Pôle de compétitivité régional Q@LI-MED, à la recherche de l'Excellence
Voulus par le Gouvernement pour accroître la compétitivité de l'économie française, les pôles de compétitivité ont fait l'objet d'une évaluation l'année dernière. Pour le pôle languedocien, les résultats de l'audit se sont révélés "mi-figue, mi-raisin". Insuffisant, même pour un pôle agroalimentaire. Il fallait réagir : c'est chose faite et validée depuis l'AGE du 30 janvier dernier.
Créé depuis trois ans, le PDC Q@LI-MEDiterranée, basé sur les systèmes agroalimentaires durables et la qualité de vie en Méditerranée a commencé à mobiliser le potentiel d'innovation d'une région toutefois peu habituée à développer des relations de proximité entre industriels, chercheurs, enseignants et collectivités territoriales. L'enjeu s'avérait d'importance, le sud de la France représente 25 % du secteur industriel de l'agroalimentaire, soit environ 30 000 emplois permanents en Languedoc-Roussillon, chiffre en augmentation permanente depuis les dix dernières années. Mais si la production agroalimentaire régionale très typée est un atout, elle a le défaut de ses avantages : les entreprises qui la produisent sont relativement petites et peu organisées en matière de mise en marché (hormis quelques poids lourds comme Nestlé, Haribo, Conserves France, Spanghero, Royal Canin, Sakata, RijK Zwaan France, dont on notera qu'ils sont majoritairement Gardois). Le secteur le plus touché est l'industrie vinicole, force et faiblesse du plus grand vignoble français où TPE et PME ont bien du mal à commercialiser leurs produits (les exportations baissent, alors que le marché mondial croît de 10 %). La création d'une marque ombrelle "Sud de France" ne peut suffire à compenser le passage du vin-boisson au vin-plaisir, toute la filière viti-vinicole doit donc œuvrer ensemble pour valoriser la compétitivité du territoire.
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