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Business et Bodegas : Les bonnes adresses de la Feria PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 07 Juin 2011 08:00

Cette année, les bodégas restent donc en centre-ville. Un soulagement pour beaucoup de tenanciers. "Je ne vois pas une féria sans centre-ville", déclare Carlos, patron de la brasserie des Trois-Maures au pied des arènes (9). Que les habitués se rassurent donc ! Ils retrouveront dès mercredi leurs lieux préférés pour sortir, boire un verre, discuter entre amis et bien sûr danser.

Un temps, il était prévu que tout soit déménagé sur les allées Jean-Jaurès, le boulevard Victor-Hugo se préparant à accueillir la première ligne du TCSP (Transports collectifs en site propre). Maudit chantier finalement suspendu en mars dernier par le tribunal administratif de Nîmes. Désavoué sur son projet, le maire Jean-Paul Fournier avait alors décidé de tout reboucher et de faire la féria dans le centre. 

Les bars et bodégas resteront donc au plus près du cœur de la féria. La très grande majorité des visiteurs qui vont défiler dans la ville jusqu'à lundi prochain ne verra sans doute pas un seul taureau. Peu importe. La sortie des arènes en fin d'après-midi va quand même imprimer son rythme pendant six jours, annonçant l'ouverture des bodégas jusqu'à tard dans la nuit.

Pour les patrons et leurs employés, qui s'activent déjà depuis plusieurs jours, ce sera alors le coup de feu. Six jours quasi non stop à ne pas manquer. Et chacun de garantir dans son établissement une ambiance "sympathique", "conviviale", sans oublier l'immanquable "festive".

Les responsables des bodégas ont tous la même préoccupation : attirer et surtout satisfaire le plus de clients possibles. "La féria, c'est un concept multisocial, multireligieux et multiculturel, explique le patron de la Grande Bourse (8). Les gens se mélangent à travers la corrida et un verre de vin ou de sangria."

Beaucoup misent ainsi sur la dimension populaire de l'évènement et déploient tous les arguments pour que personne ne se sente exclu. Jérôme Fesquet se vante ainsi de faire venir dans la cour de l'hôtel Chouleur (7) des gens de tout âge et de tout milieu. "Le maire et le préfet sont passés l'an dernier." À la bodéga Pablo-Romero (2), on assure que les hauts fonctionnaires de la préfecture côtoient les ouvriers pour servir au bar. Même le très prestigieux hôtel Impérator (1) promet des fins de soirées avec un joyeux mélange entre VIP, chefs d'entreprises et étudiants. 

Les sociologues doivent sans doute s'amuser de ce mythe si bien ancré. La féria permettrait d'aplanir, voire d'abolir pendant quelques jours les hiérarchies sociales. Jean-François Boyer, qui teste cette année la cour de la CCI à Nîmes (3), évoque lui les saturnales. Ces fêtes débridées à Rome qui précédaient le solstice d'hiver et où maîtres et esclaves inversaient les rôles. "2000 ans après, on a rien inventé. On est encore là-dedans. Tout le monde est au même niveau"

L'entrée de sa bodéga Club Féria JFB reste ouverte à tous, sauf  aux gens trop saouls et violents. "À la féria, c'est quand même les non VIP qui nous font travailler", rappelle-t-il au passage.

L'offre festive est pourtant bien segmentée. Peu de point commun apriori entre la bodéga Pablo-Romero (2), où se retrouvent les aficionados purs et durs, et le Lisita (5), le restaurant gastronomique qui sort le grand jeu avec une champagneraie.

Certains veulent en mettre plein la vue et les oreilles avec un certain standing (Costières de Nîmes (4), hôtel Chouleur (7), Club Féria JFB (3)), quand d'autres souhaitent juste faire danser (et boire). 

"Notre tactique, c'est la restauration", raconte pour sa part Freddy Cerda de l'Atria Novotel (6). L'établissement joue sur la complémentarité en mettant en place un pass privilège pour les meilleurs clients avec le Club Féria JFB et la bodeguita du Royal Hôtel (10). "Il faut faire tourner les gens, continue Freddy Cerda. On n'est pas sectaire. Notre clientèle ne nous appartient pas."
Voilà un beau programme pour ceux qui feront leur première féria. Tout un territoire à parcourir, des lieux différents à voir, des ambiances à tester.

Que la fête soit belle !

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Style classique et élégant :

 L'Imperator (1)

Ouvert la journée de 11h - 20h (restauration, tapas, expositions et animations)
Le soir à partir de 20h, apéritif dans les jardins, musiques salsa latino aux ex-Costières (accès porte n°2)
Vin (Costières de Nîmes, vins de pays) à partir de 25 € la bouteille, champagnes à partir de 75 € la bouteille (Mumm)

Trois formules entreprises :
- carte VIP (100 € HT/personne) : une bouteille au choix (champagne Ruinard) + prestations
- la soirée des belles rencontres de l'Imperator (50 € HT/personne) : le mercredi soir dans les jardins et le village VIP privatisés. Vin et cocktails à volonté. Cette formule s'adresse en particulier aux commerçants et artisans qui veulent inviter un ou deux collaborateurs.
-cocktails dans des espaces privatifs de 15 à + 100 personnes (de 65 à 100 € HT/personne). Formules sur mesure avec privatisation jusqu'au rituel de 23h30 ou toute la nuit.

