Permis de construire relatif à une partie d'ouvrage indivisible PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 20 Janvier 2009 00:00

Le préfet a accordé un permis autorisant la transformation d'un pylône électrique situé à côté d'une voie de circulation, alors que l'ensemble de la ligne à haute tension à laquelle il appartenait méconnaissait les règles de reculement prévues par le plan d'occupation des sols (POS). Toutefois, ce projet prévoyait également l'enfouissement de la ligne, ce qui avait pour effet de faire disparaître la contrariété existant avec le POS. Le juge de première instance a annulé le permis en estimant que la transformation du pylône litigieux méconnaissait le POS.

La Haute Assemblée, dans son arrêt CE 9 juillet 2008, " Ministère des Transports c/ Commune de Montigny-le-Bretonneux", n°284.831, 284.846 a sanctionné cette décision en considérant que lorsqu'une construction n'est pas conforme à un POS régulièrement approuvé, cela ne s'oppose pas à la délivrance ultérieure d'un permis, s'il s'agit de travaux qui doivent rendre l'immeuble plus conforme aux dispositions méconnues. En l'espèce, l'objet du permis est d'autoriser un aménagement sur le pylône en vue de faire disparaître la contrariété avec le POS.

 

La question de fond porte sur le point de savoir si l'on se trouve en présence ou non d'un " ouvrage indivisible ".

Si le permis de construire est relatif à une partie d'un ouvrage indivisible, il y a lieu d'apprécier la meilleure conformité aux dispositions réglementaires méconnues en tenant compte de l'ensemble de l'ouvrage. Ici, l'objet du permis est bien de rendre l'ensemble indivisible constitué par l'ouvrage électrique plus conforme au POS.

 

Conditions d'homologation d'une transaction

A la suite de l'explosion d'une station de broyage de résidus urbains, la société exploitante a, d'une part, résilié unilatéralement la convention la liant au maître d'ouvrage et, d'autre part, engagé un contentieux indemnitaire à l'encontre de ce dernier. Après plusieurs étapes de la procédure, les parties ont demandé, devant le juge de cassation, l'homologation d'un protocole transactionnel mettant un terme au litige.

Ces éléments de fait repose la question de savoir si une transaction peut être homologuée par le juge administratif.

Dans son arrêt CE 11 juillet 2008, n°287.354, Société Krupp Hazemag, le Conseil d'Etat a rendu une réponse positive dans la mesure où ladite convention ne méconnaît aucune règle d'ordre public et a pour objet de mettre fin au litige par des concessions réciproques. Au surplus, cette convention n'est pas constitutive d'une libéralité de la part de la personne publique, l'ancien exploitant s'étant engagé à maintenir environ 80 salariés sur le site entre 2006 et 2011.

Cette décision rappelle que la demande d'homologation de la transaction peut intervenir à tout moment de la procédure juridictionnelle, y compris devant le juge de cassation.