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Elections à la CCI de Nîmes : Eric Giraudier veut une CCI plus "ouverte" PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 22 Novembre 2010 08:00

En présentant ses colistiers pour les élections à la CCI, le candidat à la présidence, Eric Giraudier, voulait clairement afficher la couleur d'une équipe qui, bien que soutenue par le président sortant, incarne un nouveau visage de l'économie gardoise : "cette liste est à l'image de notre économie : dans sa diversité, dans ce qu'elle incarne de renouveau, et dans sa capacité à faire face aux nouveaux défis, elle se conjugue non pas au passé simple ou au passé composé mais au présent et au futur, en effet c'est avec une nouvelle génération d'entrepreneurs que se bâtira la CCI du 21è siècle. Puisque nous voulons être les représentants des forces vives de notre territoire, nous devons être le reflet de leurs préoccupations, et de leurs ambitions "

10-11-23-giraudierC'est ce que le candidat appelle "la dynamique de proximité". Un slogan qui illustre sa campagne, lancée voilà plus d'un an, et conduite selon deux approches : Tout d'abord, la constitution de groupes de travail thématiques, afin d'aborder les enjeux, les défis et les opportunités pour l'économie gardoise. Ensuite, assurer une présence et une représentativité de la liste sur l'ensemble du territoire. "J'ai un réel attachement au fonctionnement des relais, confirme le candidat. Ce fonctionnement s'appuie sur le rôle des délégués consulaires, que je souhaite conforter en créant la fonction de délégués consulaires associés, afin de répondre à la forte demande de représentation qui émane des territoires. Ces délégués consulaires associés pourront accéder aux groupes de travail, œuvrer dans les relais, avoir des informations de façon privilégiée, être invités à toutes les manifestations de la chambre"

En conclusion de ces travaux qui auront duré plusieurs mois, le programme de la liste " CCI 2010-2015 " se présente non pas comme une liste de promesses électorales, mais comme un cadre de travail articulé autour de trois enjeux forts.

 

L'accompagnement des entreprises et des commerces

Sécuriser la création, favoriser le développement et accompagner la transmission doivent, selon Eric Giraudier, être les trois piliers des missions de la CCI. Trois moments clés de la vie d'une entreprise ou d'un commerce pour lesquels il souhaite développer une approche de proximité, et des solutions adaptées. Car avec plus de 20 000 entreprises et commerces ressortissants, la CCI de Nîmes doit faire face à des besoins très différents. "De la startup innovante, en recherche de capitaux, jusqu'à la filiale d'un groupe d'envergure mondiale en quête de collaborateurs formés, en passant par la PME familiale, chacune doit pouvoir trouver parmi les prestations proposées, celle qui correspond à ses besoins. Pour cela, nous nous engageons à développer encore plus la palette des prestations disponibles " confirme la tête de liste.

Or, Si la CCI de Nîmes est aujourd'hui reconnue pour la qualité de ses interventions, bon nombre de chefs d'entreprises et de commerçants déclarent ne pas connaître les services qui leurs sont accessibles. Afin d'y remédier, Eric Giraudier veut mettre l'accent sur les outils de communication "afin que tous les services de notre CCI soient clairement connus par tous sur notre territoire". Il s'agit pour lui de passer "de l'administration des ressortissants, à la gestion de la relation clients". Comme il l'explique, "nous souhaitons doter la CCI de Nîmes d'un véritable outil de CRM (gestion de la relation client), afin que chaque entreprise fasse l'objet d'un suivi personnalisé. Pierre angulaire de cette nouvelle culture de la proximité, cet outil de gestion de la relation client doit également permettre d'anticiper les besoins émergents, comme celui de préparer sa transmission quelques années à l'avance. Sur ce seul dossier, quelque 25 000 emplois seraient en jeu à ce jour".

