| Le point sur les marchés financiers et les placements gagnants de 2009 (2ème partie) |
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| Mardi, 06 Octobre 2009 00:00 |
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Jean-Jacques TEISSEDRE : Les taux des obligations proposés par les entreprises privées sont attractifs. Pourquoi proposent-elles des taux si élevés ? Marc Beheray - Olympia capital Management : L'opportunité sur le Corporate (entreprises privées) est née avec la faillite de Lheman Brothers. A partir de là, les entreprises, fragilisées par la crise et poussées par la raréfaction du crédit bancaire, se sont présentées sur le marché obligataire pour trouver des financements. J.J.T : Pouvez-vous nous rappeler le risque lié à cette formule de placement ? M. B. : Le remboursement d'une obligation et de ses intérêts est garanti par l'émetteur. Il ne faut donc pas qu'il ait des difficultés ou, pire, qu'il fasse faillite. Afin de limiter ce risque, il convient de sélectionner les sociétés représentatives des grands groupes les plus solides, les mieux notées par les agences de notation spécialisées, celles qui présentent un enjeu national ou dans lesquelles l'état est actionnaire, ou encore celles qui ont un positionnement de leader international.
J.J.T : Olympia et Nortia font partie des rares organismes à avoir permis à leurs clients d'accéder à ce marché. Comment se crée et se commercialise une enveloppe obligataire ? Philippe Parguey - Nortia : La première étape consiste à trouver les bonnes opportunités. Pour nous, elles se caractérisent par une société solide, ayant des actifs et pour lesquelles l'écart de rentabilité (spread) est important. Ensuite, il faut avoir suffisamment de matière (de dix à trente millions d'euros) pour que l'offre soit intéressante. Enfin, nous limitons la durée d'investissement en fonction de la visibilité sur les sociétés. J.J.T : Pouvez-vous nous rappeler les solutions obligataires proposées depuis le début de l'année ? P. P. : Le premier, en décembre, a été France Obligation, le taux proposé : 8,40 %. Ont suivi, CLN Lafarge : 8,20 %, Signature Corporate : 7,10 %, Corporate Rendement : 7,80 %, CLN Corporate : 7,50 % et en ce moment, jusqu'à la mi-octobre CLN Rallye : 8 %. Toutes ces obligations ont été émises pour une durée de deux à quatre ans. J.J.T : Pensez-vous pouvoir encore trouver des opportunités obligataires. ? P. P. : Nous les recherchons en permanence mais les opportunités se font de plus en plus rares sur les sociétés de qualité. A présent que la visibilité s'est améliorée, les marges de crédit se sont resserrées. Le marché se normalise peu à peu. Pour les épargnants qui le peuvent, notre conseil est simple : n'attendez pas, il sera bientôt trop tard ! J.J.T : Est-ce le moment d'investir sur des supports immobiliers dans un contrat d'assurance vie ou un contrat de capitalisation ? P. P. : Nous avons été les premiers à introduire un large choix de supports immobiliers (SCPI, SCI) dans les contrats d'assurance vie ou de capitalisation. Ceux-ci ont profité de leurs bonnes performances pendant plusieurs années. J.J.T : Les fonds en Euros ont-ils toujours de l'avenir ? P. P. : Les fonds en Euros sont uniques et irremplaçables pour ceux qui recherchent une sécurité maximale. Leurs qualités premières sont : une revalorisation régulière de l'épargne (autour de 4 %), la garantie du capital et l'effet cliquet. J.J.T : Le livret A ne rapporte plus que 1,25 %, les sicav monétaires presque rien. Ces taux très bas vont-ils durer ? Comment placer au mieux cette épargne ? P. P. : A 1,25 %, la rentabilité du Livret A est plus de trois fois inférieure à celle d'un fonds Euros (4 %), avec les mêmes garanties. Cela laisse songeur ! Cette situation risque de durer. Le délai moyen observé entre la fin de la récession et la remontée des taux directeurs est de quatorze mois, soit fin 2010. D'autre part, le spectre de l'inflation brandi ces derniers mois ne se retrouve pas dans les chiffres de l'économie, ni même dans ses sources probables (pétrole, matières premières). Stéphane Reynaud : Nous avions écrit dans la lettre Intérêts de janvier, que 2009 serait une année d'opportunités. Est-ce que cette prévision se confirme ? Quels sont les placements gagnants de 2009 ? Jean-Jacques TEISSEDRE : En début d'année, nous avions identifié deux opportunités. La première concernait les actions. Celles-ci avaient subi une baisse excessive, liée à un contexte international exceptionnel. Sans imaginer le calendrier, nous pensions que tôt ou tard la bourse rebondirait. La seconde opportunité concerne un public plus large puisqu'il s'agit des obligations proposées par les plus grandes entreprises. |





