Bannière
Préparer la rentrée : Comment choisir son agence de communication PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 30 Août 2010 08:00

Si beaucoup d'entreprises hésitent encore à faire appel à un prestataire externe pour gérer, ou appuyer leur stratégie de communication, c'est aussi par peur de ne pas choisir la bonne agence, ou le bon interlocuteur. Dans un milieu accablé de clichés, et où fleurissent les nouveaux entrants, il n'est souvent pas simple de séparer le bon grain de l'ivraie. Bien entendu, l'ancienneté, les références, ou le bouche à oreille, demeurent des valeurs sûres. Mais elles ne sont pas les seules. Il faudra notamment prendre en compte les spécificités propres à telle ou telle activité, qui feront qu'une agence reconnue pour son savoir-faire dans un domaine, puisse aussi cerner vos besoins propres. Le temps et l'attention portés par votre interlocuteur seront à ce sujet de précieux indicateurs quand aux méthodes de travail. Dans un domaine où l'écoute demeure la meilleure façon de s'entendre, prenez le temps du choix ! A noter également, l'existence d'un syndicat qui fédère désormais les professionnels de Perpignan à Menton, autour de valeurs et d'une éthique commune : l'UCC Med. Terra Luna, Binome et Quai de la Presse, citées dans nos colonnes en sont membres.   

 

Binome : Un message simple, la bonne cible et le bon support

Pour Arnaud Debauge - Directeur clientèle - et Lionel Janondy - Directeur de création - fondateurs en 2004 de l'agence Binome, cette rentrée 2010 sera celle d'un nouveau défi, avec en toile de fond, la nouvelle campagne de communication Carita. Un véritable évènement, car la marque de cosmétique de luxe n'avait pas communiqué depuis 5 ans, et mise sur l'agence nîmoise pour un retour médiatique gagnant.

Le dispositif média mis en place pour Carita est basé sur un partenariat avec le magazine Gala afin de dynamiser la visibilité de la marque sur 2 mois dès la rentrée de septembre grâce à une démultiplication de formats. La valorisation brute du dispositif est de 200 K€. Le travail stratégique réalisé par Binome était de porter un élément distinctif qui tranche résolument avec les discours concurrentiels. "L'action d'une agence de communication, explique Arnaud Debauge, sert à orienter le choix du client final, à véhiculer un message et à mettre en valeur l'image de marque de l'entreprise". Un constat que relaie Lionel Janondy, qui précise "Notre rôle consiste à aider nos clients à prendre conscience de leurs forces, et les aider à mettre en exergue les points forts de leurs produits. Il est toujours difficile d'être critique sur ses propres qualités et ses propres défauts. C'est pourquoi il est important de pouvoir avoir un regard extérieur. Ensuite, nous devons trouver le message qui soit le plus simple possible, adressé à la bonne cible, et sur le bon support".

Outre le regard extérieur, la communication est aussi une affaire de techniques professionnelles, qui répond à des codes très précis. "On sait par exemple qu'une affiche ne doit pas comporter plus d'une quinzaine de mots, sachant que l'œil ne va en capter que sept ou huit, détaille Arnaud Debauge. Ensuite, l'important est de sélectionner les supports qui vont permettre de toucher au mieux la cible, tout en gérant l'aspect financier du plan média."

Sans compter sur les nouveaux outils qui ont fait leur apparition dans l'éventail des médias disponibles, et les formes innovantes de marketing qui en découlent grâce aux réseaux communautaires tels que Facebook et autres Twitter. Arnaud Debauge, qui suit de près ces supports qu'il recommande à certains de ses clients en connait le potentiel : "L'année dernière, les entreprises qui ont le mieux géré leur profil Facebook ont dégagé 18% de chiffre d'affaires en plus… C'est aujourd'hui un média à part entière, qui s'est développé beaucoup plus vite que les autres. Et c'est encore gratuit pour les entreprises, il faut en profiter. C'est la version moderne du bouche à oreille".

