| Patronat : Ça chauffe à la CGPME |
|
|
|
| Lundi, 09 Janvier 2012 10:22 |
|
À l'origine de cette initiative, on trouve des anciens administrateurs ou membres de la CGPME, désormais proches ou soutiens d'Eric Giraudier, candidat Medef à la CCI : Danièle Paoli, Martine Tibérino, qui font partie du bureau sortant de la chambre, Robert Barrachin et Richard Yvorra. Le schisme est parti des dernières élections des représentants patronaux à l'Urssarf début décembre. Selon eux, la CGPME aurait manœuvré pour s'emparer de la présidence de l'organisme paritaire, en dépit d'un accord avec le Medef et l'Union professionnelle artisanale (UPA) qui promettait le poste au représentant de cette dernière. "Cette logique d'affrontement permanente avec les autres syndicats est en total décalage avec le contexte économique. Nous devons sortir la CGPME 30 de son asservissement politique, pour revenir à nos fondamentaux, et agir en chefs d'entreprises", affirme le collectif dans le même communiqué. L'appartenance d'Henry Douais à la majorité municipale nîmoise est pointée encore une fois. Un argument que reprend aussi son adversaire pour les élections à la CCI de Nîmes, Eric Giraudier. Pour la CGPME, ce collectif n'a d'ailleurs pas d'autre but que desservir la candidature d'Henry Douais : "Ces quatre cavaliers masqués ont franchis depuis longtemps le rubicon pour accoster sur les berges du MEDEF. Ils n'ont plus aucune légitimité pour parler au nom de la CGPME 30", a répliqué le conseil d'administration de l'organisation dans un communiqué, précisant n'accorder "aucun crédit aux gesticulations habituelles des groupes collectifs ou toute autre association éphémère qui émaillent les scrutins consulaires et qui ont pour unique vocation de tenter de discréditer l'image et l'investissement d'une honorable et respectable institution qu'est la CGPME au service des entreprises". Un avant-goût de la campagne qui s'annonce rude. |






Alors que les nouvelles élections de la CCI de Nîmes doivent se tenir avant la fin février (Gard Éco n°434), l'ambiance est à couteaux tirés au sein du patronat du Gard... Et spécifiquement à la CGPME où visiblement les échanges de vœux promettent d'être musclés. Un groupe d'anciens administrateurs vient de créer le collectif gardois pour les petites et moyennes entreprises. Ils dénoncent la gestion du président de la CGPME, Henry Douais, candidat à la CCI, et réclament aux instances nationales la mise sous tutelle de l'organisation. "Las du dévoiement de notre syndicat professionnel et de son instrumentalisation au profit d'ambitions personnelles, ou de visées purement politiciennes, notre syndicat a non seulement perdu son âme, mais aussi sa crédibilité auprès des autres organisations syndicales", déclare le collectif dans un communiqué envoyé à la presse.