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Performance commerciale : à la pointe de l'innovation ! PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 14 Juin 2011 08:00

À la pointe de l'innovation ! Voilà comment résumer le palmarès de la Semaine nationale de la performance commerciale à Nîmes. Quatre entreprises gardoises ont été distinguées mercredi dernier, en marge de l'ouverture de la féria, par le réseau des directeurs commerciaux de France (DCF). Portraits de ces entreprises jeunes, qui ont trouvé le bon positionnement marketing grâce à des produits ou des prestations d'excellence.

"Nouvelle génération commerciale : en route vers la performance", tel était le thème de la septième édition de la Semaine nationale de la performance commerciale. Le palmarès (ci-contre), dévoilé par les DCF nîmois mercredi dernier, semble répondre au slogan.
Pourtant les quatre lauréats ont été choisis avec le plus d'objectivité possible avec l'aide d'entreprises partenaires. C'est un comité "restreint" qui s'est réuni en dernier lieu et s'est prononcé à partir des données actualisées sur ces entreprises.

Au final, les prix récompensent des entreprises encore en plein développement, mais qui ont déjà acquis un savoir-faire reconnu. Un résultat commercial qui s'accompagne d'une maîtrise technologique, comme le prouve le prix de la performance commerciale globale attribué au laboratoire Phytocontrol.

Fondée à Nîmes en 2006 par Mickaël Bresson, Phytocontrol se retrouve déjà leader dans son domaine en France, l'analyse des pesticides et des contaminants phytosanitaires dans la filière agroalimentaire. "Je suis très satisfait, surpris et très honoré", a déclaré ce dernier. Elle faisait partie de la pépinière de la CCI Innov'up, n'a pas manqué de rappeler lors de la soirée de remise des prix, Eric Giraudier, le président de la chambre consulaire (voir par ailleurs).

Parmi les clients du laboratoire aujourd'hui, des groupes prestigieux comme Coca-Cola, Bonduelle, L'Oréal ou Casino. Le laboratoire est aussi implanté au MIN de Rungis, où il travaille auprès des professionnels de la filière fruits et légumes. "Quelque soit la matrice, on est capable de repérer les contaminants", explique simplement Mickaël Bresson. Pour le jeune directeur, ce prix des DCF ne récompense pas seulement le service commercial (cinq salariés) mais le travail des 36 salariés qui a permis de faire reconnaître nationalement l'expertise du laboratoire.

Le développement international est maintenant le prochain objectif, même si la croissance se poursuit en France. L'entreprise vient d'ouvrir une quatrième agence à Metz, après Toulouse, Nantes et Rungis. À Nîmes, il va quitter le parc d'activité Georges-Besse pour de nouveaux locaux, normalement l'année prochaine.

Une autre société couvée par la CCI de Nîmes, XAP électronique, a reçu, elle, le prix de la meilleure performance commerciale pour son service client. La PME de huit salariés conçoit et fabrique des produits électroniques pour des voitures monotypes de course, à destination d'écuries européennes (Renault, Citroën sport, GP2, Lotus).

"Ce prix correspond à ce qu'on fait depuis plusieurs années dans le secteur de la compétition automobile, selon François Hardy, directeur et créateur de XAP. L'aspect service et rapidité sont très importants. Le commercial n'occupe qu'une personne à temps plein. Mais tout le monde, ingénieurs, techniciens, est en relation avec des clients. Ça récompense nous et ceux qui nous accompagnent, la CCI l'école des Mines d'Alès. On se sent bien aidé", ajoute-t-il.

Autre jeune pépite gardoise primée : l'éditeur de jeu en ligne Looki France, installé aux portes du Vigan, à Molières-Cavaillac. La société a été créée en 2009 par Arne Schroeter, Allemand qui a passé une partie de sa vie dans les Cévennes et qui est tellement tombé amoureux de la région qu'il n'a plus voulu la quitter. Les DCF lui ont remis le prix de la performance commerciale web business.
Un prix accueilli avec un grand sourire par Arne Schroeter. Le web et le marketing, le PDG connaît bien. "Sur le web, il y a une traçabilité. Si j'installe des affiches quatre fois trois pour 100 000 euros, je n'ai aucune idée de l'impact. Sur le web, on sait exactement le retour sur investissement. Le jeu vidéo est un marché très segmenté. Mais depuis deux ans, le chiffre d'affaire mondial est supérieur à celui du cinéma."

Looki a donc orienté son développement en surfant dessus. "Grâce au web, on connaît exactement le goût et les habitudes du joueur. On peut savoir aussi la probabilité qu'il aime d'autres jeux pour lui proposer." La société a ainsi mis en place une sorte de profilage de l'internaute. "Notre projet est de vendre l'outil à des entreprises classiques", explique Arne Schroeter qui rêve déjà au Pôle d'excellence rurale "Cévennes vallée numérique". Un incubateur autour des jeux vidéos, le premier en France. "Nous sommes en phase de pré-labellisation, la dernière ligne droite."

Dernier lauréat, la société Transysteme, distinguée pour sa performance commerciale à l'internationale. Et de nouveau une entreprise innovante qui a su maîtriser une technologie de pointe pour la vendre un peu partout dans le monde. Transysteme fabrique et commercialise depuis 1995 des prothèses, principalement pour les hanches et les genoux. Europe, Japon, Afrique du sud.

