| Le réseau des CCI en marche |
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| Lundi, 16 Mai 2011 08:00 |
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Plus tôt dans l'après-midi, le Président de l'ACFCI présentait à la Presse sa vision du réseau consulaire. " J'avais promis à nos amis de venir les voir, et c'est mon rôle que d'être sur le terrain", commence le président, lui-même dirigeant d'une PME en Haute-Loire, et ardent défenseur de l'entrepreneuriat rural. "Nous sommes à une période de rupture fondamentale dans le réseau des CCI, rupture créée par la réforme l'année dernière, et qui entre en vigueur sous cette nouvelle mandature". Le défi est de taille, et sa nomination à la tête de l'ACFCI ne doit rien au hasard. Depuis son premier mandat de délégué consulaire de la CCI du Puy en Velay en 1985, il a gravi tous les échelons du système : Président de CCI dès 1992, Président de la Chambre régionale d'Auvergne, et Premier Vice-président de l'ACFCI depuis 2001, il est également membre du Conseil Economique et Social de 1999. Il connaît donc bien le fonctionnement qui prévalait au sein des CCI : "Jusqu'à présent, chaque CCI était indépendante de la CCI voisine. Elle pouvait avoir ses propres stratégies, conduire ses propres actions, et personne ne pouvait la contraindre à faire ou ne pas faire telle ou telle action. Mais la réforme instaure un échelon stratégique à présent régional, tout en conservant les Chambres de proximité. Cela signifie que les élus des CCI se retrouvent au niveau régional pour définir la stratégie consulaire, et choisir les actions à mettre en place sur l'ensemble du territoire régional. C'est une nouvelle strate de décision qui se dirige collectivement. Le Pouvoir stratégique appartient désormais à la CCI-R et non plus aux CCI-T", souligne André Marcon. A l'issue de la réforme, l'échelon de proximité sera donc constitué des CCI Territoriales, établissements rattachés à la CCI Régionale, avec une véritable mission de terrain. "La réforme conforte cette dimension opérationnelle car les CCI-R n'ont rien à faire sur le terrain" précise le président de l'ACFCI. Ce seront donc les CCI-T qui continueront d'occuper le terrain, et qui seront en interface au service des entreprises, pour les appuyer dans leur quotidien, les informer, les conseiller, les former, ou encore gérer des équipements et travailler dans le cadre de l'aménagement du territoire. "La principale différence, poursuit le Président Marcon, est que les CCI-T vont désormais agir avec une forme d'homogénéisation au niveau régional. Toutes les entreprises du Languedoc-Roussillon doivent pouvoir être servies de la même façon, avec un "plus petit commun multiple" du service. Chaque territoire devra ensuite être plus imaginatif que l'autre pour essayer de faire mieux, sur la base de ce multiple commun. C'est une saine émulation". Une émulation territoriale qui doit, selon lui, reposer sur une interaction constante avec les collectivités, communautés de communes, d'agglos, et les départements. "C'est la strate naturelle des Chambres territoriales, tandis que la CCI-R devra être l'interlocuteur du Conseil Régional, et de l'Etat en Région". Elu consulaire, André Marcon est également engagé dans la vie locale, avec un mandat de Maire de sa commune depuis 1989, et celui de Vice-président d'une communauté de communes.
Son objectif est simple : faire plus en dépensant moins. Faire encore plus sur le terrain, apporter encore plus de services aux entreprises. Pour y parvenir, l'étage administratif, que ce soit au niveau des ressources humaines, ou des fonctions support, devra être géré au niveau régional, de façon à mutualiser certains coûts, et dédier l'échelon territorial, au service des entreprises. "Je viens de faire un tour de toutes les régions, pour parler de cela avec l'ensemble des Présidents, raconte-t'il. Nous faisons le constat ensemble que les CCI seront demain de plus en plus incontournables dans le paysage. Actuellement, et c'est le fruit des lois de décentralisation, nous avons été trop souvent contournés. En témoigne le fait que nous ne sommes plus dans les CDEC, et que de nombreux systèmes ont été mis en place dans des communes, les agglomérations et les régions, de façon tout à fait naturelle, peut-être parce que nous n'avons pas suffisamment travaillé avec elles". Que ce soit par nostalgie ou par foi dans la capacité du monde économique à occuper une place dans la gouvernance territoriale, André Marcon souhaite remettre les Chambres à ce qu'il appelle "leur place légitime et historique. Les CCI doivent être les porte-parole des chefs d'entreprise d'un territoire pour indiquer les actions à mettre en place pour faciliter la vie des entreprises. Les chefs d'entreprises ne sont pas là pour quémander des subventions. Ils demandent simplement à ce qu'on leur facilite l'activité". Mutualiser pour faire plus, c'est le modèle que le président de l'ACFCI prône pour ses CCI, constatant que c'est également celui qui se met naturellement en place au niveau du terrain, via la constitution de grappes d'entreprises, de clusters et des pôles de compétitivité. "Les nouveaux moyens techniques permettent ce type de travail collaboratif, et nous savons bien que tous seuls dans notre coin, nous sommes trop fragiles. A plusieurs, nous pouvons innover, aller sur d'autres marchés. Et cette habitude collaborative que nous donnons aux chefs d'entreprises, il faut que nous nous