les 15 000  € par personne au liquidateur. Sauf qu'à ce jour, rien n'a vraiment changé.
"Nous en avons plus qu'assez d'être pris pour des pions (et des pigeons...), nous demandons à toutes les personnes présentes à cette réunion de respecter leurs engagements, à commencer par le versement des 15.000 euros de capital par la Région", écrivent les représentants des ex-salariés. Ils exigent en outre "un engagement écrit de tous les organismes de l'Etat et des différentes collectivités que les salariés/associés de Soreplast ne seront pas inquiétés dans les risques environnementaux de l'ensemble des sites où sont entreposés des ballots ou des déchets en vrac de PLF Industries Sud (Soreplast)". Des exigences "pour retrouver notre dignité perdue dans cette affaire", expliquent les ex-salariés, qui promettent en conclusion "nous retrouverons nous-même notre dignité par les méthodes que nous choisirons", si les parties à la réunion du 19 janvier dernier venaient à ne pas tenir leurs engagements.