La mutualisation des efforts sur le territoire

"Quel chef d'entreprise ne s'est jamais posé la question de savoir quel était le bon interlocuteur pour la prise en charge d'une formation, ou pour monter un dossier de subvention, ou encore savoir quand son entreprise serait raccordée au réseau en Haut-débit !", demande Eric Giraudier. Autant d'exemples qui, pour lui, ne sont pas du ressort direct des CCI, mais pour lesquels la Chambre doit être l'interlocuteur naturel des dirigeants.

Même approche concernant l'aménagement du territoire en général, ou des zones d'activités en particulier : "Si la CCI n'est pas maître d'œuvre en la matière, elle n'en demeure pas moins un référent pour les acteurs locaux en charge de ces dossiers. Qu'il s'agisse d'éclairer les choix des élus, en produisant les études adéquates, ou d'impulser de nouveaux projets pour mobiliser le potentiel de chaque territoire, nous devons faire valoir l'expertise de notre CCI et sa légitimité au cœur de ces enjeux de proximité".

Au-delà du simple fait de rompre avec l'isolement du dirigeant, la dynamique des "Clubs d'entreprises" initiée par la CCI de Nîmes a posé depuis plusieurs années les bases de ce que pouvait apporter la réflexion mutualisée, autour d'enjeux communs. Une démarche que le candidat à la succession souhaite étendre pour accroître le nombre d'entreprises impliquées dans un ou plusieurs "clubs", "hubs" ou "réseaux". "En apportant son savoir-faire en termes d'animation et d'appui technique aux Clubs, la Chambre doit permettre aux entreprises impliquées de se concentrer sur la réflexion, l'action, et la défense de leurs intérêts communs".

Cette volonté de replacer la CCI au cœur du paysage économique local est, selon lui, une nécessité induite par la nouvelle organisation des territoires : "Depuis les premières lois de décentralisation, la répartition de la compétence économique entre les différents échelons territoriaux a conduit les Chambres de commerce à trouver leur nouveau positionnement. Face à cet émiettement des responsabilités et des compétences, notre CCI doit plus que jamais jouer son rôle de référent en la matière, et faire valoir son expertise". Un positionnement qu'Eric Giraudier associe directement avec l'un de ses arguments de campagne : l'indépendance vis-à-vis du pouvoir politique "Ouverte au dialogue et à la coopération avec les autres acteurs du territoire, notre CCI doit également veiller à son indépendance afin que la défense des intérêts de nos entreprises soit la seule motivation dans ses prises de position. C'est cette neutralité que nous nous engageons à défendre, car c'est la condition pour jouer à plein notre rôle de mutualisation des énergies.  C'est notre engagement pour une CCI indépendante, incontournable, indispensable… "

L'action au-delà des frontières du Gard

Perte d'autonomie pour certains, opportunité pour d'autres, la régionalisation sera surtout une réalité applicable dès cette élection consulaire. En votant pour les représentants au sein de l'assemblée de la CCI Territoriale (CCI-T), les électeurs désigneront également les élus de la future CCI Régionale (CCI-R). Un enjeu qu'Eric Giraudier ne prend pas à la légère, et pour lequel il s'est attaché à s'entourer de candidats suffisamment disponibles et impliqués pour y répondre : "Ce sont eux qui devront alors veiller à ce que soient pris en compte les intérêts de notre territoire, notamment lors du vote des budgets alloués à chaque CCI-T. Ce sont eux également qui devront assurer le lien entre notre CCI-T et CCI-R, afin que nos ressortissants bénéficient totalement des nouveaux services nés de cette régionalisation".

