| Remise du Rapport Constantin |
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| Lundi, 29 Juin 2009 00:00 |
Quelle stratégie pour une région à énergie positive ?
Soutien à l'activité et au financement des entreprises A l'instar du travail réalisé par la Fédération régionale des travaux publics (voir encadré), le même type d'action d'identification des projets "accélérables" est préconisé par la commission, afin de soutenir les secteurs du bâtiment, des réseaux, des énergies… Au delà de l'indentification des opportunités de marché, c'est une réflexion plus globale sur la fluidité de l'accès aux marchés publics qui doit être envisagée, en encourageant notamment la formation de groupements d'entreprises, et en mettant en place un outil de médiation régionale, pour éviter le recours au tribunal en cas de litige engageant le public contre le privé. Au chapitre du financement, la commission explore plusieurs pistes : un recours plus systématique au versement de 30% d'avance sur les marchés publics, la mise en place d'une ligne de garantie spécifique du Fonds régional de Garantie, pour sécuriser la relation client-fournisseur, notamment à l'export, ainsi qu'une renforcement des moyens de SORIDEC (structure régionale de capital risque) et de CREALIA (voir encadré). Envisagées pour un lancement immédiat, ces mesures mobiliseraient un budget de 15 M€ annuels.
Renforcement des filières et des stratégies régionales Depuis décembre 2005, la Région a implusé une démarche d'incitation des entreprises à se regrouper en filières stratégiques, dont la première est celle des industries Agroalimentaires (ARIA). En 2009, elle a poursuivi cette politique en renouvelant le contrat de filière des Industries Agroalimentaires et en ouvrant ce même type de contrat pour des filières de l'Eau, des TIC, des équipements Dans la même logique, les Pôles de compétitivité illustrent une autre voie de rassemblement des entreprises sur des bases de développement plus affirmé par la recherche et l'innovation. Ces clusters technologiques favorisés par un maillage urbain important, un tissu universitaire fort, de grands laboratoires de recherche publics et privés voire des leaders industriels pourraient également bénéficier d'un accompagnement régional. A un troisième niveau, il a été identifié une demande de TPE (artisans) qui souhaitent se grouper pour faire face aux défis proposés par les marchés à dimension écologique. En réponse à cette spécificité, la Commission propose pour une quinzaine de villes de la région, un grand projet d'éco-cités ou d'éco-quartiers, afin d'encourager ce processus d'éco-artisanat qui est une des réponses à la qualification et à la consolidation des TPE. Une démarche qui pourrait concerner 25 000 artisans du bâtiment et déboucher sur la création de 60 000 emplois qualifiés sur les vingt prochaines années. Cet objectif ambitieux ferait de notre région le premier territoire éco-artisanal de France. A condition de faire le distinguo entre "filières de professionnalisation" et "clusters d'innovation" (une même entreprise pouvant être rattachée aux deux), la Commission Constantin s'est donc prononcée pour la poursuite de ces stratégies collectives, en insistant particulièrement sur deux aspects opérationnels : le respect des engagements contractuels concernant les règles de paiement et d'engagement des dépenses, et l'investissement pour que l'accueil des entreprises soit facilité sur les Parcs régionaux d'activités économiques (PRAE). 18 M€ pourraient ainsi être alloués à ces stratégies collectives. Création d'un pôle de management international Sud de France Business School. A l'échelle régionale, l'offre de formation et la recherche universitaires en gestion sont émiettées. Outre le Groupe Sup de Co de Montpellier, Business School agréée au registre des grandes écoles, le Languedoc-Roussillon dispose de nombreux instituts de formation et de recherche en management : Comptant parmi ses membres la plupart des directeurs de ces établissements, la Commission a conclu que "il n'est pas utile dans l'immédiat de s'enliser dans d'interminables négociations tendant à fusionner toutes ces institutions et organismes qui oeuvrent en ce domaine", tout en reconnaissant que la mise en place de passerelles serait un atout pour l'image régionale. En revanche elle qualifie de "souhaitable" le regroupement des équipes de recherche en management "pour des raisons à la fois d'économie d'échelle et de lisibilité internationale". Alliant le fond et la forme, elle préconise le regroupement des chercheurs en management dans le cadre d'un laboratoire commun avec marque ombrelle "Sud de France" avec l'objectif d'atteindre une taille critique "à la hauteur des ambitions internationales de la région". La Commission propose ainsi à la Région de soutenir cette démarche en finançant la venue de professeurs de renommée mondiale susceptibles de participer à des programmes de recherche. Budget annoncé : 3 M€ Relance par l'investissement
