| Dans les coulisses de l'Art |
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| Jeudi, 24 Septembre 2009 00:00 | |
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L'ancienne ARTéNIM est devenue ARTNÎM. Nouvelle équipe composée d'une double direction artistique et d'une commission consultative de professionnels du monde de l'art, nouvelles exigences qualitatives, nouvelles orientations, nouvelles déclinaisons graphiques… Autant de changements qui augurent d'une Foire d'Art Contemporain Méditerranée 2009 novatrice, audacieuse, dynamique, enthousiaste, surprenante ! La nouvelle ligne directrice d'ARTNÎM met à l'honneur le rôle traditionnellement tenu par les galeristes qui ont contribué à lancer de nombreux artistes reconnus aujourd'hui. Les exposants adhèrent majoritairement au projet, en choisissant de présenter, aux cotés des valeurs sûres, une ou plusieurs nouvelles signatures : Sandrine Enjalbert, pour la galerie les Singuliers qui présente aussi des dessins d'Alain Campos, spécialement réalisés pour la foire, les oeuvres "érotiques décalées" de la jeune barcelonaise Cristina Guerrero pour la Maisenbacher Art Gallery, des jeunes peintres de l'Asie du Sud Est pour la galerie Art'psodie, SPaRK, artiste majeure de la "street pop" bruxelloise pour la galerie Bertheas F Les Tournesols, ou encore Cecilia Mak, choisie par la ville de Sète qui depuis 4 ans participe ainsi à la promotion d'un artiste sétois.… La présence de la jeune scène artistique est renforcée par la participation des Ecoles Supérieures des Beaux-Arts de Nîmes et de Montpellier qui exposent les oeuvres de neuf de leurs étudiants. Nouveau nom, nouvelle équipe
Crystel Labasor : C'est une volonté commune entre la nouvelle direction artistique, puisqu'il y a eu un changement à ce niveau là, et la commission consultative de la foire. C'est une commission au sein de laquelle ont été conviés des gens qui nous semblaient importants dans le milieu de l'Art régional. En portant un regard extérieur, ils nous permettent de continuer à faire progresser cet évènement GE : Excepté le nom, qu'est-ce qui va changer ? ArtNim reste une foire de galeristes et d'éditeurs d'art, dans la continuité de ce qui a été mis en place précédemment. Ce qui change, c'est déjà le fait qu'il y ait tandem pour former la direction artistique, et que nous allons essayer de poser des choses de façon plus affirmée. Tout ne sera pas forcément visible dès cette édition, mais notre objectif est une évolution sur deux à trois ans.
GE : Faut-il y voir une recherche de plus de cohérence parmi les exposants ? C'était bien la volonté sous-jacente à ces changements, de rendre les choses plus cohérentes. Ce qui fait la force de ArtNim, c'est qu'elle est la seule foire d'art contemporain du grand sud de la France. Pour qu'elle puisse prendre une identité et s'inscrire dans le paysage des manifestations culturelles de bonne tenue, il nous semblait cohérent d'être peut-être un peu plus regardants sur les propositions des galeries. Cette identité pourrait reposer sur la promotion de la jeune scène artistique, d'artistes émergents et en devenir. GE : Comment ces changements sont-ils perçus par les galeristes ? Au cours des rencontres que j'ai eues avec les galeristes potentiellement intéressés par la foire, certain d'entre eux ont eu une attitude assez critique sur ce qui a été fait précédemment, et qui mêlait des galeries connues et reconnues à des jeunes galeries. Cela ne permettait pas un positionnement clair. C'est pourquoi il nous a semblé intéressant d'interpeller les galeries autour de cette idée de la promotion d'une jeune scène artistique. Certaines galeries vont même profiter de l'occasion de la foire pour mettre en avant un jeune artiste de leur choix. GE : Pourquoi retenu les jeunes artistes comme piste de positionnement ? Ce choix des jeunes artistes nous a également semblé correspondre à un marché potentiel d'acheteurs, localement parlant. Les grands collectionneurs ont l'habitude d'aller sur les grandes foires internationales, à la recherche de trésors. Nous nous sommes dits que notre ligne artistique et notre identité devaient aussi être cohérents avec cette réalité, en privilégiant de jeunes artistes dont, de fait, les œuvres restent accessibles pour les acheteurs potentiels du grand sud de la France. GE : Cela va aussi rendre les choses plus difficiles pour les visiteurs, car ils vont découvrir des artistes en devenir, et par conséquent, moins connus… C'est pour cela que nous envisageons des façons d'accompagner ce public amateur, acheteur potentiel prêt à investir dans une toile sur un coup de cœur. Par exemple, dans le cadre de l'exposition "Tempéraments", Philippe Saulle - commissaire de l'exposition - propose des visites commentées au public. Nous pouvons imaginer pour les années à venir d'étendre les visites commentées à l'ensemble de la foire. GE : Compte tenu de la conjoncture économique, avez-vous eu des difficultés à tenir vos objectifs de remplissage de la foire ? Globalement, il faut reconnaître que cela était un peu difficile. D'abord, par manque de temps, mais surtout en raison du contexte économique actuel qui n'est pas très propice à des investissements qui restent conséquents. Nous avons rencontré plusieurs cas de figure : des galeries qui n'avaient pas une très bonne image de la foire, et à qui il a fallu expliquer les nouvelles orientations ; d'autres galeries avaient prévu de venir, sans hésitations.
