| Elections de Juin 2009 : Avec l'Europe, la Région est à l'ouest |
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| Lundi, 04 Mai 2009 00:00 | |
Elections au Parlement européen : Le pouvoir des députés transforme jusqu'à la carte de FranceDu 4 au 7 juin 2009, 375 millions d'Européens éliront leurs 736 députés pour siéger au Parlement européen durant cinq ans. Vu de Strasbourg, le Languedoc-Roussillon est situé dans la grande région sud-ouest, comme l'Aquitaine et Midi-Pyrénées.
Qui sont nos députés européens ? Ce sera la septième fois que des députés européens seront élus au suffrage universel direct. Seront-ils pour autant plus proches de l'électeur de base ? A ce propos, sommes nous nombreux à connaître les noms des 10 députés de la grande région sud-ouest, une délimitation décidée en 2003, sur la base du dernier recensement ? Surtout, sommes nous nombreux à les avoir rencontrés "pour de vrai" ? Ils se nomment Kader Arif, Françoise Castex, Jean-Marie Cavada (celui-ci peut sembler familier à tous les détenteurs d'un poste de télévision, et de surcroît, il fit un temps des apparitions à Nîmes), Christine de Veyrac, Alain Lamassoure (autre personnalité un temps sollicitée par les médias), Anne Laperrouze, Jean-Claude Martinez (il franchit rarement le Vidourle), Robert Navarro, Gérard Onesta, Béatrice Patrie. On remarquera la quasi parité homme-femme, elle est impérative sur les listes des partis politiques. Leur rôle, les enjeux Seule institution de l'Union européenne élue directement par les citoyens, le Parlement européen exerce trois pouvoirs : législatif, budgétaire et contrôle politique des autres institutions européennes. Eminemment politique, cette représentation des citoyens européens établie les lois (appelées directives ou règlements) qui influencent notre vie quotidienne. Ce que l'on sait moins c'est que les gouvernements ont une certaine latitude pour appliquer ces directives. C'est ainsi que l'on peut voir une directive sur les fromages (protection, rafraîchissement…) être appliquée avec la dernière rigueur en France, lorsqu'en Espagne, une plus grande accommodation est tolérée. C'est le pouvoir national qui place le curseur, et le supranational qui en pâtit. Incarné par le président, élu pour deux ans et demi, renouvelables, le Parlement européen a plus que jamais son rôle à jouer dans la crise qui secoue le monde, les problèmes migratoires et la sécurité, l'amélioration des conditions de vie des nouveaux entrants…Reste à savoir si nos élus européens font correctement leur travail de député, tout au moins du point de vue de la présence et des interventions, ce qui pour certains n'est pas une mesure suffisante. On pourra trouver matière à réflexion sur Internet, au travers de certaines enquêtes édifiantes, et même si le site Parlorama a été forcé de fermer son accès, à peine quelques heures après son ouverture. Le parlement est-il vraiment inféodé au pouvoir exécutif ? Les députés ne prennent-ils pas suffisamment leur fonction au sérieux ? La politique européenne ne va-t-elle pas dans le sens où nous souhaitons la voir s'engager ? Pour le dire, et l'affirmer, rien ne vaut l'action de voter. Elle est toujours plus positive que l'abstention, et au moins, légitime la critique.
La Campagne électorale, côté pratique Le dépôt des candidatures aura lieu du 11 au 22 mai, et la campagne officielle débutera le 25 mai pour s'achever la veille du scrutin. Les députés européens représentant la France seront élus au scrutin proportionnel à un tour, le seuil de répartition des sièges entre les listes étant de 5 % des suffrages exprimés. Les élections européennes se déroulent au scrutin de liste à un tour. Ce sont les partis politiques qui présentent des listes sur lesquelles le nombre de candidats est égal au double du nombre de sièges à pourvoir dans la circonscription. Chaque circonscription n'a pas le même nombre de députés européens, la différence s'expliquant par la démographie : Ils sont dix pour le Nord-Ouest de la France, neuf pour l'Ouest, neuf pour l'Est, dix pour le Sud-Ouest, treize pour le Sud-Est, cinq pour le Massif central et le Centre, treize pour l'Île-de-France et trois pour l'Outre-mer.
