| CCI de Nîmes : Vers de nouvelles élections |
|
|
|
| Mercredi, 21 Décembre 2011 14:31 |
|
C'est au café de la Grande Bourse à Nîmes, là où il y a un an il s'était rassemblé avec ses colistiers, qu'Henry Douais a convoqué la presse ce matin. Grand sourire, le président de la CGPME du Gard a savouré ce «cadeau de noël» : l'annulation de l'élection du 13 décembre 2010 par la cour d'appel administrative de Marseille, et la dissolution de l'assemblée présidée par Eric Giraudier. La décision est tombée hier après-midi. La cour d'appel n'a donc pas suivi le tribunal administratif de Nîmes, qui en première instance, avait rejeté la plainte des colistiers d'Henry Douais. Ces derniers parlaient de scrutin faussé. Les juges de Marseille ont retenu comme principal motif la non distribution de matériel électoral. Environ 500 enveloppes sont revenues par la poste en préfecture, faute de destinataires. Un peu plus de 2% du corps électoral. C'est trop pour la cour, étant donné le faible écart à l'arrivée entre les deux listes. Celle étiquetée Medef que menait Eric Giraudier n'était arrivée en tête que de quelques voix, enlevant deux collèges sur trois (industrie et commerce) et 28 sièges sur 50. «Il y a toujours un pourcentage de retour mais avec 2% du corps électoral (500 sur 20 000), la cour dit que cela fait beaucoup», analyse Maître Olivier Goujon, avocat de la CGPME. La cour d'appel ne relève en revanche aucune infraction. Cet arrêt met en cause le travail de la commission électorale, et l'absence de mise à jour des listes avant le scrutin de 2010. On s'achemine donc vers de nouvelles élections, le pourvoi en cassation n'étant pas suspensif. Cette option ne semble de toute façon pas privilégiée par Eric Giraudier. Henry Douais s'est déjà positionné au nom des intérêts des PME et des TPE que représente la CGPME. « Je suis le seul à pouvoir être l’acteur du grand rassemblement que les entreprises sont en droit d’attendre, afin de bâtir un inter consulaire durable, avec les agglos en charge du développement économique. Il faut que tout le monde économique se parle», a-t-il déclaré ce matin devant ses partisans. Il a cependant ajouté qu'il était prêt à lâcher la tête de liste pour une union avec le Medef. «Si nos amis du Medef m'entendent, on peut, on veut les rencontrer. Montpellier a réussi. Pourquoi pas Nîmes ?» Une liste commune sans Eric Giraudier, Henry Douais estimant que «le président sortant est à terre», autrement dit sans légitimité. Un avis que ne partage pas le Medef du Gard. Dès hier soir, l'organisation a fait parvenir un communiqué de soutien sans concession à une nouvelle candidature d'Eric Giraudier. «Nous appelons aujourd’hui l’ensemble des chefs d’entreprises soucieux de préserver les fruits des efforts entrepris, au rassemblement autour d’une liste unique que nous souhaitons voir conduite par Eric Giraudier. Depuis sa prise de fonction, Eric Giraudier a en effet démontré sa capacité à fédérer les énergies autour du projet qu’il a porté : la dynamique de proximité.» Le principal intéressé doit s'exprimer d'ici la fin de la semaine. Dans un contexte économique difficile, les chefs d'entreprise vont-il repartir dans une confrontation ? |





