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Alès accueille cette semaine un colloque sur la qualité de l'air intérieur. Un sujet méconnu qui cache un marché à conquérir pour les entreprises locales.
Pollution aux hydrocarbures, pollution à l'ozone, pollution des fleuves et des rivières. En matière environnementale, on croit souvent que les risques sont à l'extérieur. Et pourtant ce n'est pas forcément chez soi qu'on est le mieux protégé. "On va vers des habitats de plus en plus confinés pour des raisons énergétiques. Problème, ils confinent aussi tous les produits", explique Jean-Louis Fanlo, directeur adjoint du laboratoire génie de l'environnement industriel (LGEI) à l'école des mines d'Alès.
Peinture, ameublement en bois reconstitué, moquette, plastique, détergents en tout genre, sans oublier l'encens et les désodorisants. La liste peut donner le tournis. Tous ces produits émettent des "Cov", des composés organiques volatils, susceptibles de nuire à la qualité de l'air respiré. Quand on sait que nous passons 80% de notre temps dans un lieu fermé...
Des études scientifiques ont montré l'impact des Cov pour l'homme, selon Jean-Louis Fanlo. Cela peut aller de la simple démangeaison au syndrome dit du "bâtiment malsain", entraînant parfois un mal-être psychologique. "C'est une problématique sociétale qui va impacter tous les décideurs."
C'est pour faire le point sur ce sujet que l'école des mines d'Alès organise ce mardi une conférence intitulée "Qualité de l'air intérieur : Où en sommes-nous ? Réglementation, métrologie, santé". Plus de 120 personnes y participent. Chercheurs, universitaires, architectes, représentants de laboratoire et du ministère de l'environnement. Les pointures sont réunies au pied des Cévennes. "Du très beau monde", assure Bruno Aubert, dirigeant de Cairpol (voir encadré), le fabricant de capteurs implanté à Méjannes-lès-Alès.
Mais la journée ne se résume pas à une rencontre d'experts et de sommités scientifiques. Les industriels et les entrepreneurs sont aussi invités. Objectif : susciter des vocations. "Nous sommes obligés de faire venir les spécialistes de loin car c'est un microcosme, admet Jean-Louis Fanlo. Mais nous voulons ouvrir le marché local." La conférence est organisée en partenariat avec le pôle de compétitivité Risques, qui a pour mission de structurer une filière gestion des risques en Paca et en Languedoc-Roussillon.
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