Economie & marchés PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 04 Novembre 2008 00:00


L'été a été calme, en apparence, pour les principaux marchés boursiers occidentaux, mais l'actualité de ces deux derniers mois a été marquée par quelques ruptures de tendance spectaculaires.
OFI AM nous livre son analyse.

MARCHÉS

Forte correction des matières premières et, notamment, du pétrole. Le baril a perdu, en extrêmes, plus de 35 $ le baril, soit une baisse de 25%. Dénouement de positions spéculatives ou baisse plus fondamentale ? Par ailleurs, l'indice CRB représentatif des matières premières (dont près de 35 % d'énergie) vient de connaître en juillet sa plus forte baisse mensuelle depuis 1980.


Baisse également des pays émergents, très liés à ce secteur : la bourse brésilienne recule de 17 % depuis le 30 juin, la Russie de 30 %. L'indice global perd quant à lui 13 %.
Renversement de tendance pour les taux obligataires. Ils se détendent après une vive tension en mai/juin. Les rendements gouvernementaux à 10 ans ont baissé de près de 0,50% dans la zone Euro et 0,20% aux USA.
Reprise spectaculaire du dollar. Il a gagné près de 10 % vis-à-vis de l'euro. Notons également la reprise du yen (8 %) contre l'euro.

ÉCONOMIE

Le premier trimestre avait surpris positivement, mais les perspectives économiques sont désormais clairement à la baisse. En Occident, le " crédit crunch " devient une réalité. Les pays émergents montrent également certains signes de ralentissement.
POLITIQUES MONÉTAIRES
La dégradation de la conjoncture économique a eu le mérite de freiner les ardeurs des Banques Centrales. La BCE a surpris en juillet en se montrant préoccupée par la faiblesse de l'activité. Les marchés attendent un statu quo pour les prochains mois. En revanche, nous avons assisté à un durcissement monétaire dans les pays émergents : douze pays ont relevé leurs taux directeurs pour enrayer une inflation qui dépassait souvent 10%.

CRISE FINANCIÈRE

Les autorités US ont organisé le " sauvetage " de Freddy Mac et Fanny Mae, des banques spécialisées dans le crédit hypothécaire. Nous avons assisté à une dizaine de faillites de banques régionales et quelques "poids lourds" (voir Merrill Lynch) ont communiqué sur leurs comptes dans une bonne transparence. 

STRATÉGIE

Au final, le bilan estival est plutôt positif : la valorisation relative des actions s'est améliorée avec la baisse des taux d'intérêt, notamment sur les pays émergents qui ont fait l'objet d'une sérieuse correction.
Par ailleurs, la baisse du pétrole et la reprise du dollar créent une situation plus équilibrée. Cependant, le chemin de la reprise boursière risque d'être heurté. Il est encore trop tôt pour déterminer l'ampleur du ralentissement économique et l'aversion au risque des investisseurs est toujours forte.