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Mardi, 30 Mars 2010 00:00 |
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Ils l'ont dit haut et fort en adressant un courrier au député-maire d'Alès, au sous-préfet et au président de la CCI et en organisant une journée de grève avec rassemblement devant l'entrée de l'usine. " Nous avons de grosses inquiétudes sur l'emploi - explique un délégué syndical CFDT- nous perdons du volume de production au bénéfice de la Bulgarie. La direction nous a confirmé une ligne de production mais la deuxième est toujours à l'étude. Le site alésien et le site bulgare sont passés au peigne fin en terme de coût et de temps horaire. Nous craignons une délocalisation qui verrait partir des salariés sans nouvelles embauches." Demeure un plan de 108 départs volontaires sur 4 ans. Quant on sait que la moitié des salariés ont plus de 50 ans, on comprend leur inquiétude et leur peur de voir leur usine se vider progressivement. Un comité de groupe prévu le 1er avril devrait peut-être les rassurer ou au contraire leur donner raison.
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