Création d’entreprise : La transmission, au sens premier du terme PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 11 Novembre 2008 00:00

Créer ou reprendre ? C’est à la résolution de cette question fondamentale dans une carrière d’artisan que les Chambres consulaires apportent leur aide. Tristan Maurat lui, a déjà trouvé la réponse.

Ni l’un, ni l’autre. Ou plutôt un peu de l’un et un peu de l’autre.
Longtemps employé par l’entreprise de meubles «Col-Nem », réputée et sexagénaire, le jeune ébéniste formé au lycée des Métiers d’Arts à Uzès (Guynemer) s’est posé la question de reprendre l’entreprise de Caissargues. Accompagné par la CMAG il a étudié toutes les possibilités, en plein accord avec son patron décidé à partir en retraite, mais soucieux de ne pas laisser perdre une expérience qui a fait ses preuves. Force fut de constater que l’artisan de 34 ans ne pouvait contracter suffisamment de prêts pour reprendre la totalité de la structure mère. En aurait-il eu la possibilité, était-ce bien nécessaire ? Le jeune artisan veut essentiellement se concentrer sur la fabrication de meubles massifs, d’agencements personnalisés et la restauration. Dans ce cas, pourquoi garder une surface d’exposition de 600 m2, et gérer des fournisseurs relativement nombreux ? La solution a fini par s’imposer, simple, belle, aussi harmonieuse que les courbes de ces meubles que les ébénistes seuls savent façonner : le plus ancien a transmis au plus jeune, sans aucune condition en retour, la liste intégrale de tous ses clients et tous les plans et côtes des meubles fabriqués. «C’est ce qui m’a vraiment décidé » explique Tristan Maurat «C’est une sacrée aide. C’est aussi une façon de tranquilliser les anciens clients de Col-Nem qui se demandaient où ils iraient pour un suivi de leur mobilier, des restaurations... L’esprit demeure. Si à partir de ce fichier client je démarre avec environ 30 % de clientèle, ce sera déjà bien ». Puis viendront les autres, tous ceux qui veulent vivre parmi des meubles non standardisés. D’ailleurs, anecdote amusante, le tout premier client des Meubles d’Autrefois est une passante qui a découvert l’atelier en promenant son chien. Et parce que être ébéniste ne veut pas dire être passéiste, Tristan Maurat envisage de permettre à ses clients de suivre l’évolution de son travail sur Internet.

Meubles d'autrefois
16 bis, Route de Bouillargues
30128 Garons
04 66 29 63 18
http://monsite.orange.fr/meubles-d-autrefois