Mais au-delà des frontières du Languedoc-Roussillon, le candidat à la présidence souhaite également replacer le Gard dans la compétition nationale : "Grâce à la qualité de vie que l'on y trouve, le Gard présente un potentiel d'attractivité immense non seulement pour les entreprises en recherche de nouvelles implantations, mais aussi pour les salariés qui décident un jour de sauter le pas pour reprendre une affaire "dans le sud"… Dans cette course à l'attractivité, notre territoire peine pourtant à tirer son épingle du jeu, au profit de zones mieux mises en valeur, ou plus actives en termes de veille. C'est la raison pour laquelle nous voulons que notre CCI participe très activement à la promotion du territoire, en adoptant un fonctionnement proactif et dynamique". Un effort pour lequel il envisage notamment de renforcer les liens avec l'ensemble du réseau des CCI qui représente selon lui "un creuset d'expériences, de savoir-faire et d'opportunité peu exploitées à ce jour".

"Tournée vers l'extérieur, notre CCI doit être un acteur important de la promotion du territoire, et veiller à son rayonnement à l'extérieur de nos frontières. Nous souhaitons également faire de notre CCI un véritable acteur de veille (stratégique, technique, juridique…), afin d'identifier chaque opportunité pour notre développement économique, et d'anticiper les évolutions qui concernent nos commerces et nos entreprises", conclue t'il.

Un cadre de travail à décliner en actions concrètes

Pour illustrer la cohérence de ces trois axes de travail, Eric Giraudier s'appuie sur des exemples de ce qu'il considère être des réussites emblématiques de la mandature de Denis Volpilière : "Nous venons d'assister à la troisième édition des rencontres TransmiCCIbles, initiées par la CCI de Nîmes. Elle a été tout d'abord le reflet de la qualité de l'accompagnement que peut dispenser la CCI, face à l'enjeu colossal que représentent les 18 000 entreprises qui devront trouver repreneur, à l'échelle régionale au cours des prochaines années. Un enjeu pour lequel la CCI a réuni non seulement les acteurs institutionnels impliqués, région, départements, agglo…, mais également les professionnels de la transmission que sont les avocats, les notaires, les experts comptables, les banquiers, au sein du réseau TransmiPro. Enfin, en seulement trois éditions, TransmiCCIbles a pris une stature qui dépasse les frontières administratives, en s'ouvrant aux CCI d'Alès, de Montpellier, d'Arles et du Vaucluse".

"Cette logique au triple objectif d'être à la fois centrée sur le service aux entreprises, catalyseur de l'économie locale, et ouverte sur l'extérieur, doit également guider les nouveaux projets qui s'offrent à nous", poursuit-il : "Celui du Pôle d'Excellence Rurale "Cévennes Vallée Numérique", né de la rencontre entre des chefs d'entreprises, les collectivités locales et la CCI, et qui vise, à partir des compétences existantes (laboratoires, entreprises T.I.C, Innov'Up...), à créer un pôle d'excellence rurale dans le domaine des technologies de communication ludique (plus particulièrement jeux vidéo) sur internet et toutes activités périphériques. Autre exemple, dans le Gard Rhodanien, le programme "Cyclium", qui doit permettre aux PME locales de bénéficier des retombées économiques du site nucléaire de Marcoule, identifié pour les dix prochaines années comme étant le plus grand chantier mondial d'assainissement et de démantèlement d'installations nucléaires. Sans oublier le rôle que notre CCI doit jouer aux côtés des commerçants : En apportant tout son soutien aux UCIA, comme en témoigne l'actuelle opération de dynamisation du cœur de Nîmes, en éclairant, également, les choix des collectivités, dans leurs schémas d'aménagement commercial, mais aussi, en apportant aux commerçants le conseil, la formation et les services dont ils ont besoin pour pérenniser leur activité face aux nouveaux modes de consommation ".

 

La "Liste Giraudier" en chiffres- Nombre de nouveaux représentants (membres titulaires et délégués consulaires) : 70%
- Nombre de femmes : 23%
- Répartition du nombre de représentants (membres titulaires et délégués consulaires) par relais : 
21% sur le relais de Bagnols
13 % sur le relais de Beaucaire
13 % sur le relais de Vauvert
7 % sur le relais du Vigan
49 % sur le relais de Nîmes