l'appliquions à nous-mêmes. Dans le réseau, après cet individualisme historique qu'était la compétence générale de chaque CCI, nous devons aller demain vers plus de collectif entre nos Chambres. Elles doivent travailler ensemble, à l'échelon régional pour commencer". Quand au rôle de l'ACFCI, le nouveau Président laisse place à l'élu de terrain pragmatique qu'il est également : "notre mission est d'être à l'affût pour créer de la valeur ajoutée. Parce que la légitimité et les bonnes pratiques, les bonnes idées, sont sur le territoire. Je ne les ai jamais vues venir de Paris ! A Paris, on est capable de régir tout cela, mais on a oublié comment s'inventaient les bonnes pratiques territoriales. Alors, lorsque je vois une initiative comme celle-là, entre la Chambre de Montpellier et la Chambre de Nîmes, qui souhaitent travailler de plus en plus ensemble, je dis bingo, vous êtes dans la ligne du parti !" CCI de Nîmes : Poursuivre la Dynamique de ProximitéDepuis son élection en janvier dernier, la nouvelle équipe dirigeante de la CCI-T de Nîmes s'est mise à pied d'œuvre pour définir les axes stratégiques de la nouvelle mandature, avec le double objectif de poursuivre la "dynamique de proximité" portée par Eric Giraudier tout au long de sa campagne, et de s'inscrire pleinement dans la logique de réforme des CCI. Une réforme qui s'appuie notamment sur la régionalisation du réseau des Chambres de Commerce, en renforçant notamment la mission de proximité des CCI-T, afin de maintenir un lien fort entre les CCI et les entreprises. Eric Giraudier a saisi l'occasion de la visite d'André Marcon pour présenter à la presse les principaux axes stratégiques des cinq ans à venir. Conséquence de cette réforme, et plus généralement de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), le nouveau cadre stratégique de la CCI de Nîmes se doit de prendre en compte la baisse annoncée des recettes fiscales, tout en continuant à assurer pleinement sa mission d'interlocuteur privilégié du tissu économique. Un tissu hétérogène, constitué de quelque 23000 entreprises, qui nécessite une nouvelle approche de la "relation client", afin d'apporter à chacune les réponses et les services appropriés. C'est donc face à ces enjeux que la CCI de Nîmes exprime à travers ce plan stratégique son ambition d'impulser un nouvel élan de service, à destination non seulement des entreprises, mais aussi des collectivités locales auprès desquelles elle se positionne comme partenaire du développement économique. Une chambre ouverte à tous, et plus visible car s'il apparaît que les services de la Chambre sont très appréciés par les entreprises, trop nombreuses sont encore celles qui les méconnaissent. Le principe retenu pour y parvenir s'inspire directement des techniques du marketing, en considérant les entreprises comme de véritables "clients" de la CCI, et en adoptant une démarche de segmentation de cette cible de 23 000 entreprises. L'objectif affiché est simple : d'ici à la fin du mandat, chaque entreprise devra avoir au moins un contact par an avec la CCI, assuré par un interlocuteur clairement identifié. Au-delà de ce minimum annuel, le nombre et la nature des contacts varieront selon les segments. Pour mener à bien cette "dynamique de proximité", Eric Giraudier prône un renforcement du maillage du territoire. Notamment grâce à l'implication de toutes les forces vives : permanents de la Chambre, mais également les membres élus, membres associés, conseillers techniques, délégués consulaires… Des délégués territoriaux seront nommés, chacun disposant d'une lettre de mission pour assurer le relai d'information au plus près du territoire. Particulièrement fragilisé par la conjoncture, le commerce fera l'objet d'une attention et de moyens renforcés. L'ACFCI : Établissement fédérateur et animateur des chambres de commerce et d'industriePorte-parole des 127 chambres de métropole et des COM (collectivités d'Outre-mer) et des 26 chambres régionales, l'ACFCI s'exprime au nom des 1 800 000 entreprises françaises ressortissantes des CCI. Elle est l'interlocutrice du réseau consulaire auprès des Pouvoirs publics français et européens, des instances internationales ainsi que des grands partenaires publics ou privés. Elle exerce également une mission d'animation, d'appui et de conseil auprès des chambres dans leurs domaines d'intervention : développement des entreprises, développement des territoires et des équipements, formation. A ce titre, elle facilite la mise en commun des compétences et des initiatives en utilisant de plus en plus les technologies d'information et de communication. Son organisation témoigne de ses missions de représentation et d'appui au réseau consulaire : Chiffres clés : Une organisation en réseau Les moyens humains La création d'entreprise La formation La gestion des équipements |






Elu à la tête de l'Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d'Industrie depuis le 22 février 2011, André Marcon a souhaité, pour son premier déplacement en Languedoc-Roussillon, saluer la collaboration naissante entre les CCI de Nîmes et de Montpellier, qui constituent depuis quelques mois l'axe fort de la régionalisation des Chambres en Région. Pour cette première visite, il a symboliquement rencontré les deux bureaux des CCI, réunis à Nîmes, pour leur faire part de sa satisfaction de voir le réseau consulaire se bâtir, mais aussi pour entendre leurs attentes de la nouvelle organisation.