Contournement Nîmes-Montpellier : Les archéologues s'invitent PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 06 Février 2012 10:24

Traces de plantation de vigne d'époque romaine dans le secteur de Manduel (cliché Mathieu Ott, Inrap)Avant de poser les rails, il faut fouiller. Le contournement ferroviaire entre Nîmes et Montpellier pourrait donner lieu à une vingtaine de chantiers de fouilles archéologiques entre le printemps 2012 et la fin 2013. La réglementation impose en effet une inspection des sous-sols avant d'entreprendre tout aménagement de grande ampleur. Surtout que le tracé de la future ligne à grande vitesse traverse de nombreux vestiges, s'étalant de la Préhistoire au Moyen-Âge, selon l'institut national de recherche en archéologie préventive (Inrap).
Une quarantaine de chercheurs réalisent un diagnostic sur le terrain depuis 2009 à la demande de Réseau ferré de France (RFF), le concessionnaire de la ligne. 85% du tracé ont été sondés.

Et une vingtaine de projets de fouilles apparaît nécessaires. Six secteurs ont été identifiés par l'Inrap : trois dans l'Hérault et trois dans le Gard. La petite Camargue, les Costières et la plaine de Manduel contiennent des sites datant du Néolithique (autour de 9000 ans avant JC) ou de l'âge de fer (un millénaire avant JC). Un potentiel qui sera exploré avant que le train de la modernité roule dessus.