| Développement économique : la RGPP accouche de la DIRRECTE |
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| Mardi, 02 Juin 2009 14:53 |
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En BrefA compter du second semestre 2009, la DIRECCTE va naître en Languedoc-Roussillon, de la fusion des :
- direction régionale et départementales de l'emploi, du travail et de la formation professionnelle (DDTEFP et DRTEFP), - division développement industriel (DDI) de la DRIRE, - mission concurrence de la direction régionale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DRCCRF), - délégation régionale du tourisme (DRT), - direction régionale du commerce et artisanat (DRCA), - direction régionale du commerce extérieur (DRCE), - chargés de mission régionaux d'intelligence économique (CRIE) La nouvelle "superstructure" sera organisée autour de 4 pôles : - Pôle Economie - entreprises - emploi (3E) - Pôle Politique du travail (T) - Pôle Concurrence, consommation, répression des fraudes (C) - et un pôle "centralisateur" intitulé "Performance et ressources stratégiques", auquel sont rattachés les services études, statistiques, évaluation et intelligence économique. Le maillage territorial sera assuré par la biais d'UT : Unités territoriales, à l'échelle des départements. Le Languedoc Roussillon, préfigurateur de la RGPPEn juin 2007, dans le cadre du chantier de la révision générale des politiques publiques (RGPP), Nicolas Sarkozy annonçait la création de Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRECCTE). En Août 2008, le Premier Ministre lançait la phase de préfiguration de ces nouvelles structures regroupant une dizaine d'entités régionales et départementales. Parmi les cinq régions retenues pour être préfiguratrices de cette nouvelle organisation figurait le Languedoc Roussillon. Gard Eco s'est procuré le rapport de préfiguration remis il y a quelques semaines par Alain Salessy, actuel directeur de la DRIRE, et fortement pressenti pour prendre la tête de la future DIRECCTE. En prenant la décision de regrouper l'ensemble des services dépendant du Ministère de l'économie, de l'industrie et de l'emploi sous un bannière commune, l'Etat espère avant tout réaliser des économies d'échelle, en mutualisant certains services administratifs. Les gains ainsi attendus, même s'ils ne donneront pas lieu à des licenciements, pourraient représenter environ 37% de départs à la retraite non remplacés sur la période 2009 à 2012. Des chiffres qui comptent, à l'échelle de l'actuelle administration régionale, au sein de laquelle près de 40% des agents ont plus de 54 ans. Une stratégie selon trois axes La nouvelle organisation articulera sa stratégie autour de trois axes forts :
Les "plus" de la DIRECCTE Rien de très nouveau, a priori, puisque ces missions préexistaient, bien que réparties au sein d'entités indépendantes. Mais aux économies de fonctionnement attendues, la future DIRECCTE espère pouvoir ajouter des effets de synergie en rendant possible la collaboration transversale entre les différents opérateurs du monde économique. Des effets que le rapport de préfiguration éclaire sous quatre aspects : Nouvel organigramme
La DIRECCTE sera placée sous la direction d'un directeur régional, interlocuteur du préfet de région, qui aura autorité sur les chefs de pôle, et sur les responsables d'Unités territoriales. Les chefs de pôle auront pour principale mission de coordonner les actions des responsables d'Unités territoriales, notamment en appliquant à l'échelle de la région les directives des administrations centrales. Les responsables d'unités territoriales auront à charge de mettre en œuvre les orientations définies par les pôles, et seront les interlocuteurs privilégiés des préfets de département et des instances départementales.
Des projets structurants et transversauxEn reprenant, sous forme de pôles, les principales missions qui incombaient jusque là aux différentes directions régionales et départementales, la DIRECCTE tentera de conserver une image claire pour les bénéficiaires. Ce qui n'est pas une mince affaire, lorsque l'on constate que près d'un quart de siècle après que le "service des mines" soit devenu la DRIRE, l'ancienne appellation restait largement utilisée ! Mais bien que regroupés sous une enseigne unique, l'usager retrouvera les trois grands volets que sont le développement économique, la politique du travail et la concurrence et consommation. Tourisme et saisonnalité Placé sous la direction de l'actuel Délégué Régional au Tourisme, Alain Dudicourt, ce projet visera deux objectifs : Economie de proximité et développement local Confié à Jean-Paul Teuliere, Délégué Régional au Commerce et à l'Artisanat, ce volet tentera de trouver des solutions à la fragilité du tissu économique des TPE de proximité. Les actions d'ores et déjà proposées jouent avant tout la synergie, en misant sur le partage des diagnostics sectoriels et territoriaux, la confrontation des méthodes d'intervention, la mise en place de partenariats et la mobilisation de ressources (Fonds européens, CPER, FISAC, FLACR, collectivités territoriales). Structuration de projets à l'international Le point de départ de ce projet repose sur le double constat que, d'une part, le regroupement d'entreprises au sein de filières, de clusters ou de pôles de compétitivité compensent la fragilité induite par leur petite taille et leur manque de moyens, et que, d'autre part, la région dispose d'une réelle force d'innovation à mobiliser pour faire émerger des projets structurants à l'international. Sous la direction de Charles Couffin, Directeur régional du Commerce Extérieur, ce projet portera notamment sur l'évaluation du potentiel d'internationalisation des pôles de compétitivité et des groupements d'entreprises, et sur l'accompagnement de la réflexion des professionnels sur la faisabilité d'un projet à l'international. Détection des difficultés des entreprises De par sa nouvelle position centralisatrice, la DIRECCTE aura à sa disposition de multiples sources d'information, au sein des différents services. En les rassemblant, la veille économique au plan local pourrait devenir un atout de taille dans un contexte de crise qui nécessite information et réactivité au plus près du terrain. Ce projet est confié à Didier Tanyeres chargé de mission régional à l'Intelligence Economique. Le grand ménage dans l'immobilier
Si la recherche d'économies est globalement bien acceptée par le contribuable, les concessions à venir pourraient ne pas être du goût de tous. Car s'il y a un chapitre pour lequel le rapport de préfiguration de la DIRECCTE ne fait pas dans la demi-mesure, c'est celui de l'immobilier. Au 1er décembre 2008, l'ensemble des services qui constituent la nouvelle structure étaient répartis sur quelques 31 sites à l'échelle régionale. L'objectif à terme est de ramener ce chiffre à 9 implantations, sur la base du principe "un service, un bâtiment". En phase transitoire, mais à brève échéance, il ne pourrait subsister que 12 sites au 1er décembre 2009. Point d'orgue de ce projet, le siège régional de la DIRECCTE, auquel le rapport de préfiguration propose une implantation rapide à Montpellier, en précisant que "l'arbitrage patrimonial rapide en faveur d'une opération immobilière emblématique et d'envergure dans l'une des 5 régions préfiguratrices DIRECCTE rendrait crédible et irréversible la mise en oeuvre de la réforme". Et de rajouter, "le bâtiment projeté héberge aujourd'hui la DDTEFP de l'Hérault. Il permet d'accueillir les 249 agents à Montpellier, moyennant 9 M€ de travaux de mise aux normes". Si le montant des travaux trouve un retour sur investissement à 10 ans grâce aux économies de loyers réalisées sur les autres sites, la question se pose de l'accessibilité de la capitale régionale pour les usagers du reste de la Région. |







