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Compte rendu du dîner-débat organisé le 28 janvier 2010 à Alès par le Cabinet Jean-Jacques Teissedre
Eric Bengel - Rédacteur en Chef du magazine Gestion de Fortune : En 2009, les obligations émises par les entreprises privées se sont révélées être des placements très judicieux. Comment expliquer que de tels taux aient été pratiqués et y a-t-il encore de telles émissions ?
Marc Beheray - Directeur des Partenariats chez Olympia Capital Management : En 2009, la stratégie gagnante consistait à acheter des obligations d'entreprises privées. Elles ont permis à leurs souscripteurs de bénéficier de rendements garantis de l'ordre de 6 à prés de 9 %, pour une durée souvent comprise entre deux et cinq ans. Cette opportunité sur les obligations corporates est née avec la faillite de Lehman Brothers. Les entreprises, fragilisées par la crise et prises au piège de la raréfaction du crédit bancaire, n'ont eu d'autres alternatives que de se refinancer par le biais des marchés obligataires. Compte tenu du niveau de stress et d'incertitude qui prévalait, elles ont été obligées de proposer des rendements très attractifs (autour de 8%) pour attirer les investisseurs. Dans les prochaines semaines, de nouvelles émissions vont encore alimenter le marché primaire mais elles se feront avec des rendements moins attractifs que ceux connus l'an dernier.
E. B. : Un contrat d'assurance vie moderne permet-t-il justement de profiter de telles opportunités d'investissement ?
M. B. : La qualité et la richesse d'un contrat d'assurance vie se mesurent à la réactivité du promoteur et aux supports ajoutés en fonction des opportunités de marché. Permettre à des particuliers d'accéder aux obligations privées dans le cadre d'un contrat d'assurance-vie était effectivement très novateur. Surtout si cette possibilité était offerte dès la fin 2008, comme pour les contrats les plus réactifs. Jusqu'à présent, ce type d'investissement était réservé aux institutionnels ou accessible aux particuliers via les compte-titres bancaires mais avec une fiscalité moins attractive. Autre évolution, nous avons ajouté des fonds flexibles pilotés par des professionnels confirmés. C'était devenu indispensable !
E. B. : Les fonds flexibles et réactifs ne sont-ils pas ceux qui correspondent le mieux aux attentes des épargnants ?
M. B. : La dernière décennie a été caractérisée par d'importantes fluctuations boursières, à la hausse comme à la baisse. Les fonds profilés traditionnels (prudents, équilibrés, offensifs) ont montré leurs limites dans ces configurations de marchés difficiles et les fonds flexibles réactifs ont pris leur essor. Ces derniers cherchent, de façon opportune, à accompagner les hausses des marchés d'actions et limitant, autant que possible, les baisses. Selon ses anticipations de marché, son scénario microéconomique et ses convictions, le gérant a toute latitude pour faire varier l'exposition actions de son fonds (dans la plupart des cas de 0 à 100 %). Cette souplesse a payé. Sur deux ans (2008 et 2009), les performances cumulés sont plus qu'honorables : + 17,5% pour Carmignac Patrimoine, +15,1% pour Aliénor Optimal et + 7,6% pour Dorval Convictions. Sur la même période, l'indice CAC 40 baisse de 30%. Le flexible n'est plus l'apanage de quelques " pionniers " mais bien une solution de gestion patrimoniale désormais reconnue et apprécie des épargnants.
E. B. : À l'heure où le législateur cherche à rogner certains avantages fiscaux, l'assurance vie et le PEA demeurent-ils des placements à privilégier ?
M. B. : Si l'assurance vie a conforté en 2009 sa place de placement favori des Français, c'est qu'il y a de bonnes raisons ! Elle allie souplesse, disponibilité des capitaux, multiples choix des supports d'investissements (actions, obligations, immobilier, actif en euros), fiscalité attractive et sorties variées (retrait partiel, programmés, capital, rente). La loi TEPA d'août 2007 n'a pas remis en cause ses avantages fiscaux. L'attrait demeure intact pour la transmission à ses enfants, ses petits-enfants, pour gratifier un non héritier ou un partenaire pacsé. En diversification, elle peut être couplée à un contrat de capitalisation ou un PEA. Il existe d'ailleurs une version PEA du contrat de capitalisation : le PEA assurance. Celui-ci offre une meilleure disponibilité des capitaux grâce au système des avances. Multi-supports et multi-gestionnaires, il apporte un plus large choix de supports d'investissement qu'un PEA bancaire classique. Autre atout remarquable : l'ISF, où seules les sommes nominales versées sont à déclarer. Les gains étant exonérés de cet impôt. Un avantage non négligeable sur la durée trentenaire d'un contrat de capitalisation.
E. B. : Dans le cadre d'un Plan d'Epargne en Actions, un PEA Assurance par exemple, comment parvenir à sécuriser les capitaux ?
Louis Bert - Gérant de Fonds actions chez Dorval Finance : Le PEA est une enveloppe dynamique puisque composée exclusivement de supports actions. Jusqu'à présent, l'investisseur avait peu de solutions pour éviter de subir les aléas des marchés financiers. Il nous a paru judicieux de créer un fonds flexible éligible au PEA, ainsi est né DORVAL CONVICTIONS PEA. Ce fonds innove en proposant un pilotage, un contrôle de l'exposition actions et une maîtrise de la volatilité. Sa gestion est active et flexible : l'allocation actions peut varier de 0 à 100%. Le fonds investit sur les marchés actions de la Communauté Européenne en direct. La poche monétaire est investie via des OPCVM monétaires PEA. En 2009, le fonds a réalisé une performance de 15,3% avec une volatilité limitée à 9,5%. Cette performance est due à une politique d'investissement prudente au 1er trimestre. Pendant cette période, le d'exposition actions était inférieur à 10%. Nous l'avons ensuite progressivement remonté jusqu'à 75% en fin d'année.
(A suivre dans nos prochaines éditions...) |