Terra Luna : Trouver le bon angle de vue

Bien connue à Nîmes pour compter parmi ses clients la ville de Nîmes et l'Agglo, l'agence Terra Luna est également reconnue à l'échelle nationale notamment pour son savoir-faire dans des secteurs pointus tels que le textile, les mutuelles, encore la promotion des centres commerciaux. Pour olivier Jalaguier, directeur de l'agence, le point commun à ces interventions est sa volonté de "défendre le produit" : "Contrairement à ce que peut véhiculer l'inconscient collectif, une agence de communication ne sert pas à tricher ! On peut essayer de gommer les aspects négatifs, en essayer d'amplifier les aspects positifs, mais pas de tricher. Je considère notre métier comme celui d'un avocat. Tout produit mérite d'être défendu…"

10-08-31-terralunaPour lui, le rôle d'une agence de communication réside dans le regard neuf qu'elle apporte à son client, pour trouver le bon angle d'approche : "Une même question de communication peut être abordée de multiples façons, à condition d'avoir le bon angle de vue. Et il n'y a qu'un seul bon angle de vue. Notre métier n'est pas uniquement de produire des images. Il repose surtout sur les phases qui interviennent avant."

Agir en amont, et accompagner le client, quitte à le pousser dans ses retranchements. C'est le pacte "gagnant-gagnant" que défend Olivier Jalaguier : "Pour réussir une bonne campagne, il faut une bonne agence, mais aussi un bon client. Il faut qu'il y ait une affinité, une acceptation de travailler en commun, et du rôle de chacun. Notre métier repose sur le conseil, et on ne peut conseiller que lorsque l'on est libre de dire ce que l'on pense. Il faut avoir le courage de dire que le client se trompe, si le cas se présente. Mais les clients reconnaissent et apprécient ce franc-parler." 

JFB : Dans l'Arena de la communication

Qu'il s'agisse d'organiser un petit déjeuner d'information, ou de privatiser les arènes de Nîmes pour une soirée de gala, nombre d'entreprises sont friandes de ces opérations de communication qui permettent à la fois de toucher ses principaux partenaires, tout en marquant les esprits, et en impliquant les collaborateurs. Un mécanisme que Jean-François Boyer connaît bien, pour le mettre en œuvre avec le même enthousiasme qu'il s'agisse d'un réceptif lors de la Feria de Nîmes, ou d'un voyage à Shangaï pour l'exposition universelle. Pour lui, "c'est l'émotion qui est le maître mot en matière d'évènementiel. C'est une façon de se démarquer, et être différent de ce qui se fait dans l'ensemble des médias dits "classiques".

Son, lumière, vidéo, effets spéciaux, pyrotechnie, jets d'eau, acrobaties aériennes… rien ne sera laissé au hasard pour l'inauguration de l'Arena, la grande salle multifonction de Montpellier, le 3 septembre prochain. Objectif de la manifestation : la découverte et l'appropriation de cet équipement, pour les quelque 5000 personnes attendues pour l'évènement. Le 8 septembre, l'Arena accueillera le groupe Indochine, pour un concert qui se jouera à guichets fermés, devant 12 000 spectateurs. L'autre attrait de l'évènementiel, c'est qu'il permet également de miser sur des retours médiatiques. "Lors d'un lancement de nouveau véhicule, poursuit JFB, on peut le faire de façon classique, ou choisir de faire flotter la voiture sur quatre boudins, aux Quais de la Fontaine… et là, ça crée du retour médias". Mais si faire flotter une voiture demande un certain professionnalisme, ce n'est pas sur cet aspect visible du métier, et de l'organisation qu'il souhaite mettre l'accent : "La démarche en amont est primordiale. Il s'agit de réaliser un audit, et déterminer les enjeux, les objectifs, les cibles, l'historique, la culture de l'entreprise, prendre en compte le reste du plan de communication. Ce n'est qu'à partir de ces éléments que l'on pourra déterminer le bon support, et le bon format évènementiel".