La société, qui compte 35 salariés, a su exploiter son savoir-faire à l'étranger :  près de 35% de son chiffre d'affaire se fait à l'export.
Transysteme est aussi présent en Martinique avec 30% de son chiffre d'affaire dans l'île. Un travail d'ouverture à l'internationale qui demande de la patience. "Les démarches et les formalités sont très longues pour obtenir l'équivalent des normes CE, environ 12 à 24 mois", raconte Séverine Brun, la directrice financière. Un rythme qui n'entrave nullement le développement de la société qui lorgne désormais sur la Malaisie, le Brésil et la Colombie.

 

En bref le palmarèsPerformance commerciale globale : les laboratoires Phytocontrol (Nîmes, parc Georges-Besse)
Performance web business : Looki (Molières-Cavaillac)
Performance service client : Xap Electronique (Nîmes)
Performance internationale : Transysteme (Nîmes Grézan)
Les lauréats nîmois se retrouveront pour la finale à Paris le 7 octobre prochain. Parrainée cette année par Charles Beigbeder, fondateur de Poweo. l'événement est organisé tous les deux ans par le réseau des directeurs commerciaux de France (DCF) qui rassemble depuis 1930 2500 personnes dans plus de 80 villes.
Partenaires nationaux : Ubifrance, Adista, la Caisse d’Epargne, la Poste
Les DCF pensent aux jeunesLe réseau des directeurs commerciaux de France (DCF) n'oublie pas non plus de préparer l'avenir. Cette année le concours national de la commercialisation a fêté ses 50 ans. Il s'adresse aux étudiants en marketing et en commerce, quelque soit le niveau (Bac +2/3 ou 4/5) ou la formation (BTS, école). L'objectif est de montrer les attraits du métier. Le concours a eu lieu le 31 mars avec deux épreuves, une à l'écrite de 4 heures et un oral. Il permet aux étudiants de se tester sur un cas réel d'entreprise, cette année la Caisse d'Epargne, partenaire avec le ministère de l'éducation nationale. Des milliers d'étudiants ont planché, dont une cinquantaine dans le Gard des lycées Albert-Camus Montaury et Saint-Vincent de Paul. L'une des candidates, Virginie Maurel du lycée Saint-Vincent de Paul, a eu les honneurs du jury nîmois. Sa copie a été envoyée à la direction régionale. Elle fera peut-être partie des finalistes à Paris le 7 octobre prochain.

Les entreprises gardoises attirent du monde

De gauche à droite : Franck Proust, Françoise Dumas, Jean-François Boyer, Eric Giraudier, Carole Roos de Butler (Présidente des DCF de Nîmes), Denis BouadUn quart d'heure montre en main ! La remise des prix des DCF n'a pas traîné. Il faut dire qu'en ce premier soir de féria, l'ambiance était plus aux retrouvailles amicales autour d'un verre qu'à une cérémonie avec de longs discours.

Pourtant l'entreprise et le monde économique étaient bien à l'honneur mercredi dernier pour l'inauguration de la bodéga de Jean-François Boyer dans la cour de la CCI. Le lieu a bien sûr été choisi pour mettre en valeur les décideurs de Nîmes et du Gard. "La féria a historiquement été développée par les chefs d'entreprises", a souligné Eric Giraudier, le président de la CCI, rappelant au passage non sans humour que "pour arriver ici, j'ai dû toréer aussi"...

"La soirée des entreprises gardoises", affichée un peu partout sur les écrans, semble avoir tenu ses promesses. Au moins pour l'affluence : 200 personnes présentes, sur invitation. Beaucoup de figures du monde médiatique et politique nîmois étaient notamment de la partie. Il fallait apparemment se montrer à cet événement un peu chic : traiteur Husser, Jean-Noël Mey aux platines en deuxième partie de soirée, ambiance élégante avec rideaux noirs et lumière alternant le blanc et le violet. Mais c'est la preuve de l'attractivité des entreprises.

Tous les politiques réunis sur scène

Côté spectacle, Jean-François Boyer a voulu une soirée festive et rythmée pour sa première à la CCI, après plusieurs années à l'Imperator. Les représentants du DCF et les lauréats n'ont pas eu le loisir de s’éterniser sur les remerciements. Pour l'esprit féria, de la musique flamenca au début et la manade de Jean-Marie Bilhau qui a fait venir dans la cour deux chevaux. Le tout sans vraiment troubler les conversations aux comptoirs.

La féria, c'est aussi le moment d'oublier les querelles et les divisions pour faire la fête, au moins le temps d'une soirée. Hommes et femmes politiques de tout bord étaient donc là aussi. Deux députés, une vice-présidente de la Région et un vice-président du Conseil général se sont même retrouvés sur le podium pour remettre les prix. Les convives ont d'ailleurs eu droit à un petit numéro Boyer-Giraudier (peut-être répété), chacun appelant à tour de rôle un élu.

"Je suis très politique", a admis Jean-François Boyer, qui a d'abord fait monter et applaudir Franck Proust, premier adjoint (UMP) au maire de Nîmes et tout nouveau député européen. Il était en effet derrière Dominique Baudis, nommé Défenseur des droits la semaine dernière, sur la liste aux élections. Pour ne pas être en reste, Eric Giraudier a alors invité Françoise Dumas, vice-présidente (PS) de la Région déléguée à l'économie, à les rejoindre, au nom de la parité. Parité bientôt envolée avec la venue du député de Nîmes Yvan Lachaud (Nouveau Centre) et de Denis Bouad, vice-président (PS) du CG 30 en charge du développement économique et de l'emploi. Deux élus de droite, deux élus de gauche. Au moins l'équilibre politique a été respecté ! Les organisateurs, et avec eux les entreprises, peuvent savourer ce succès.