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Muz'Art : Quand l'Art se met au vert… PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 05 Juillet 2010 08:36

10-07-06-muzartNiché à l'entrée de la zone d'activité Combe Martèle, à Sauve, Muz'Art est une structure à part dans le monde de l'art. Non seulement de par son lieu d'implantation, mais aussi par le parti pris de ne pas transiger. Ni sur la qualité des spectacles proposés, ni sur l'éclectisme artistique, tant pour son enseignement que pour son expression. Pour y parvenir, Véronique Sakiz a non seulement osé écouter ses envies et ses convictions, mais a aussi accepté d'assumer l'investissement financier nécessaire à cet ambitieux projet. Véritable chef d'entreprise, c'est bien en gérante d'EURL qu'elle définit sa stratégie de développement, et qu'elle manage "son" équipe d'une quinzaine de personnes. Nous l'avons rencontrée à l'occasion de la présentation de la programmation 2010-2011 de Muz'Art.

Gard Eco : qu'est-ce que Muz'Art, et comment ce projet est-il né ?

Véronique SakizVéronique Sazik : Muz'Art est avant tout un lieu dédié à l'art, où toutes les sortes d'art peuvent s'exprimer. A l'origine, j'avais une école de musique, à Quissac, mais j'ai toujours été attirée par toutes les formes d'art, pouvoir les regrouper dans un même lieu, ou au sein d'un même spectacle. Dans le même temps, les locaux de l'école de musique, dans une ancienne maison de Quissac, devenaient trop petits, car nous avions de plus en plus d'élèves. C'est ainsi qu'est né le projet d'une nouvelle implantation, au cœur de laquelle je voulais qu'il y ait une scène, pour les élèves, mais aussi pour faire venir des professionnels, et bénéficier de conditions acoustiques correctes, meilleures que celle que nous rencontrons généralement dans les foyers communaux… Dans notre école, à Quissac, nous avions déjà débuté une petite activité de librairie musicale, avec l'envie de la développer davantage. De là à utiliser les murs pour en faire une galerie d'art, et à développer la convivialité grâce à un salon de thé - restaurant, il n'y avait qu'un pas que nous avons franchi avec Muz'Art.

Un "centre d'expression artistique", dans une zone d'activité économique, c'est presque le symbole de la dualité de votre activité…

Nous avons commencé à travailler sur le projet en 2006. Notre projet initial était de chercher un terrain à Quissac, mais nous n'en trouvions pas, ou à des tarifs trop élevés, alignés sur les prix du foncier d'habitation. Puis est venue l'idée de cette zone d'activité, à Sauve, et plus j'y pensais, plus je trouvais que c'était pertinent. Non seulement pour acquérir un terrain plus important, mais aussi, parce qu'il y a un village de vacances juste en face, rempli du 1er avril au 1er novembre. C'était un créneau à prendre ! Nous avions tout de même réalisé une petite étude auprès des élèves de l'école, car certains viennent d'assez loin, et tous ont confirmé que ce déménagement à Sauve ne les dérangeait pas... Le dépôt du permis de construire a eu lieu en 2008, avec le lancement du chantier en décembre 2008, pour une ouverture dès juillet 2009, pour ne pas manquer la rentrée scolaire !

Depuis Sauve, quelle est la zone géographique couverte par Muz'Art ?

Pour ce qui concerne l'enseignement, notre zone de chalandise fait un grand cercle qui regroupe Anduze, Saint-Hippolyte, Claret, Saint-Mathieu de Tréviers, Sommières... mais pour les expositions et les spectacles, nous avons des gens qui viennent de beaucoup plus loin, de Montpellier, d'Avignon, d'Alès, Ganges. La principale complexité de la campagne, c'est qu'il est plus difficile de communiquer, et de montrer que l'on existe. Le public est beaucoup plus dispersé, il faut aller le chercher ! D'autant que, s'agissant d'un projet au format inédit, il nous a fallu convaincre tous les partenaires, collectivités et autres. Nous devions montrer dans le détail ce sur quoi reposait notre projet. Certains qui étaient sceptiques au début, y croient aujourd'hui.

Justement, sur quoi repose votre projet artistique ? Comment le définir ?

Nous avons pris le parti de privilégier la qualité artistique, même si cette notion peut être parfois subjective, et de favoriser le mélange des genres. C'est un choix, qui peut se discuter, lorsque l'on voit que "Mado la Niçoise" a fait 700 places lorsqu'elle est passée en représentation à Quissac l'année dernière ! Mais c'est un choix personnel. Nous avons eu de beaux spectacles, avec un public nombreux, parmi lequel des gens qui n'étaient pas du tout initiés à la culture. Le tout est de les convaincre, et qu'ils aient confiance. Les gens sont contents de pouvoir bénéficier de ce type de structure à proximité de chez eux.
Il y a à ce sujet un élément marquant : lorsque les gens partent, ils viennent dire "merci". C'est extraordinaire, car lorsque l'on va au théâtre à Nîmes, ou à Montpellier, personne ne dit jamais ce genre de chose. Voilà comment, grâce au bouche à oreille, circule l'information que nous proposons des spectacles intéressants, de qualité.

Une forme d'évangélisation artistique en milieu rural ?

Je fais ce que je fais par passion, par envie, même si le plus important est de parvenir à pérenniser l'entreprise et les emplois. Je voudrais être certaine que ça marche, et que ça dure, car nous avons réussi à constituer une très bonne équipe, à laquelle je tiens particulièrement. Nous comptons déjà une quinzaine de personnes, dont certaines à temps plein et d'autres à temps partiel, ce qui représente un peu plus de cinq équivalents temps plein.