C'est dans l'environnement naturel de l'Etang du Scamandre, à Gallician, que les représentants de la Fédération régionale des travaux publics du Languedoc Roussillon ont été reçus par le vice président du Conseil Général, Jean Denat. Elu du canton de Vauvert, celui-ci est chargé des infrastructures, et c'est à ce titre qu'il avait invité les entrepreneurs concernés, mais également Jean-Marc Roubaud, député-maire UMP de Villeneuve-lez-Avignon, chargé de mission pour vérifier la mise en œuvre du plan de relance gouvernemental. On a parlé chiffres, mais surtout mesures de soutien à des entrepreneurs frappés de plein fouet par la crise, et qui pour pallier la chute brutale des commandes privées (principalement des lotisseurs) se tournent vers les collectivités. Jean-Marc Roubaud a promis de transmettre la proposition des entrepreneurs des TP: attribuer 30 % des marchés à des PME lors des grands projets (ligne TGV, routes…). Jean Denat, lui, était déjà en mesure d'annoncer que le conseil général va désormais augmenter l'avance forfaitaire aux entreprises avec lesquelles il passe un marché, de 5 à 20 %.Au plus près du terrain : Ces associations qui (ré)amorcent l'économieSi à l'échelle nationale, l'Etat tente de mobiliser les banques, ou d'inciter Oseo à intervenir pour maintenir l'investissement entrepreneurial, à l'échelle locale, c'est le monde associatif qui prend le relais, en conjuguant soutien institutionnel et implication bénévole. Créalia : le levier pour l'innovation
Et le succès est au rendez-vous, à l'image des 200 participants réunis le 18 juin dernier, au planétarium de Montpellier, pour cette soirée organisée par la société gardoise (il fallait le souligner) Esprit Media. Gard Initiative : 115 prêts d'honneur en 2008
Après bientôt 10 ans d'activité, et un nombre de projets traités en croissance exponentielle, la plate-forme d'initiative locale se fixe désormais un nouveau défi : se donner les moyens d'accompagner également les projets de croissance des entreprises de 3 à 5 ans, ce qui n'est pas le cas à ce jour. Un constat d'ailleurs partagé par Créalia, qui s'associe à Gard Initiative pour mobiliser auprès de la Région et du fond européen JEREMIE les ressources nécessaires à cette ambition. |









Installée le 11 février 2009, la Commission Constantin avait pour mission de réaliser un travail d'analyse et d'écoute des intelligences et des énergies régionales, afin d'en identifier les enjeux pour le développement économique de la Région.
C'est dans l'environnement naturel de l'Etang du Scamandre, à Gallician, que les représentants de la Fédération régionale des travaux publics du Languedoc Roussillon ont été reçus par le vice président du Conseil Général, Jean Denat. Elu du canton de Vauvert, celui-ci est chargé des infrastructures, et c'est à ce titre qu'il avait invité les entrepreneurs concernés, mais également Jean-Marc Roubaud, député-maire UMP de Villeneuve-lez-Avignon, chargé de mission pour vérifier la mise en œuvre du plan de relance gouvernemental. On a parlé chiffres, mais surtout mesures de soutien à des entrepreneurs frappés de plein fouet par la crise, et qui pour pallier la chute brutale des commandes privées (principalement des lotisseurs) se tournent vers les collectivités. Jean-Marc Roubaud a promis de transmettre la proposition des entrepreneurs des TP: attribuer 30 % des marchés à des PME lors des grands projets (ligne TGV, routes…). Jean Denat, lui, était déjà en mesure d'annoncer que le conseil général va désormais augmenter l'avance forfaitaire aux entreprises avec lesquelles il passe un marché, de 5 à 20 %.
C'est le cas notamment de Créalia, spécialisée dans le financement des projets innovants, et qui organisait le 18 juin dernier la 7ème édition des "Trophées partenaires de l'innovation". Un rendez-vous désormais incontournable dans le paysage économique régional, permettant à des porteurs de projets soutenus par Créalia de remettre des trophées aux partenaires qui concourent au financement de la structure. Ce fonctionnement inhabituel, la norme voulant que ce sont les porteurs de projet qui soient généralement récompensés, est pourtant à l'image de ce fond, cité en exemple au niveau européen pour - justement - sa particularité de fonctionnement. Car ce qui différencie Créalia, c'est avant tout le fait que les avances remboursables, octroyées sans garantie, avec un plafond de 35 K€, soient accordées en nom propre au porteur de projet. Cela offre non seulement l'avantage de financer la phase ante-création, mais permet également, par effet de levier, de transformer un euro prêté par la structure, en 10 euros disponibles pour le projet, en conjuguant aides publiques et co-financements bancaires.
Il était également question d'effet de levier, lors de la dernière assemblée générale de Gard Initiative, qui présentait jeudi 26 son rapport d'activité de l'année 2008. Un rapport qui frôle le million d'euros injectés dans l'économie locale, sous la forme de prêts d'honneur, bénéficiant à 94 projets, et qui ont permis de mobiliser près de 6 M€ de prêts bancaires. Au total, le Président de Gard Initiative, Jean-Pierre de Faria, estime à 189 le nombre d'emplois créés ou maintenus grâce à ce dispositif.