CCI de Nîmes: la campagne est lancée PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 20 Janvier 2012 18:33
À deux semaine du début de l'élection, les deux candidats affutent leur stratégie et multiplient les rencontres avec la presse : deux conférences pour Henry Douais cette semaine, une pour Eric Giraudier, qui donne à nouveau rendez-vous mardi 24 pour présenter sa liste. Chacun cultive une image de rassembleur, seul capable de fédérer les énergies en cette période difficile pour les entreprises.

Ils ne manquent pas non plus une occasion d'afficher leurs partisans dans un scrutin peu mobilisateur. Fort du soutien de plusieurs organisations (Medef, FFB, UIMM, fédération des commerçants) Eric Giraudier continuer d'élargir la liste : anciens de la CGPME en rupture avec Henry Douais, commerçants du centre-ville, notamment l'association Nîmes pour tous, ceux de la périphérie, ou encore le président de la confédération des artisans du bâtiment (Capeb), Eric Affortit, et celui de l'association des artisans et commerçants (Adac), Pascal Binelli.

Émanation de la Capeb, l'Adac avait mené une troisième liste en 2010. Ce ne sera donc pas le cas cette fois-ci même si des divergences pointent. Elise Dare, membre de la Capeb et tête de liste de l'Adac, a elle choisi de rejoindre Henry Douais, plus à même selon elle de défendre les petites entreprises. "Les petits ont plus besoin d'un service consulaire que les grands", déclare-t-elle.

Un argument que reprend à l'envie Henry Douais, qui a reçu le président national de la CGPME, Jean-François Roubaud. "Ceux qui recherchent le clivage et les divisions artificielles sont dans l’erreur. C’est faire preuve d’une grande méconnaissance du fonctionnement réel du monde économique", a averti Eric Giraudier. Le président sortant rappelle qu'il a œuvré pour que Bouygues, attributaire de la LGV Nîmes-Montpellier (voir dossier), s'engage à confier 20% des travaux aux PME locales. "Un pactole de 400 M€."

Henry Douais, lui, promet de tripler le budget commerce et s'est déjà engagé sur un point : convaincre le maire Jean-Paul Fournier de déménager les services municipaux et la maison de l'emploi, place de l'Horloge pour faire venir dans le bâtiment une enseigne nationale, qui serve de locomotive à l'Écusson. La campagne est belle et bien partie.