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| Les enjeux du 2ème semestre 2010 et stratégie d'investissement par Dorval Finance |
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| Lundi, 13 Septembre 2010 09:05 |
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Quelle va être l'ampleur du ralentissement américain ? Les anticipations de croissance du PIB aux Etats-Unis vont être revues en baisse sur 2011. Le consensus affiche encore des anticipations de 2.8%, mais au regard du ralentissement brutal des indicateurs américains durant l'été et du discours très prudent de Ben Bernanke, le directeur de la Réserve Fédérale, une révision sur des niveaux inférieurs à 2% est probable. Les autres zones bénéficieront-elles d'un relatif " découplage " ? L'Europe a récemment surpris favorablement sur ses chiffres, notamment grâce au dynamisme allemand. Cette tendance pourrait se poursuivre, mais il s'agit davantage d'un effet d'optique dans la mesure ou son rebond est intervenu plus tardivement que celui des Etats-Unis. Les pays émergents bénéficient davantage d'une certaine " résilience ", notamment liée à la puissance de la locomotive chinoise. Ces pays restent bien entendus sensibles à la demande mondiale, mais pour autant ils bénéficient d'une marge de manoeuvre budgétaire significative et on vu se développer au fil des années une dynamique propre (commerce sud-sud, émergence de la classe moyenne,…). Donc, sauf accident majeur sur les Etats-Unis, ce qui n'est pas notre scénario central, la zone ne devrait ralentir que modérément et à l'inverse des pays développés ne pâtira pas d'une remise en question de son potentiel de croissance à moyen-terme. Le risque systémique sur les dettes souveraines et les banques est-il derrière nous ? Sur ce front, la prise de position de la BCE vis-à-vis des PIGS, les résultats des stress tests (même si la méthodologie est discutable), et l'avancé des opérations de refinancement des Etats plaident pour une accalmie dans les mois à venir. Pour autant, les problèmes ne sont pas entièrement résolus bien que la première phase de stress soit passée. A court terme, le principal risque repose sur un manque de discipline des états sous surveillance, ce qui pourrait conduire à une nouvelle érosion de la confiance. Le défi du maintien de l'équilibre entre la croissance et la maîtrise budgétaire sera le sujet de 2011, et ce pour presque l'ensemble des économies développées. Quel est son impact sur les résultats des entreprises ? Pour cette année et 2011, le consensus anticipe une hausse des résultats des entreprises de respectivement 46% et 16% aux Etats-Unis et de 38% et 16% en Europe. Ce niveau peu paraître élevé pour 2010 au regard du ralentissement des économies, mais les bases de comparaison restent favorables et donc ces niveaux paraissent atteignables. En revanche, le consensus nous parait optimiste sur 2011 et nous anticipons une révision en baisse des anticipations dans les mois à venir pour rejoindre environ 10%. Le chemin à parcourir est cependant limité. En conclusion qu'elle est votre stratégie d'investissement ? Les marchés d'actions vont rester volatiles sur le deuxième semestre. Pour autant, sur les niveaux actuels, les valorisations constituent un réel support. De plus, nombre des éléments mentionnés ci-dessus nous semblent aujourd'hui intégrés par les marchés. En conséquence, nous resensibilisons progressivement les portefeuilles sur les mouvements de baisse avec une préférence pour l'Europe, et plus précisément les actifs offrant un rendement (actions, crédit), et les marchés émergents (actions et dette). Notre approche reste pragmatique et nous n'hésiterons pas à infléchir notre stratégie si de nouveaux événements venaient contredire notre lecture. L'équipe de gestion (23/08/2010) |





