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| La romanité, un relais de croissance à la feria ? |
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| Mercredi, 04 Juillet 2012 14:55 |
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Fréquentation et consommation en baisse, commerçants majoritairement pas satisfaits, les 60 ans de la feria n'ont pas tenu leurs promesses sur le plan économique. C'est ce qui ressort de l'enquête menée par le service études de la CCI de Nîmes.
Première déception : les arènes ont enregistré 68 873 entrées, soit une baisse de 14% par rapport à 2011. Si on applique le ratio traditionnel (une entrée aux arènes = dix personnes dans les rues), on arrive à moins de 700 000 visiteurs venus faire la fête. Moins nombreux, ils consomment en moyenne 10% de moins que l'an passé : 46€ par personne et par jour (hors hébergement et corrida), a calculé la CCI qui a interviewé 300 personnes en face à face.
L'ambiance, les animations et même la sécurité sont jugées satisfaisantes par les personnes interrogées. En revanche, le commerce nîmois en prend pour son grade. Moins de 40% se disent satisfaites des horaires, des jours d'ouverture et de l'offre. Encore une fois cité en (mauvais) exemple, l'Écusson, ses magasins fermés le dimanche et ses rues vides.
Côté commerçants justement, c'est la grise mine. 62%* jugent leur activité peu satisfaisante lors des cinq jours de festivités. Un chiffre qui monte à 65% chez les cafetiers. Seuls les hôteliers ont fait le plein. Plus inquiétant, 56% des commerçants interrogés estiment que l'impact de la feria sur le chiffre d'affaires s'essouffle, 58% chez les cafetiers, 50% chez les restaurateurs.
Le service études de la CCI pointe la déprime économique en ce début d'année. La plupart des gens qui viennent sont originaires du Languedoc-Roussillon (plus de 67%), région où le pouvoir d'achat est plus limité qu'ailleurs.
"La feria cherche un nouvel élan", reconnaît Henry Douais. Face à ce constat, auquel a été confrontée l'équipe précédente, le président de la CCI de Nîmes mise sur la romanité. Il a ainsi proposé d'organiser un festival autour des grands jeux romains, en avril pour ouvrir la saison, et de nouveau évoqué le projet de parc d'animations, qui serait le premier dans la région.
Pas question bien sûr d'enterrer la feria qui représente encore pour certains établissements jusqu'à un tiers du chiffre d'affaires annuel. Mais que faire pour les autres qui parfois n'hésitent pas à baisser le rideau pendant cinq jours ? Mieux les impliquer grâce à l'association Cœur de Nîmes par exemple. "On ne peut pas dissocier le commerce du tourisme", constate Henry Douais, qui souhaiterait rassembler ces deux dossiers en un seul service à la CCI. *L'enquête a été réalisée auprès de 300 commerçants
(café, restaurant, commerce alimentaire et non alimentaire) et 12 hôtels.
Article modifié le 05/07/2012, à 11h (ajout précision baisse fréquentation arènes)
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