Crise financière : faites votre marché, les soldes ont commencé ! PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 28 Octobre 2008 00:00

La crise est réelle et sérieuse et touche tout le monde. Les marchés se sont effondrés et ébranlent le système financier international. La spirale est bien connue, les banques ne se prêtent plus entre elles, l'argent devient rare, donc cher. Les entreprises et les particuliers peinent à trouver du crédit pour financer leurs investissements et diffèrent leurs intentions d'achat. Au final, la consommation diminue et menace la croissance du PIB (Produit intérieur brut), c'est-à-dire l'augmentation des biens et services produits dans l'hexagone. Et en effet, la France vient de constater son deuxième trimestre consécutif de recul du PIB, entrant par là même dans ce que les économistes ont définis comme la récession.

Devons nous pour autant céder à la sinistrose ambiante et se recroqueviller en attendant que l'orage passe ?

Je souhaite tout d'abord rappeler, de façon très terre à terre, que nos économies développées n'en sont pas à leur première crise et qu'elles ont toujours su en sortir à plus ou moins brève échéance. Par ailleurs, l'outil de production est en parfait état et les carnets de commandes ne se sont pas vidés subitement. Les entreprises continuent donc à produire et à dégager de la rentabilité. Enfin il est rassurant de constater que les sphères politiques et les banques centrales contribuent largement à maintenir à flots le système financier, en injectant massivement des liquidités dans l'économie.

Le temps est-il venu de revenir sur les marchés ?

Souvenons nous que le marché Français, au travers de son indice phare, le CAC 40, a flirté avec les 7 000 points en septembre 2000, avant l'éclatement de la fameuse " bulle technologique ". Il est revenu l'année dernière à 6 000 points avant que la crise actuelle ne l'enfonce sous les 4 000 points.
Le plus élémentaire bon sens me pousse à dire qu'il vaut mieux payer le marché 4 000 que 6 000. Au-delà de cette analyse beaucoup moins simpliste qu'il n'y parait, je souhaite mettre en exergue deux facteurs intéressants :
Tout d'abord un grand nombre de patrons profitent de la faiblesse actuelle des cours de bourse pour racheter à bon compte des actions de leurs propres entreprises. Or, qui mieux que les dirigeants sont capables d'évaluer précisément le potentiel de croissance future ?
Par ailleurs, les cours d'un grand nombre de sociétés ont tellement baissé, qu'elles se payent en dessous de leurs fonds propres, voire pour certaines en dessous de leur trésorerie ! Il me parait ainsi qu'acheter 1 000 une entreprise qui possède 1 200 sur son compte en banque est forcément une bonne affaire.
Le temps est donc bien venu, me semble t-il de revenir progressivement et avec beaucoup de sélectivité sur les marchés financiers.