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Le secteur s'attend à une année compliquée avec un premier trimestre en repli, conjugué à la fin prochaine des mesures fiscales, qui ont soutenu l'activité jusqu'à maintenant.
Attention à la dégringolade ! La vente de logements neufs se contracte, singulièrement dans le Gard, selon la fédération des promoteurs immobiliers (FPI). L'organisation, qui représente 80% de l'activité de la construction privée, tire la sonnette d'alarme pour le département. Elle recense 75 logements vendus au premier trimestre de cette année (source Adéquation). Un bilan inférieur à ce que fait la seule ville de Juvignac, 77, située aux portes ouest de Montpellier.
À Nîmes, 48 ventes se sont conclues entre janvier et mars dernier, contre 153 au premier trimestre 2011, période considérée déjà à l'époque comme médiocre. "C'est gravissime en terme d'emploi et très inquiétant car Nîmes n'est pas sous-équipé, déclare Philippe Ribouet, président pour quelques mois encore de la FPI Languedoc-Roussillon. Il y a le TGV et le taux d'imposition du foncier est le même que Montpellier."
La situation est d'autant plus préoccupante que nos voisins de l'Hérault limitent la casse : moins 16% de logements neufs vendus, toujours au premier trimestre 2012, quand au niveau national, la baisse est de 25%. Paradoxe, les prix, eux, continuent de progresser : 7% entre début 2012 et début 2011 selon la FPI (source Adéquation). Le marché est toujours tendu. Mais il est pénalisé par un manque d'offre.
En cause, le manque de stratégie sur le foncier, dénonce Philippe Ribouet. "Si Nîmes n'entretient pas son offre de terrain, nous allons entrer dans un cercle vicieux. Quelle réflexion mène la Ville pour faire du foncier ?", s'interroge-t-il.
Déjà interpellée en début d'année, la municipalité répond qu'elle évolue dans un environnement contraint avec le plan de prévention des risques des inondations (PPRI). Ce qui ne l'empêche pas de réfléchir à l'avenir avec l'éco-quartier Hoche-Sernam ou la Zac du Mas Lombard. Des dossiers de long terme. "Un projet urbain de 1000 ou 2000 logements, c'est bien, réplique Philippe Ribouet. Mais la question à se poser, c'est comment passer d'une agglomération de 150 000 à 200 000 ? Toutes les enquêtes montrent que les gens veulent venir. Il faudra bien imaginer comment les accueillir."
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