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Site du Pont du Gard : On réduit la voilure, mais on garde le cap PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 05 Janvier 2009 23:00

Le vaisseau du Gardon doit faire face, comme tout un chacun, aux conséquences de la crise financière mondiale. Mais, depuis le temps qu'il navigue au dessus des eaux gardoises et à travers les vies des hommes, il en a vu d'autres. Pas de raison de s'inquiéter outre mesure : pour Paolo Toeschi, son futur capitaine, la crise pourrait même être "une chance pour l'aspect développement économique territorial". L'optimisme des grands navigateurs, sans doute, celui qui a lancé Colomb vers Les Amériques et poussa Vasco de Gama au-delà du cap de Bonne Espérance.


08-12-30-Paolo-ToeschiGARD ECO : M. Toeschi, vous êtes arlésien, et vous vous apprêtez à prendre la direction du site du Pont du Gard. Pouvez-vous nous rappeler votre parcours ?
Paolo Toeschi : J'ai 53 ans, une épouse originaire du Gard et trois enfants. Je suis administrateur territorial hors classe, ce qui veut dire que mes études en Droit et Sciences économiques m'ont poussé vers ce que l'on appelle La Territoriale. Je suis donc apte à diriger des collectivités locales. Ce que j'ai fait durant 5 ans à Istres.


GE : Bernard Pouverel ne renouvelant pas sa candidature au poste de directeur du site du Pont du Gard, vous avez postulé pour le remplacer. Ce type de fonction est-il bien dans les cordes d'un administratif ?
PT. : Mon parcours personnel a été très varié, et très formateur. J'ai été chargé de mission durant un an au cabinet de Michel Vauzelle, alors garde des Sceaux sous le gouvernement Bérégovoy.  Puis en 1995, je suis devenu adjoint au Maire d'Arles, chargé des finances, de l'économie et du tourisme, avant d'être moi-même maire d'Arles en 1998, succédant ainsi à Michel Vauzelle élu à la région PACA. Je suis revenu au Conseil général d'où j'avais été détaché pour
fonctions électives, au moment où la CCI "remettait les clefs" du site du Pont du Gard à Damien Alary. Le président m'avait chargé d'une mission : trouver les meilleures modalités de gestion de ce monument qui est véritablement l'emblème du département. J'ai pu mettre en place un EPCC grâce à une toute nouvelle loi, qui a permis aux trois communes historiques de participer au Conseil d'administration, et au département d'être vraiment présent et actif. Puis le Conseil régional est également devenu acteur du fonctionnement et du développement du site. Ma mission m'avait passionné, elle avait abouti, c'est alors que je suis parti vers Istres où ma fonction me plaisait beaucoup. Mais je suis tombé par hasard sur une annonce dans le Monde,  et l'attachement tant spirituel que familial a parlé. J'ai eu la chance d'être sélectionné par le jury en novembre 2007.

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