Compléter ses revenus PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 08 Novembre 2010 09:52

Stéphane Reynaud. : Comment placer son épargne pour compléter ses revenus ? 

Franck PIN - Generali Patrimoine : La perception de revenus réguliers est, depuis longtemps, un objectif majeur pour les épargnants et ce, quel que soit leur age. Ces revenus peuvent servir à financer les études des enfants, améliorer son train de vie, rembourser un crédit, aider à payer la maison de retraite ou remplacer les loyers d'un bien immobilier que l'on vient de vendre. L'actualité récente tend à montrer que cet engouement ne pourra qu'augmenter dans le temps.
De nombreux placements financiers permettent de percevoir des revenus immédiats ou futurs. Les contrats d'assurance vie ou de capitalisation, le PEP, le PEA, les produits d'épargne retraite, la rente viagère, sans oublier l'immobilier de rendement sont autant de solutions que le bon sens recommande de panacher.

S. R. : Un contrat d'assurance vie permet donc de percevoir des revenus réguliers ?

F. P. : Si l'assurance vie demeure le placement préféré des français, c'est qu'elle répond à de nombreux objectifs. Elle est en premier lieu, un placement financier qui propose un large choix de supports d'investissement pouvant satisfaire tous les objectifs. Les sommes investies et capitalisées sont disponibles à tout moment. Elles peuvent faire l'objet d'un rachat partiel en cas de besoin ou permettre de percevoir des revenus réguliers pour équilibrer son budget.
Enfin, l'assurance vie apporte des avantages successoraux non négligeables.

S. R. : Cette formule est-elle souple ?

F. P. : Il n'y a pas de formule plus souple pour mettre en place des revenus réguliers. En effet, le souscripteur choisit librement la date de la mise en place de ses revenus (immédiate ou différée), le montant et sa périodicité. Ensuite, il conserve la possibilité d'en modifier tous les paramètres : augmentation ou diminution des rachats programmés, arrêt ou reprise, périodicité, supports à désinvestir. Sans oublier le choix de la fiscalité (déclaration à l'IR ou prélèvement libératoire) qui doit être adaptée en fonction de l'ancienneté du contrat et des autres revenus déclarés par l'épargnant.
On voit qu'en terme de souplesse, le contrat d'assurance vie permet de s'adapter à toutes les situations.

Jean-Jacques TEISSEDRE : Quels sont les supports à privilégier ?

F. P. : Le contrat d'assurance vie multi-supports a la capacité de pouvoir s'adapter aux objectifs de chaque épargnant. Quand l'objectif est de percevoir des revenus réguliers alors s'impose à nous deux contraintes majeures : procurer des revenus stables et préserver au maximum le capital.
On l'aura compris, la volatilité des marchés actions est peu compatible avec la mise en place de revenus programmés. Il faut donc privilégier les supports qui évoluent régulièrement. En priorité les actifs en euros (garantie de capital, effet cliquet) ou d'autres supports à capital ou à rendement garanti comme les obligations privées ou l'immobilier de rendement selon les périodes.

J. J. T. : Comment ces revenus sont-ils fiscalisés ?

F. P. : S'il est important de percevoir des revenus, il est tout aussi important de se soucier de leur fiscalité. Celle-ci peut changer beaucoup de choses ! Le contrat d'assurance vie permet de percevoir les revenus souhaités en bénéficiant d'une fiscalité très favorable. 
En effet, avec la technique du rachat partiel, seule une partie des intérêts perçus est fiscalisée. Prenons l'exemple d'un épargnant qui verse 100 000 € nets, une hypothèse de revalorisation de 4 % l'an et 3 600 € de revenus distribués. Au lieu de déclarer tous les revenus  perçus, il n'en déclarera qu'une petite partie. Sur dix ans, avec l'option prélèvement libératoire, la fiscalité appliquée (prélèvements sociaux compris) sera de 4 % en moyenne. Aucune autre source de revenus n'est aussi peu fiscalisée.