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La chambre de métiers et de l'artisanat célèbre en juin prochain ses 70 ans. Un an après son élection, le président Serge Alméras se pose en réformateur de l'institution.
En 2012, la chambre de métiers fêtera ses 70 ans. Comment allez-vous célébrer cet anniversaire ?
Avant la fête, il y a le projet du CFA, avec un nouveau bâtiment de 6000 m² à côté du grand parking que la mairie va nous donner. Nous allons faire un bâtiment basse consommation pour la formation des apprentis avec hébergement et restauration. Un équipement qui nous manquait jusqu'à présent. La Région va arrêter de financer un CFA de dix apprentis ici, dix apprentis là. Mais pour faire venir des apprentis des P-O ou de l'Aude, il faudra pouvoir les accueillir, les héberger, les restaurer. Nous avons sélectionné trois architectes et nous avons de bonnes chances de boucler le financement de 22 M€, la Région abondant largement. C'est une sorte d'université des métiers de l'artisanat.
Pour les 70 ans, ce sera le 15 juin. Nous ferons une manifestation comme la fête de la formation l'été dernier (voir Gard Éco n°411). Nous faisons descendre le président de l'APCM (assemblée permanente des chambre de métiers), notre tête de réseau. Nous allons essayer de faire parler du secteur de l'artisanat, vital pour l'économie gardoise avec ces 16 000 petites entreprises qui irriguent un peu partout le département.
Après un an de présidence, quel bilan tirez-vous ?
Nous nous sommes engagés sur des thèmes bien précis, comme l'accueil des artisans à la chambre, être au plus près d'eux. Le premier bilan est plutôt positif. Nous sommes en train de mettre en place une plateforme téléphonique qui sera très performante. Les artisans auront des réponses rapides à leurs questions par un premier coup de fil et si toutefois il y a un problème, nous nous engageons à rappeler nous-même sous 48 heures. Quand on connait les conditions de travail des artisans, on se dit que c'est quand même un plus.
Nous voulons à travers cela donner une autre image de la chambre. Pendant la campagne, on nous disait : "c'est une administration, des fonctionnaires". La réalité, ce n'est pas cela. La chambre de métiers a tout un potentiel de services pour accompagner les entreprises dans leur développement, leur pérennité, leur reprise, leur transmission. Mais les gens ne le savent pas. Nous avons par exemple un médiateur du crédit ici. Plutôt que de s'isoler et d'attendre que ce soit cuit, il vaut mieux en parler en amont même si c'est peu glorieux.
Nous avons pendant cette campagne soi-disant rapproché des personnes qui ne pouvaient l'être. Je peux vous dire que cela fonctionne très bien. Tous les élus ont trouvé leur place. Certains peut-être ne sont pas assez investis mais il reste quatre ans pour qu'ils s'y mettent. Je crois que nous avons une équipe soudée. Même s'il y a des débats en interne, nous avons une position unique quand nous sortons de la chambre.
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