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Banque de France : Unis pour la sortie de crise PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 29 Novembre 2010 08:00

Voilà un an, presque jour pour jour, que Nicolas Resseguier posait ses valises dans le Gard, pour prendre la direction départementale de la Banque de France. Au plus fort d'une crise qui plaçait les banques commerciales sur la sellette, il a proposé un nouveau rapport entre l'autorité de tutelle et les établissements directement en contact avec les réalités économiques. Depuis son arrivée, Nicolas Resseguier a tenu à rencontrer l'ensemble des responsables bancaires gardois. Il y a quelques jours, il les a tous réunis au siège départemental de la Banque de France pour une rencontre studieuse et conviviale, première édition qu'il souhaite désormais pérenniser. Il nous en dévoile les tenants et les aboutissants…

Gard Eco : Pourquoi avez-vous pris l'initiative d'un tel type de rencontre avec les patrons de banques gardois ?

Nicolas Resseguier : Il y a tout d'abord le contexte général d'évolution des règles du système financier, en sortie de crise, tant au niveau national qu'international. Beaucoup de choses sont en train de changer, ou vont changer, et je pensais intéressant qu'il puisse y avoir au niveau local des remontées d'information, ou de réactions sur toutes ces évolutions qui concernent aussi bien le surendettement que les nouvelles règles qui encadrent le crédit bancaire. Bien entendu, tout cela est géré au niveau national, mais avec des incidences au niveau local. Indépendamment de ce contexte, il est toujours bon de favoriser les contacts entre la banque centrale, qui est un peu le gendarme de la finance locale, et les acteurs financiers directs que sont les banques commerciales.

S'agit-il d'une "opération séduction" pilotée depuis le siège national de la Banque de France ?

Non, c'est une initiative que prennent parfois les directeurs locaux. Ce n'est pas une instruction nationale. Mais l'autre raison qui m'a conduit à organiser cette réunion est qu'il y a beaucoup de banques dans le Gard, une vingtaine d'établissements environ. Et tous ne se retrouvent pas forcément sous l'égide de la Fédération des banques du Gard. La Banque de France en revanche a cette capacité à réunir tout le monde.

Une vingtaine d'établissements bancaires pour un territoire comme celui du Gard, c'est un chiffre qui illustre une certaine densité. Comment ce paysage bancaire se caractérise t'il ?

J'ai justement souhaité débuter cette rencontre par un compte rendu des entretiens bilatéraux que j'ai eu avec chacun des patrons de banque du département, que j'ai rencontrés individuellement en septembre et octobre. Il en ressort notamment que seulement la moitié des banques dispose d'un directeur départemental pour le Gard. En outre, pour une banque sur deux, l'échelon supérieur est à Marseille. Il y a un lien historique beaucoup plus fort avec Marseille qu'avec Montpellier pour le secteur bancaire. On note également que les deux-tiers des banques ont désormais une agence spécialisée pour les entreprises, et ce phénomène connaît une croissance très forte. Concernant les parts de marché, les situations sont très disparates, puisque six banques ont moins de 2% de parts de marché, et quelques très grosses couvrent le plus gros de l'activité.

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