Les services d'une plateforme bancaire PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 27 Avril 2009 10:31

La période actuelle est toujours aussi agitée et incertaine : la Bourse continue de baisser, les placements à court terme ne rapporteront  bientôt guerre plus de 1 % et les obligations privées proposent des taux attractifs. Dans ce contexte, quels placements faut-il privilégier et comment profiter des opportunités du marché ?
Serge DARDANT, Directeur des Partenariats chez Cholet Dupont Partenaires, nous présente sa société dans laquelle le Crédit Agricole détient une participation et les solutions qu'elle recommande en ce moment.
 

Qu'est-ce qu'une plateforme bancaire ? En quoi consiste son activité ?
Serge DARDANT - CHOLET DUPONT PARTENAIRES :
Cholet Dupont Partenaire est une plateforme bancaire dont le métier principal est la conception et la diffusion de produits financiers, bancaires, d'assurance vie et de capitalisation. Ces produits ont été sélectionnés en fonction d'un certain nombre de critères (qualité des supports, des services de gestion, tarification).

Un compte-titres ouvert dans une banque traditionnelle ne permet, la plupart du temps, d'investir que sur des fonds " maison ". C'est-à-dire ceux qui sont gérés par cette même banque. Une plate forme bancaire, au contraire, fonctionne en architecture ouverte : elle sélectionne les meilleurs fonds de toutes les sociétés de gestion pour les proposer au sein de son offre. La plateforme permet à ses clients d'accéder à une offre multigestionnaire qui répondra aux attentes et aux exigences de chacun.

En trois ans d'existence, nous sommes devenus l'une des principales plateformes bancaires dédiées aux Conseils en Gestion de Patrimoine Indépendants. Nous travaillons en partenariat avec eux et leur transmettons toutes les informations financières obtenues auprès des sociétés de gestion.

La crise du crédit amène les entreprises privées à émettre des obligations à des taux très élevés. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi il existe de tels écarts de taux par rapport aux emprunts d'Etat ?
S. D. :
Depuis l'automne, poussées par la raréfaction du crédit bancaire, de nombreuses entreprises se présentent sur le marché obligataire pour répondre à leur besoin de financement en émettant des obligations. Dans le contexte économique actuel et depuis la faillite de la banque d'affaire Lheman Brothers, elles sont obligées de proposer un taux très attractif pour attirer les investisseurs.
Pour toutes ces raisons, le supplément de rémunération (spread) que le marché du crédit des entreprises privées propose aujourd'hui, par rapport au rendement des fonds d'état, atteint des niveaux rarement connus. Cette situation, qui ne devrait durer que quelques mois, offre d'excellentes opportunités d'investissement sur des durées plutôt courtes de un à cinq ans.

Comment les épargnants peuvent-ils profiter de ces opportunités ?
S. D. :
Dans les faits, ces titres sont peu accessibles au grand public, ils sont plutôt réservés aux investisseurs institutionnels et aux clients fortunés. Cependant, par le canal des conseils en gestion de patrimoine indépendants et aussi d'Internet, ces obligations sont désormais accessibles à tous les épargnants.

Il est possible de profiter des taux alléchants proposés par les obligations privées, soit à travers un compte-titres ordinaire soit via un contrat d'assurance vie ou de capitalisation multi-supports.

Y a t il un risque à souscrire des obligations privées ?
S. D. :
Tout placement obligataire est garanti par l'émetteur. Pour être remboursé, il faut donc que celui-ci ne fasse pas faillite. Pour éviter ce risque, il convient de sélectionner les sociétés des grands groupes les plus solides : ceux qui emploient de nombreux salariés, qui présentent un enjeu national ou dans lesquelles l'état est actionnaire.

Le taux proposé est aussi un indicateur. Lorsqu'il se situe entre 6 et 8 %, il est dû au contexte actuel. Parfois, certaines sociétés en mauvaise santé financière proposent des taux anormalement élevés : par exemple 14 ou 20 %. Ces propositions sont à l'évidence risquées.

Les sicav monétaires rapporteront 1 % cette année. Proposez-vous une alternative pour une durée de douze à dix-huit mois ?
S. D. :
Les Fonds monétaires voient leurs performances grevées. Cette tendance nous amènera probablement à un rendement proche de 1 % pour  2009.

Il existe des solutions alternatives. Actuellement, nous avons sélectionné des sociétés comme Rothschild, Barclays ou Keren Finance. Elles proposent des solutions obligataires avec des portefeuilles très diversifiés qui offrent des rendements de 6 à 8 % par an avec des risques très mesurés.

Côté assurance, il faut garder à l'esprit que le fonds euros constitue toujours un excellent placement, avec l'avantage d'un capital garanti et la possibilité (dans les contrats multi-supports) d'arbitrer à tout moment, sans contrainte, en fonction de la conjoncture.

Et sur quatre ou cinq ans ?
S. D. :
Là aussi, des maisons de gestion ont aménagé des solutions pour répondre aux attentes des investisseurs. Nous pouvons, par exemple, citer le fonds Elan 2013 de Rothschild ou Keren Corporatif ; deux supports qui ont un objectif de rentabilité de l'ordre de 8 % par an avec une échéance dans quatre ans.

Sur la même durée, d'autres solutions permettent de percevoir un coupon de 7 % l'an. Le capital initial est remboursé au terme, sauf défaut de l'une des lignes obligataires.

L'actualité, c'est aussi les FIP ISF. Pouvez-vous nous rappeler leur fonctionnement et les réductions d'impôt qu'ils procurent ?
S. D. :
La loi TEPA du 21 Août 2007 permet aux contribuables de réduire leur ISF s'ils investissent dans des PME éligibles, notamment au travers de FIP (Fonds d'Investissement de Proximité) dit ISF. 

La réduction d'impôt appliquée à cette formule d'investissement est particulièrement attractive puisqu'elle peut aller jusqu'à 40 % ; 30 % au titre de l'ISF et 10 % au titre de l'IR. Ces taux peuvent varier légèrement d'un établissement à l'autre.

Exemple : 10 000 € investis en avril 2009 dans un FIP ISF procureront une réduction d'impôt de 3 000 € sur l'ISF payé en juin 2009 et 1 000 € de réduction d'impôt sur le revenu payé en 2010.

Quels sont les FIP ISF que vous avez sélectionnés cette année ?
S. D. :
Chaque année, nous proposons les solutions FIP ISF de plusieurs  établissements. C'est un service que seule une plateforme peut proposer. En 2009, nous avons sélectionné des sociétés de gestion qui ont fait la preuve de leur savoir-faire dans la gestion de fonds de proximité ou de fonds innovants : A Plus Finance, Inocap, Alto Invest, OTC et Sigma Gestion.

Nous conseillons de changer chaque année la société de gestion afin de diversifier les placements et les allocations.