En sud-est ou sud-ouest…Le Languedoc-Roussillon bénéficie de l'aide européenne
De 2000 à 2006, l'enveloppe régionale globale s'est montée à 316 M€, dont 102 consacrés au département du Gard, le plus actif des cinq départements languedociens. La meilleure façon d'espérer au moins autant pour la tranche 2007-2013. En effet, pour que l'enveloppe du programme suivant soit aussi consistante que la précédente, voire plus, il faut avoir utilisé l'intégralité des sommes prévues. Le Gard a même dû demander une rallonge, pour cause d'inondations malheureusement.
Le programme 2007-2013 a prévu de verser 800 M€ aux languedociens ce qui représente un investissement du double, les financements étant assujettis au versement de la même somme, répartie sur les différents financeurs publics et privés. Dès décembre 2006, un contrat de projets Etat-Région a été signé afin de formaliser les nouvelles orientations des programmes d'aides : au lieu de privilégier, comme auparavant, les zonages, ce sont désormais des thématiques qui consolident la stratégie européenne. Laquelle dépend essentiellement du Parlement européen qui vise à faire de l'UE "l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde… ". Les fonds se concentrent donc sur la compétitivité, l'emploi et la croissance durable, et s'ancrent sur les thèmes prioritaires de l'innovation, les technologies del'information et de la communication, et les énergies renouvelables. Les entreprises qui oeuvrent dans ces domaines, fussent-elles petites ou moyennes, peuvent espérer profiter de la manne européenne. Efforts de relance Dans le contexte de crise mondiale, le secteur public soutient l'activité économique en encourageant et accompagnant les initiatives privées. Un comité de suivi s'est déroulé dans les locaux de Sup-Agro à Montpellier, le 22 avril dernier, en présence des représentants de la Commission européenne en charge de ces dossiers. Il était co-présidé par Claude Baland, préfet de la Région et de l'Hérault, et par Georges Frêche, président du Languedoc-Roussillon. Trois propositions ont été énoncées : améliorer les temps de réponse relatifs à l'attribution des crédits (dans le respect des règlements) ; ouvrir plus largement les crédits européens aux porteurs de projets ; investir et maximiser la consommation des crédits 2000-2006 disponibles, dont l'utilisation a été prolongée jusqu'au 30 juin 2009 par la commission européenne. Des mesures exceptionnelles, limitées à la période 2009-2010, qui dérogent au principe habituellement en vigueur d'une consommation à rythme régulier, tout au long de la durée de vie d'un programme. Une campagne de communication régionale, destinée à relancer la promotion des programmes européens aura pour thème "L'Europe donne du ressort au Languedoc-Roussillon". Stratégie d'innovation avec JEREMIE Un nouveau dispositif a été lancé en octobre 2008 pour la première fois en France, et en Europe, à l'attention des PME, Le déploiement du dispositif aura lieu au 2ème semestre 2009, sous la houlette d'un comité de pilotage il distribuera 30 M€ (15 FEDER/15 Région). Une antenne JEREMIE sera ouverte à Montpellier jusqu'au 31 décembre 2015.
Un portail régional pour des programmes européensDepuis le 15 avril dernier, un site internet est mis à disposition des porteurs de projets, afin de les aider à mieux appréhender la réalité du montage d'un dossier de demande de subvention. www.languedoc-roussillon.eu
Un lien pédagogique : la Maison de l'Europe
La Maison de l'Europe de Nîmes et sa région met son local à la disposition d'une autre association dont l'objectif est également centré sur les questions européennes: le Mouvement Européen Gard, qui appartient au Mouvement Européen France. Le Mouvement Européen Gard inclut un groupe "Jeunes Européens du Gard". 3 place Hubert Rouger |






La France doit élire 72 députés dimanche 7 juin prochain (le 6 juin dans les DOM -TOM), soit six de moins qu'aux précédentes élections. Elargissement européen à 27 oblige, même si un flou persiste encore sur ce point. On se souvient qu'après l'abandon du projet de constitution européenne, l'idée d'un traité simplifié, dit de Lisbonne, a été retenu et proposé dans les états membres. Pour entrer en vigueur, il doit être ratifié à l'unanimité, or, l'Irlande a rejeté le traité. C'est donc toujours le traité de Nice qui régit l'Union européenne, en attendant un deuxième référendum promis par l'Irlande avant le 31 octobre 2009. Si cette deuxième tentative se soldait par une réponse positive (ce qui prouverait la force de la communication européenne), le traité de Lisbonne entrerait alors en vigueur, après les élections de juin, et la France aurait deux députés supplémentaires. On passerait alors à 754 députés jusqu'en 2014.