| Filière agricole : Le Gard se met au vert |
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| Mardi, 06 Octobre 2009 00:00 | |
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Selon le président du Conseil général, Damien Alary, "Si le bio s'ancre durablement dans les modes de consommation avec une croissance de + 10 % à 30 %, les produits restent encore majoritairement importés. Le bio de proximité est donc un marché à saisir pour les agriculteurs gardois". Pour donner au département les moyens d'une ambition audacieuse - devenir le premier département Bio de France - le Conseil général a engagé en 2008 un plan d'actions afin de structurer la filière et de développer le bio de proximité. Trois axes principaux ont été retenus pour guider ce plan : le Renforcement de l'amont, en développant le conseil technique de terrain, les outils de diffusion des référentiels technico-économiques et la formation. Une meilleure structuration de l'aval, en développant les circuits de commercialisation, et soutenant les projets stratégiques d'entreprises au national et à l'export. La Création du lien aval/amont par l'organisation régulière de rencontres producteurs/metteurs en marché. Le Centre d'Initiatives pour Valoriser l'Agriculture et le Milieu rural (CIVAM) du Gard a en outre été mandaté pour sensibiliser l'ensemble des acteurs et pour l'animation territoriale nécessaire à l'émergence de projets de territoire. Gard Eco : Qu'est-ce qui a poussé le Conseil général à se lancer ce défi de faire du Gard le premier département bio de France ? Philippe Castanet : L'objectif du département est de favoriser l'émergence d'une agriculture durable, selon deux axes : le développement de l'agriculture raisonnée, d'une part, qui permet notamment de préserver la ressource en eau et la biodiversité, et le développement du bio, d'autre part. N'est-ce pas un simple habillage d'aides à l'agriculture ? Le plan d'action que nous avons mis en place nous permet d'aider l'ensemble des filières agricoles. Nous avons au préalable fait réaliser un audit, qui a débuté par l'analyse de la consommation, car nous voulions partir du marché, et aborder le bio comme un débouché potentiel pour l'agriculture. On constate ainsi que la consommation est en croissance annuelle de 10% à 30%, mais qu'elle profite principalement à des produits importés, faute d'offre locale suffisante. Ensuite, nous nous sommes penchés sur la production actuelle du département, et sur les acteurs de la filière. L'objectif du Conseil général était à ce stade de redéfinir nos interventions, et de les accentuer. Le cahier des charges que nous avons élaboré a été constitué en partenariat avec le CIVAM Bio et la Chambre d'agriculture, pour remettre à plat toutes les actions possibles.
Sur quelles actions est-ce que ce travail a débouché ? Nous avons distingué plusieurs catégories d'actions : celles qui se situent plutôt en amont de la filière, en confiant des missions à la Chambre d'agriculture et au CIVAM Bio, comme le conseil, l'appui technique, la formation, la sensibilisation. Viennent également les actions de commercialisation, avec des dispositifs d'aide aux projets d'entreprises pour d'une part aider ceux qui y sont prêts à conquérir de nouveaux marchés, et d'autre part, pour ceux - de plus en plus nombreux - qui veulent se convertir au bio, qu'ils puissent apprendre non seulement à produire, mais surtout produire les bons produits. C'est une façon pour faire du lien entre les acteurs de la filière. Le bio est-il la solution miracle face à la crise actuelle ? Il y a ceux qui sont déjà en bio, et ceux qui vont y passer. Les premiers ont déjà des marchés bien rémunérateurs, et subissent moins la crise que les autres agriculteurs. Par contre, ils ont les difficultés directement liées à leur mode de production et à leur activité, et c'est dans ce domaine que nous devons les aider. Ceux qui sont en phase de conversion n'ont pas les mêmes besoins. Ils attendent de conseil et d'appui technique, pour savoir comment produire. Car si le marché est plus rémunérateur, il ne fait pas oublier les coûts de production qui sont également plus élevés. Avant d'être labellisé, la phase de conversion n'est-elle pas lourde à assumer pour une exploitation agricole ?
Le Bio dans le Gard- 2ème département français en nombre de producteurs Bio : 370 producteurs Arcadie spécialiste de l'aromatisation en bioLa Société Coopérative de Production Arcadie s'est implantée dans le Gard en 1990, suite à un redéploiement de son activité. Une période qui coïncide avec le lancement de sa marque "Cook" sous laquelle est commercialisé tout ce qui donne du goût aux plats (épices, fruits confits, champignons et les légumes déshydratés) ou à l'eau (thé). L'autre marque phare de la société, "L'herbier de France", est vouée à la commercialisation des plantes à infusions classiques, des mélanges en infusettes ou en sachets kraft. Evènement en DVD le 26 octobre "Nos enfants nous accuseront"
Chaque année, en Europe, 100 000 enfants meurent de maladies causées par l'environnement. 70% des cancers sont liés à l'environnement dont 30% à la pollution et 40% à l'alimentation. Chaque année en France, on constate une augmentation de 1,1% des cancers chez les enfants. Seul mot d'ordre de ce film : Ne pas seulement constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d'agir, pour que, demain, nos enfants ne nous accusent pas. Le journal "Le Monde" daté du 11 juin dernier publiait ce commentaire : "Citoyen, concret, instructif, émouvant, drôle : plus qu'un film, c'est un outil d'utilité publique qui réveille les consciences endormies en faveur d'une agriculture protectrice de la terre et de la santé des hommes. Documentaire événement de l'année 2008, avec près de 300 000 spectateurs dans les salles de cinéma et 2 millions de connexions sur le site du film, " Nos enfants nous accuseront " est un film qu'il faut avoir vu quand on a une conscience environnementale" |






Créée au début des années 1930, la cave coopérative compte 300 ha de vignes et 90 coopérateurs pour une production moyenne de 18 000 hectolitres par an.
"Nos enfants nous accuseront" raconte la courageuse initiative d'un village gardois de Barjac, qui décide d'introduire le bio dans la restauration scolaire. Le réalisateur brosse un portrait sans concession sur la tragédie environnementale qui guette la jeune génération : En France comme partout sur la planète, l'empoisonnement des campagnes par la chimie agricole (76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur le sol français) et les dégâts occasionnés sur la santé humaine.