Avez-vous bénéficié d'aides, de subventions pour créer cette structure ?

Nous avons bénéficié de quelques soutiens, notamment pour la création d'emploi, dans le cadre du plan de revitalisation du bassin viganais. La Région nous a également aidés pour l'achat de l'équipement scénique, ainsi que le centre national de la chanson des variétés et du jazz, à qui nous versons les taxes sur les spectacles, mais qui peut aussi verser des aides en retour. Mais la principale source de financement demeure mes fonds propres !  L'ensemble du projet représente tout de même un investissement proche de 1,5 millions d'euros…

Un pari osé… quel est votre sentiment après une première saison d'activité ?

Même si le début de l'activité demeure très récent, on constate que ça marche tous les jours de mieux en mieux. Au niveau de l'enseignement, nous avons doublé le nombre d'élèves. Les spectacles ont un peu moins bien fonctionné la saison passée, car nous n'avons pas tout rempli. L'une des erreurs que nous avons commise dans cette première année, a été de programmer trop de spectacles. Durant certaines périodes, ils se suivaient chaque week-end. Nous avons réalisé que cela ne nous laissait pas assez de temps pour communiquer, pour aller chercher le public, afficher… Donc, pour la saison prochaine, nous aurons un peu moins de spectacles. Ensuite, je suis persuadée que nous pouvons développer encore les activités de restauration et de bar, le temps que des habitudes se prennent. D'autant que nous avons pris du retard dû à des petites lourdeurs administratives, pour obtenir la licence, pour pouvoir mettre des panneaux de signalisation le long de la route… c'est toujours très compliqué ! Mais tout cela n'est que de la mise en route, et je suis persuadée que ça va marcher !

Du 24 au 27 septembre : ArtNIM revient en 2010

Depuis sa création en 2000, l’objectif de la foire a toujours été de dynamiser le marché de l’art contemporain. S’ouvrir au plus grand nombre pour devenir une vitrine reconnue de l’art contemporain dans le sud de la France.

10-07-06-artnimesCette année encore, une trentaine d’exposants galeristes et éditeurs d’art proposeront à la vente de nombreuses œuvres (peintures, sculptures, photos, dessins, gravures etc…). Pour compléter son offre commerciale ARTNÎM 2010 présentera une exposition de prestige d’œuvres inspirées du déjeuner sur l’herbe d’Edouard Manet, et réalisées par des artistes de renommée internationale tels que Combas, Di Rosa, Le Gac, Speedy Graffito, Ben, Louis Cane, etc...
Après avoir mis la peinture à l’honneur en 2009, ARTNÎM 2010 révèlera et récompensera, lors de la soirée de l’art, les lauréats du concours de dessin d’art contemporain, organisé en partenariat avec la Sté CANSON via le site latribudesartistes.com
Pendant cette soirée de l’art, Fred Forest rencontrera enfin Claude Viallat lors d’une discussion qui sera modérée par ferdinand (corte)TM.
De nombreuses animations et interventions d’artistes rythmeront les 4 journées de la foire.

Horaires d’Ouvertures :
Vendredi 24 septembre de 10h à 22h Samedi 25 septembre de 10h à 20h
Dimanche 26 septembre de 10h à 20h
Lundi 27 septembre de 10h à 18h

Contacts :
Relations exposants et conseils en organisation artistique : Geneviève MAURIZI. Tél : 33(0)687778501 -  Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Nuits musicales de la Tuilerie : Cinq dates pour un programme riche en émotions

C’est au cœur du domaine du Château de la Tuilerie que Chantal Comte, présidente de l’association "Les Nuits Musicales de la Tuilerie", accueillera les amoureux de la musique, des arts et de la beauté pour des moments privilégiés qu’offriront de grands interprètes les 2, 9,10, 23 et 30 juillet 2010. "J’ai souhaité réunir grâce à ces Nuits Musicales deux de mes passions : le vin et la musique au coeur du terroir nîmois qui m’est si cher. Depuis deux ans, de grands musiciens répondent présents pour participer à ce festival de musique classique que j’organise au profit d’associations caritatives toutes dévouées à la cause des enfants", souligne Chantal Comte.
Vendredi 2 juillet - Concert pour Haïti : récital du ténor Ismaël Armandola, accompagné au piano par Aurélie Casalegno et pour certains duos par Delphine Ardiet. Le ténor proposera un programme sacré et profane avec des airs de Mozart, Franck et Pergolèse, ou encore Offenbach et Messager.
Vendredi 9 juillet - Concert pour Haïti : le pianiste Suédois Helge Antoni sera sur scène avec un programme autour de Grieg et de Chopin.
Samedi 10 juillet - Concert pour les enfants des rues de Quito « Los niños de la calle » : la grande chanteuse équatorienne Loli Burneo de Armijos interprètera des Boleros et les plus grands succès de la musique sud-américaine.
Vendredi 23 juillet - Concert pour l’association gardoise “Terre des Enfants” : Vivaldi est au programme avec le trompettiste Bernard Soustrot et la Camerata de France.
Vendredi 30 juillet - concert pour le Secours Populaire de Nîmes : c’est le pianiste polonais Maciej Pikulski qui interprétera des oeuvres de Chopin, Liszt, Rachmaninov.

Infos pratiques :
Tous les concerts ont lieu à 21h00 dans la Clairière du Château de la Tuilerie - 203, chemin de la Tuilerie, à Nîmes. Les représentations s’accompagnent d’expositions de photos, peintures ou sculptures et d’un buffet campagnard avec dégustation des vins du Domaine à l’issue du concert.
Tarifs : Adulte : 30 € ; 12-18 ans : 15 €