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| Métropolisation : une nouvelle idée de l'intercommunalité |
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| Mardi, 28 Octobre 2008 00:00 |
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Jean-Paul Fournier, Sénateur-Maire de Nîmes et président de Nîmes Metropole a été nommé au sein de la commission commune du Sénat sur l'organisation des collectivités territoriales et l'évolution de la décentralisation. Il a déclaré "Nous pourrons ainsi porter tous les deux à Paris, l'idée localement développée de concertation et du rôle grandissant des agglomérations dans le paysage institutionnel". Tous les deux. Pour le moment, les deux hommes font toujours référence à une co-présidence. Il faudra bien un jour pourtant désigner un chef unique. Ce le sera certainement de façon démocratique (voir page ci-contre), une condition indispensable d'après le professeur Ascher (Université Paris VIII) qui dans son exposé sur "Les enjeux de la métropolisation dans le contexte d'une nouvelle économie de la connaissance et de l'environnement" notait que le seul vrai moyen démocratique envisageable est le suffrage universel direct. |
Maîtriser l'espace pour maîtriser l'économieLe cabinet Setec a été chargé de rédiger une étude prospective et de stratégie d'aménagement des bassins de Nîmes et Alès. Son rapport commence par le constat que la maîtrise spatiale du développement interfère avec les ressorts économiques actuels. |
| Dans le Gard, sur les 1,47 % de croissance (période 1999-2005), 1,3 % sont dus au solde migratoire dans le département. |
Les Français et les structures intercommunales : Adhésion solide, dans l'attente d'une plus grande démocratieLe congrès de l'Assemblée des communautés de France (AdCF) s'est tenu à Montpellier les 9 et 10 octobre derniers. Il a confirmé l'engouement des Français pour le principe de l'intercommunalité, et leurs attentes. Près de 1400 élus et cadres intercommunaux réunis au Corum de Montpellier ont pris connaissance d'un sondage CSA commandé par L'AdCF et l'Association des communautés urbaines de France (ACUF). Il fait état de la satisfaction de 89 % des sondés pour lesquels l'adhésion de leur commune à une structure intercommunale "est une bonne chose". C'est la qualité des services rendus au citoyen qui emporte l'adhésion (78 %), laquelle découle de l'organisation globale du territoire offerte par la coopération intercommunale (79 %). La rationnalisation des équipements et des services rendus est donc bien au cœur du rapprochement intercommunal, mais les Français -qui considèrent être bien informés sur l'action de l'intercommunalité à laquelle ils appartiennent (67 %) - sont soucieux de plus de démocratie. Ce qui confirme le questionnement du professeur Ascher lors des 1ères assises de l'association pour l'émergence d'un projet commun de développement des agglomérations d'Alès et Nîmes, la semaine dernière (voir page ci-contre). Suffrage universel pour les présidents ? Six mois après les élections municipales, les Français sont 53% à se prononcer pour l'avenir, en faveur d'une élection directe des responsables communautaires (40% à partir du cadre communal et 13% à l'échelle de l'intercommunalité). Ils ne sont que 40% à souhaiter préserver les modes de désignation actuels, c'est-à-dire par les conseils municipaux adhérents à l'Agglo. C'est également la première revendication de l'AdCF qui elle verrait bien cette désignation dans le cadre des scrutins municipaux. Ainsi les Français résidant dans des structures intercommunales pourraient-ils mieux connaître leurs représentants. Ils sont 38 % à avoir connaissance du nom du président de leur Agglo, contre 86 % pour leur maire. Ce qui est déjà mieux que la connaissance du nom du président du Conseil général (32 % !) et quasi équivalent à la connaissance du nom du président de leur Région (39 %). Ces chiffres témoignent de l'actualité du projet de loi sur la démocratie locale, dont l'intercommunalité constituera l'un des volets majeurs, et dont l'AdCF attend une pleine consécration du fait intercommunal, et une clarification de relations Etat-Collectivités locales. Ils peuvent également éclairer la réflexion, en plein chantier de refonte territoriale programmé par le président de la République. |
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2001 - 2008 : les grandes évolutions de l'intercommunalité 600 nouvelles communautés ont été créées entre 2001 et 2008 et leur taille moyenne est passée de 11 à 13 communes. Seulement 3000 communes demeurent encore à l'écart du mouvement. Ce quasi-achèvement du processus de regroupement des communes a résulté des différentes avancées législatives récentes, notamment de la "loi Chevènement" qui a permis l'essor et la consolidation d'une intercommunalité urbaine. Les communautés ont par ailleurs vu leurs champs d'intervention se diversifier dans tous les domaines de la gestion publique locale. Elles exercent en moyenne 8 groupes de compétences en 2008, contre 5 en 2001. |
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Les chiffres de l'évolution Année 2001 Année 2008 On constate que le nombre de communautés urbaines n'a pas évolué depuis 2001. Parvenir à créer une communauté d'agglomération est déjà compliqué, on comprend qu'une communauté urbaine soit encore plus difficile à mettre en place. De surcroît, contrairement au statut des communautés d'agglomération ou de communes, une commune ne peut se retirer librement d'une communauté urbaine. D'où la nécessité d'avancer doucement, en ménageant la susceptibilité et la méfiance de certains maires. |






Max Roustan (à g), Député-Maire d'Alès, et président du Grand Alès, est vice-président de la délégation à l'aménagement et au développement durable du territoire de l'Assemblée nationale.