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Salon TAF : Tous les acteurs mobilisés pour l'emploi PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 28 Mars 2011 08:00

Pour la 4ème année consécutive, la Région organisait son salon TAF (Travail, Avenir, Formation) dans chacun des cinq départements. Cette manifestation, créée en 2008, qui permet aux personnes en recherche d'emploi ou de parcours de formation, quel que soit leur niveau ou leur statut, d'accéder en un même lieu à de multiples offres d'emploi et à toutes les informations concernant les formations. L'édition 2011, qui a fait étape dans le Gard le 23 et 24 mars derniers, misait sur l'alternance à travers les organismes de formation et les entreprises qui ont adopté ce dispositif et qui proposent des offres concrètes d'emplois ou de stages. Le salon TAF du Gard, co-organisé par le Conseil Général, Pôle Emploi et la Mission Locale Jeunes, accueillait, cette année 170 entreprises représentant notamment les filières du commerce, de la grande distribution, de la banque, de l'hôtellerie-restauration, des transports et de l'industrie, ainsi que 70 organismes de formation. Près de 4500 offres d'emploi étaient proposées au public au cours de ces deux journées.

Parmi ces offres, une forte majorité concernaient des emplois saisonniers. Pour Olivier Vandewiele, de la direction territoriale Gard-Lozère de pôle emploi, cette prédominance de l'emploi saisonnier n'est pas une surprise : "Cela tient à la structure économique du Gard, où l'on a un fort volume d'offres agricoles sur l'arboriculture notamment. Sur le salon, cela représente près de 3000 offres de poste entre l'agriculture, et l'industrie agroalimentaire qui y est directement liée ". Pour ses deux usines de Nîmes et Tarascon, Conserves de France représentait à elle seule 700 offres d'emplois en vue de la saison estivale. Pas question pour autant de faire passer des entretiens de recrutement sur place, car l'objectif était avant tout de renseigner le public, et de distribuer des dossiers de candidature, qui seront traités par la suite.

Selon Olivier Vandewiele, le travail saisonnier constitue également un premier marchepied pour des postes plus stables. "Qui veut travailler dans le Gard passera de façon presque obligatoire par l'emploi saisonnier", précise t'il. Car la plupart des entreprises commencent par recruter en CDD avant d'envisager un CDI.

Quant aux offres non saisonnières, c'est du côté des services qu'il faut surtout regarder, avec le développement des zones commerciales autour de Nîmes, qui représentent un vivier d'emploi non négligeable, pour des postes qui ne concernent pas uniquement la vente. Ainsi, la multiplication des services "drive" de grandes surfaces, qui permettent de passer commande sur Internet, puis de récupérer ses courses sans quitter le volant de son véhicule, a permis de créer de nouveaux emplois liés à la logistique. Un secteur qui devrait continuer à bien se porter, compte tenu d'un accroissement démographique qui génère d'une part de nouveaux besoins, mais d'autre part, de nouveaux demandeurs d'emplois.

 

11-03-29-lettreParmi les entreprises présentes sur le salon TAF, la société Rexel, grossiste en matériel électrique, avait fait le déplacement avec pas moins de cinq offres d'emplois à pourvoir. Des postes de vendeurs et de commerciaux, pour lesquels il n'est pas si facile de trouver preneur, à cause de la nécessaire double compétence en vente, et en électricité. D'autant que dans ce secteur en constante évolution, Rexel privilégie des candidats de niveau Bac+2 minimum, susceptibles  de s'adapter aux changements. Pour les responsables des ressources humaines de la société, la participation au TAF est un bon moyen de voir défiler face à eux, en deux jours seulement, un grand nombre de candidats potentiels. Un premier contact suivi dès les jours suivants par des convocations pour des entretiens plus approfondis. L'occasion sans doute pour certains candidats de décrocher ce fameux premier contrat, si difficile à obtenir au sortir des études.

Formation continue : L'éducation nationale, premier acteur de la formation continue

Outre les offres d'emplois, le TAF est également un lieu de rencontre autour de la formation professionnelle. Un domaine auquel s'intéressent de plus en plus d'entreprises qui tentent de mettre en place une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC), dans un environnement qui demande des adaptations constantes. Des attentes auxquelles l'éducation nationale, que l'on connaît surtout dans le domaine de la formation initiale, peut répondre. Elle en a même été l'un des précurseurs, comme nous l'explique Jean-Marie Braun, conseiller en formation continue au Greta de Nîmes :

Gard Eco : Qu'est-ce que le Greta ?

Jean-Marie Braun : Greta signifie "Groupement d'établissements". En 1976, lorsque la loi sur l'obligation de formation des salariés a été votée, le Ministre de l'éducation nationale a tenu à ce que les établissements de formation initiale ne soient pas oubliés. C'est ainsi que sont apparues ce que l'on appelait les promotions sociales, les cours du soir, les cours du samedi… Au fil du temps, tout cela s'est organisé, et jusqu'aux lois de décentralisation, c'est l'Etat qui a été porteur de ce projet de formation professionnelle. Depuis 1983, ce sont les collectivités locales, au premier rang desquelles les Régions, qui passent des appels d'offres pour mettre en place leur plan annuel de formation des demandeurs d'emplois. C'est le programme régional qualifiant.

Comment est déterminé le contenu de ce programme régional qualifiant ?

