Secteur de l'hôtellerie-restauration : Le Tourisme, un point d'appui qui peut soulever un monde en crise.
Christine Lagarde, ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi et Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé du Commerce, de l'Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme et des Services ont décidé de réunir fin avril, à Paris, tous les acteurs de la restauration pour "préparer l'avenir d'une profession essentielle pour l'activité économique et touristique de notre pays". Ca va mieux lorsque c'est un ministre qui le dit.
Les professionnels de la restauration et de l'hôtellerie n'auront pas eu longtemps à attendre avant d'avoir la réponse qu'ils attendaient à propos du taux de TVA. Il sera bien à 5,5 %, à condition que la profession s'engage à faire des efforts sur les prix, la situation des salariés, et l'emploi, ce qui passera par des discussions au cours d'Etats généraux. En ces temps troublés, elles risquent d'être serrées, tant les hôteliers-restaurateurs, sans oublier les cafetiers, sont en souffrance. S'il n'y avait que les taxes ! Mais ils ont en plus à faire face à l'interdiction de fumer dans leurs établissements, et doivent désormais devenir experts en matière d'âge minima chez les jeunes. Pour compenser tous ces efforts, la seule baisse de la TVA ne suffira pas. Les professionnels aimeraient pouvoir compter sur une impulsion donnée au Tourisme, véritable valeur ajoutée pour la restauration, et pourtant secteur insuffisamment soutenu. Les industries de l'automobile font l'objet d'un plan de relance important, malgré le peu de lisibilité quant à leur avenir, alors que le Tourisme qui représente 6 % du PIB national et emploi plus de salariés, n'est même pas évoqué (17 % du PIB régional). "Ce secteur n'est pas prix au sérieux. M. Novelli a déclaré en novembre dernier" rappelait la présidente nationale de l'UMIH (Union des métiers et industries de l'hôtellerie) présente à l'AG gardoise du syndicat patronal "qu'il ne veut pas que la France soit une réserve à touristes". Et elle ajoutait "C'est bien ennuyeux de voir que l'une des forces économiques de la France n'est pas prise en considération". En écho dans la salle, l'un des participants ajoutait "Forcément, là-dessus, ils n'ont pas à faire d'effort, notre patrimoine n'est pas délocalisable". Or, tout véritable professionnel du commerce sait bien qu'il faut d'abord préserver sa clientèle existante avant de tenter d'en conquérir une nouvelle. Et si la France reste l'une des premières destination mondiale (3ème rang mondial en matière de dépenses), il sera bon qu'elle ne s'endorme pas sur ses lauriers, tant les bouleversements qui s'annoncent dans le redéploiement des richesses et des centres d'intérêts sont majeurs.
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