Le concept : ambiance taurine et festive. L'hôtel Imperator, résidence historique des toreros. Un hommage leur est rendu chaque soir, lors du rituel vers 23h/23h30 (musique + film)
"Pas de stress ni de paillette"

Style aficionados pur et dur :

Les amis de Pablo-Romero (2)

Ouverture dès la fin de la corrida
Vin (Costières de Nîmes) à 13 € la bouteille, champagne (Mumm) à 55 € la bouteille
Accès libre possible jusqu'à 21h/21h30. Après sur invitation, à se procurer auprès des membres de l'association

Formule entreprise : deux salles (une en bas, une à l'étage) peuvent être privatisées sur demande

Le concept : le taureau avant tout.  Compte-rendu des corridas à l'apéritif, messe sévillane à minuit et retransmission du défilé du Rocio (Vierge andalouse)
"C'est nîmois nîmois. On est la seule bodéga du monde associatif, animée par des bénévoles de tous les milieux"

Style chic et branché :

Club Féria JFB (3)

Ouverture à 20h jusqu'à dimanche inclus
Vin (Campuget) à 25 € la bouteille, champagne (Baron de Rothschild, Pommery) à 69 €
Entrée libre dans la limite des places disponibles (500 personnes) + invitations

 Le concept : bodéga haut de gamme mais ouverte. Mise en lumière de la cour de la CCI.
"ce qui se fait de mieux sur la place européenne". Mercredi, jeudi et vendredi, Jean-Noël Mey. Vendredi et samedi Kely. Deux artistes de dimension internationale. Bodéga haut de gamme (tenue correcte, comportement normal)

 Pass privilège pour accéder en priorité à la bodeguita (Royal hôtel) et au Club Féria JFB (CCI Nîmes).

Bodega des Costières (4)

Ouverture à 20h
Vin (Costières de Nîmes) à 20 € la bouteille
Entrée gratuite
Mercredi, soirée privée. Sinon pass à retirer sur place (hôtel Boudon, 4 rue de Bernis) lundi de 14h00 à 17h00, mardi et mercredi de 9h00 à 13h00 et de 14h00 à 17h30…

Formule entreprise : Un espace de réception modulable adapté à la demande, avec prestation globale (tapas, vins des Costières de Nîmes et Champagne)

Le concept : Programmation assurée par Jazz 70, en partenariat avec Radio Nova. On nous promet du soul, du groove, et beaucoup de DJ (DJ Zebra, Jules-Edouard Moustic, RKK)
" le meilleur son de la féria avec les meilleurs vins "

Le Lisita (5)

Ouverture dès la fin de la corrida
Champagneraie avec une dizaine de marques (Rœderer, Thiénot) à partir de 65 € la bouteille + cuvées prestige. Charcuterie espagnole, huîtres Gillardeau, sélection de cigares
Accès limité en fonction de la place (une centaine sur la terrasse)

 Le concept : classe et tranquille.
" Tirer la fête vers le haut" (musique avec un partenariat Chérie FM)

Style épicurien :

L'Atria (6)

Bar ouvert dès la fin de la corrida
Champagne (Laurent-Perrier) à 45 € la bouteille
Entrée libre

Le concept : restauration couplée à des animations. à partir de jeudi, carte spéciale Féria tous les midi et soir
Au patio repas à thème + animations
Vendredi soir : Dîner cévenol à 34 € (boissons comprises)
Samedi midi : Menu du sud le matin à
25 € (hors boisson)
Samedi soir : buffet de la mer à 42 € (boissons comprises)
Dimanche et lundi midi : buffet à volonté à 32 € (boissons comprises).

Pass privilège pour accéder en priorité à la bodeguita (Royal hôtel) et au Club Féria JFB (CCI Nîmes).

Hôtel Chouleur (7)

Ouverture dès la fin de la corrida
Vin (Mas Montel) à 20 € la bouteille, champagnes entre 50 et 80 €
Entrée libre (dans la limite des places disponibles)

Le concept :  entre les Arènes et le théâtre, une performance artistique mélangeant les mondes du spectacle, de la tauromachie et du cinéma.
"Du beau mais pas snob. On ne juge pas sur l'apparence".

Style fêtards sans prétention :

La Grande Bourse (8)

8h - 4h du matin
Bar à champagnes (trois marques à 50, 70 et 75 € la bouteille), huîtres avant et après la corrida
Vin (Costières de Nîmes, rosé pamplemousse) à 20 € la bouteille
Entrée libre

Le concept : ouvert à tout le monde. C'est la plus vieille brasserie de Nîmes (1809) au pied des arènes

Les Trois-Maures (9)

10h30 - 4h du matin
Vin (Costières de Nîmes) à 15 € la bouteille, champagne (Mumm) à 60 €
Entrée libre

Le concept : incontournable des sportifs et des aficionados. DJ au balcon
" Petit-déjeuner avec tripes et couilles de taureaux. Il n'y en a pas beaucoup d'autres qui le font "