Le contenu de ce programme est élaboré en partenariat entre les services de la Région, les partenaires de l'emploi, mais également les organisations professionnelles, les syndicats. Cela nous permet de travailler sur les besoins de compétences des salariés, et des futurs salariés. Nous essayons de répondre au mieux aux besoins des métiers en tension notamment. C'est là où il y a une demande de personnel qualifié.

Quelle est votre positionnement vis-à-vis des autres acteurs de la formation continue ?

Le Greta demeure le premier organisme de formation de France, bien que nous soyons en concurrence avec des organismes privés, associatifs, ou même publics, comme l'Afpa. Notre force, c'est de nous appuyer sur les établissements locaux de l'éducation nationale, et sur leurs équipements.

A quel type de demande répondez-vous ?

La demande peut venir individuellement d'une entreprise qui a besoin de former ses salariés dans un domaine particulier. Mais nous répondons également à des appels d'offres. A cause de cette nouvelle dimension concurrentielle, nous sommes passés de 450 Greta en France, à 250 à ce jour. C'est le Recteur qui décide de la carte géographique des Greta sur une zone donnée. Nous sommes positionnés à la fois sur un marché local, régional et national. Nous travaillons par exemple sur de la maintenance éolienne, qui demande des compétences très spécifiques, avec des stagiaires qui viennent de Brest ou de Clermont-Ferrand.

Plate-forme jeunes créateurs : L'entrepreneuriat pour renouer avec l'emploi

11-03-29-createursLorsque les démarches de recherches d'emploi demeurent vaines, certains demandeurs finissent par opter pour la création d'entreprise, afin de devenir leur propre employeur. Pour les accompagner, la Mission Locale Jeunes de Nîmes Métropole a mis en place une Plate-forme des jeunes créateurs, afin d'accompagner ce public particulièrement sensible.

L'accompagnement débute par une phase dite "d'émergence", qui permet de passer de l'idée au projet, et de formaliser ce qui n'est souvent qu'une envie. Grâce à des entretiens individuels et à des ateliers de groupe, les jeunes de moins de 26 ans suivis par la MLJ font avancer leur projet, avant de décider s'il faut aller plus loin, ou se raviser.

Vient ensuite une phase de formation qui, durant quatre mois, va permettre aux apprentis entrepreneurs de bénéficier d'un jour d'enseignement par semaine, dans les locaux de la Mission Locale, et de passer hebdomadairement une autre journée au sein d'une entreprise partenaire, tuteur du porteur de projet. Grâce à ce rythme, les candidats peuvent prendre le temps de laisser mûrir leur projet, tout en conciliant ce travail de fond avec un emploi de subsistance.

Et même si tous ne vont pas jusqu'à l'étape ultime de la création d'entreprise, la Plate-forme des jeunes créateurs demeure un support méthodologique, ainsi qu'un moteur de motivation pour reprendre avec plus d'entrain et d'efficacité une phase de recherche d'emploi.

FACE Gard : Dix jeunes diplômés dans un bus pour l'emploi

Mercredi 30 mars, 10 jeunes diplômés bac + 2 issus des territoires en difficulté d'Alès et du Piémont Cévenol, soutenus par 13 entreprises locales (Manpower, Csoukha, Adecco, McDonald's, Super U, Société Marseillaise de Crédit, La Poste, Anthalpia, IneoCom, PCSB, Pharmacie Praden, Startpeople, Sudhorizon),  4 partenaires (CCI d'Alès, la MLI d'Alès, la Maison de l'emploi du Grand Alès et Pôle Emploi) , et accompagnés par le club d'entreprises FACE Gard, se déplaceront en bus autour d'Alès pour aller à la rencontre des professionnels du tissu économique local, dans une logique de recherche active d'informations, de conseils et de contacts pouvant les aider dans leur recherche d'emploi. Cette initiative doit permettre à des jeunes très motivés, qualifiés et compétents de venir à la rencontre de leurs futurs employeurs, et d'identifier les opportunités d'emploi sur le territoire.

Les candidats se présenteront par deux, exposeront rapidement leur projet en espérant pouvoir échanger avec les chefs d'entreprises. "Cela ne prendra que 15 minutes maximum pour un dirigeant, mais constituera pour ces jeunes très volontaires l'opportunité particulièrement importante d'avoir la vision et les conseils d'un professionnel sur le marché de l'emploi local", explique Pierre-Olivier Navarro, responsable de ce projet pour le club d'entreprises FACE Gard.

Pour participer à cette opération, et accueillir des candidats en recherche d'emploi, vous pouvez prendre contact avec Pierre Olivier Navarro : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Avec le Réseau des Métiers, le Conseil général s'engage pour l'emploi

Avec un taux de 12,9 %, le Gard se situe dans les cinq premiers départements métropolitains touchés par le chômage. Dans ce  contexte difficile,  le Conseil Général du Gard consacre cette année plus de 167 M€ à des dispositifs insertion, d'emploi et de développement économique, au premier rang desquels le dispositif du Réseau des Métiers des Pays Gardois. L'objectif du Réseau des Métiers est de favoriser la  recherche d'emploi, la création d'activités, et la formation professionnelle. Pour 2011, près de 90 rendez-vous emplois sont programmés, autour de cinq axes : trouver un emploi, construire son projet professionnel, choisir une formation, créer son entreprise et changer de vie professionnelle.