Temps fort : L'Entretien Claude Viallat / Fred Forest modéré par Ferdinand(corte)™
Les deux artistes ont poursuivi depuis avec constance leur pratique, sans s'éloigner de leur engagement initial. L'entretien, qui se tiendra le vendredi 25 septembre à 19h, sera modéré par Ferdinand(corte)™, complice de Claude Viallat et de Fred Forest depuis plus de dix ans, qui saura de par l'essence fédératrice de sa pratique, accorder les deux artistes sur leur positionnement, et peut-être initier une première collaboration entre eux. Pensons ensemble, est l'approche cognitive que Ferdinand(corte)™, artiste français né en 1981, initie depuis 2000 par un système du même nom, représenté par la Galerie Patricia Dorfmann depuis sa création. Afin de lier énergies, savoirs, cultures, psychologies, subjectivités, talents et compétences, il utilise des modèles issus de la botanique tels que le rhizome ou la pollinisation ou encore de modèles issus de la géométrie tels que le vecteur. Les acteurs de cette synergie sont engagés vers un idéal commun : une société basée sur la complémentarité, le partage, l'unité. L'expo : "TEMPÉRAMENTS", peinture contemporaine en France
Philippe Saulle, commissaire de l'exposition, explique… "La question est d'essayer de répondre à l'intitulé de la foire, à savoir "Foire d'Art contemporain", et de témoigner de la vitalité de cette création contemporaine aujourd'hui. L'intérêt est aussi d'instaurer un débat au sein de la foire, souligné par le témoignage subjectif de treize jeunes artistes. Ce débat porte sur la place de la peinture, particulièrement en France où elle a vécu des heures difficiles, contrairement à ce qui a pu se passer ailleurs. La mort annoncée de la peinture est un débat très franco-français. Je pense qu'elle revient tout d'abord parce qu'il y a une demande énorme, tant de la part des collectionneurs que des marchands, et aussi parce que nombre d'artistes émergents ont envie d'investir ce support et ces techniques. Il y des écoles d'art qui pendant des années n'ont pas enseigné la pratique de la peinture, et qui y reviennent…Ce que je cherche au travers de cette exposition, c'est montrer que la peinture est complètement sortie de chapelles, de mouvements d'avant-garde ou de choses comme ça, et qu'on ne peut pas dire qu'il y a une mode stylistique ou technique prédominante. Les artistes peintres d'aujourd'hui sont complètement libres de peindre comme ils veulent." Programme
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Gard Eco : Qu'est-ce qui a motivé le changement de ce que nous étions habitués à appeler ArtéNim ?
C'est une première ! Claude Viallat et Fred Forest, deux artistes historiques dont les engagements ont toujours été antagonistes, vont être réunis. Le peintre Claude Viallat est Co-Fondateur, en 1969, du Mouvement Supports-Surfaces dont le sujet était la peinture elle-même, et Fred Forest, artiste multimédia et expérimentateur des Nouvelles Technologies, est Co-Fondateur, en 1974, du Groupe de l'Art Sociologique et, en 1983, de l'Esthétique de la Communication dont la vocation était de déplacer l'art sur le terrain de la société, dans une relation sociale et participative.
Cette exposition-événement vient témoigner du regain d'intérêt pour un médium - la peinture - dont la mort était annoncée dans les années 80/90 et qui, par le désir renouvelé de jeunes artistes, de galeristes, de collectionneurs, d'institutions et du grand public, sort des marges où l'on a tenté de la cantonner.
> Vernissage jeudi 24 septembre - ouverture au public à 18h