Les placements ou comment adapter sa conduite par temps de brouillard PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 21 Février 2012 10:38

Offrants sécurité et évolution régulière du capital, les actifs en euros recueillent une large majorité de l'épargne investie sur les contrats d'assurance-vie. En 2011, leur performance s'établie entre 3 et 3,5%. Dans la période incertaine que nous traversons, cette rémunération convient parfaitement aux souscripteurs. Toutefois, la baisse continue du rendement des actifs en euros enlève au fil des années une partie de leur attrait. D'ores et déjà, une diversification vers des supports peu risqués ou patrimoniaux s'impose.

Parmi ceux-ci, depuis trois ans, Nortia, Oddo ou Olympia vous permettent d'accéder au marché très prisé des obligations d'entreprises privées. Celles-ci offrent une excellente rémunération (de 6 à 8%) sur une courte durée, de deux à cinq ans. Avec un risque extrêmement faible, tant la faillite des entités retenues (Rallye, France Télécom, Air France, Wendel, etc.) parait improbable, elles constituent actuellement le meilleur couple risque /rendement pour ceux qui les gardent jusqu'à leur terme. C'est à nouveau dans cette catégorie que se trouveront les meilleures opportunités en 2012. Les produits structurés obligataires, les supports obligataires à échéance connue, voire les obligations en direct seront à suivre de très prés. 

L'année 2011 n'a pas été simple pour les placements en actions. Après l'été, leur évolution a plus dépendue de la phrase politique du jour que de la santé financière des entreprises pourtant souvent florissante et bien meilleure que celle des Etats européens. Le tableau est tout de même moins noir qu'il n'y parait, 2011 n'est pas 2008. Certains fonds patrimoniaux flexibles ont parfaitement bien résisté, on citera : Oddo Proactif Europe : - 0,79%, Carmignac Patrimoine : - 0,76%, DNCA Evolutif : - 6,51%.

La tâche a été plus ardue pour les gérants des supports les plus dynamiques. Certains fonds ont tout de même largement surperformé leur indice de référence : - 5,19% pour DNCA Value Europe (ex Centifolia Europe), - 11,27% pour Dorval Conviction PEA, - 11,82% pour Oddo Avenir contre - 17% pour l'indice CAC 40.

Faut-il miser sur un rebond des marchés actions en 2012 ? Indéniablement, le cours de bon nombre de sociétés est attractif, cependant, nous avons la conviction que l'armistice entre les marchés financiers et les autorités politiques et monétaires ne pourra être définitivement signé que lorsque les investisseurs apercevront une issue crédible à la crise des dettes souveraines. Malgré des avancées incontestables, le compte n'y est toujours pas.

La meilleure note de l'année 2011 revient à l'immobilier " pierre papier " (SCI ou SCPI). Ces supports permettent d'investir dans l'immobilier sans les inconvénients de l'immobilier traditionnel (simplicité d'acquisition, faible prix, aucun souci de gestion). Notre sélection de SCPI de revenus, constituées de bureaux, boutiques ou murs de magasins, a tenue toutes ses promesses. Leur performance globale (loyers + revalorisation) s'établie à + 7,87% pour Immorente, + 5,10% pour Ficoma, + 5,60% pour Efimmo et 5,27% pour Novapierre. La SCPI de plus-value Pierre 48 se distingue avec une revalorisation de 19,07%. Nous renouvelons, pour 2012, toute notre confiance dans cette famille de placements. Quant au choix fiscal : acquisition des parts au comptant, à crédit ou via un contrat d'assurance vie, il dépendra des objectifs et de la fiscalité propre à chaque épargnant.