Son conseil pour choisir le bon prestataire : tester ! "L'idéal, c'est de voir le prestataire à l'œuvre, sur un autre évènement. C'est ce que je fais moi-même lorsque je choisis les entreprises avec lesquelles je travaille. Comme pour l'organisation de l'inauguration de la salle Arena à Montpellier le 3 septembre prochain. Nous aurons 6 scènes, immergées dans le public. Entre les artistes et les techniciens, cela représente une centaine de personnes que j'ai choisies.”

 Bdd Communication : Communiquer pour l'intérêt général

10-08-31-bddIl n'y a pas que les entreprises qui font appel à des agences de communication. Les collectivités aussi ont parfois besoin de faire passer leurs messages. L'agence BDD Communication est spécialisée sur ce segment de marché très particulier. Sylvie Giraud-Mallier nous en dévoile les secrets… "Nous intervenons pour faire passer des messages d'intérêt général à la population. En ce moment, par exemple, nous travaillons à la sensibilisation quant aux risques inondation dans les zones concernées, en appui d'une équipe de techniciens qui doivent réaliser des diagnostics à domicile. C'est un sujet difficile car ces diagnostics peuvent déboucher sur la préconisation de travaux obligatoires, et les personnes concernées ont tendance à faire la politique de l'autruche. Mais c'est aussi l'opportunité de faire financer ces travaux puisque des aides publiques sont prévues. Dans ce type de communication, on ne vend pas, mais on informe. Pour autant, nous devons être accrocheurs, et faire preuve de qualité rédactionnelle et graphique, afin que notre message ne soit pas noyé."

Quai de la presse

Qu'on les présente comme les pires amis, ou les meilleurs ennemis des journalistes, les agences de relation-presse n'en demeurent pas moins une interface de premier choix entre les entreprises et les médias. Pour Cristèl Petit-Pical, fondatrice et directrice de l'agence Quai de la Presse, les relations presse doivent être prises comme un élément de la stratégie de communication.

"Le premier rôle des relations presse, explique t'elle, c'est de médiatiser une entreprise ou un produit. Il faut créer du lien entre une société et des journalistes, pour optimiser sa visibilité, sa crédibilité, et sa notoriété. En cela, les relations presse s'inscrivent dans la stratégie commerciale et marketing de l'entreprise".

Pas question pour elle de jouer la méfiance vis-à-vis des journalistes. Pour elle, au contraire, fournir la bonne information au bon moment demeure le meilleur moyen de maîtriser sa communication : "Il n'y a pas réellement de danger, dans la mesure où nous sommes là pour distiller de l'information. Ensuite, les journalistes la travaillent, et la complètent. On n'est pas obligés de communiquer sur tout, et en permanence. Par contre, les relations presse peuvent s'inscrire dans un plan de communication, à des moments précis, avec des objectifs propres. Cela permet de maîtriser les informations qui sont émises à ces moments clés".

10-08-31-quai-de-la-pressePour autant, l'exercice demeure technique, et chronophage, pour obtenir des résultats visibles. "Il y a des entreprises qui se débrouillent toutes seules pour gérer leurs relations presse, reconnait Cristèl Petit-Pical. Mais il faut considérer notre métier comme un véritable outil de communication. Nous consacrons du temps et de la disponibilité à nos missions, avec une approche stratégique réfléchie. C'est ce qui nous permet par exemple d'identifier différents angles d'attaque, pour ensuite déterminer finement les bons supports. Nous avons également les outils pour être en phase avec la presse nationale, et leur calendrier rédactionnel".

L'autre intérêt de ce type de communication réside dans sa plus grande accessibilité pour des budgets qui peuvent demeurer modérés et un investissement souvent très rentable. "A l'issue de nos bilans presse, nous pouvons mesurer directement les retombées, sur chaque cible. Il n'est pas rare que nos clients constatent directement, sur la fréquentation de leur site Internet par exemple, les retombées de nos actions. Et c'est accessible pour tout type d'entreprise, de l'artisan à la multinationale", conclut Cristèl Petit-Pical.