Bilan et perspectives (2ème partie) PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 03 Février 2009 00:00

Découvrir les options de gestion

Il est dés à présent nécessaire de tirer des enseignements de la déroute des marchés actions. Le constat est simple, pour les contrats à orientation dynamique, l'utilisation des options de gestion s'impose.
"L'investissement progressif" permet de rentrer sur les marchés de façon fractionnée (de douze à trente six mois). Initialement, l'épargne est placée sur un support sécuritaire. Elle est ensuite progressivement investie sur les fonds offensifs choisis. Cette option évite de subir de plein fouet un krach boursier qui surviendrait dans les premiers mois de l'investissement.
Autre option judicieuse, la "sécurisation des plus-values". Tous les mois, les gains acquis sur les fonds offensifs sont arbitrés vers un support sécuritaire. Deux avantages ; cela évite que la partie dynamique ne prenne, au fil du temps, trop d'importance dans le contrat et permet de sécuriser les plus-values réalisées.

La baisse des taux courts s'accélère

Pour favoriser la reprise économique et l'investissement, les banques centrales (FED et BCE) ont fortement baissé leur taux directeur. Celui-ci est désormais fixé à 0,25 % aux USA et à 2 % en Europe. Ces mesures sont une bonne nouvelle pour les emprunteurs (le crédit sera moins cher) et une mauvaise pour les épargnants. En effet, les placements de court terme (Sicav monétaires, livrets bancaires, dépôts à terme) ne rapporteront guère plus de 2 %. Ils seront donc strictement réservés à la trésorerie ou à l'épargne de précaution.

De belles opportunités à saisir

La période agitée que traversent actuellement les marchés financiers est également porteuse d'opportunités. Le niveau excessivement bas des actions est la première. Certes en ce début d'année, l'incertitude demeure et la prudence s'impose, toutefois, investir en Bourse avec un CAC 40 proche des 3 000 points est un point d'entrée intéressant pour un horizon de placement de cinq à huit ans. Ce retour en bourse peut être progressif (voir options de gestion).


L'autre opportunité consiste à profiter des taux d'intérêts élevés proposés en ce moment par les plus grandes entreprises. Ce rendement élevé est dû au contexte financier actuel qui limite l'accès aux prêts bancaires pour les entreprises. Pour ne pas avoir à se refinancer dans l'urgence dans quelques mois et dépendre à ce moment là du bon vouloir des banques, les plus grands groupes émettent des obligations à des taux très attractifs.
Ainsi, ces dernières semaines, France Télécom, BMW, Saint Gobain, GDF-Suez et d'autres, ont proposé des rendements garantis compris entre 6 et 8 % pendant quatre ou cinq ans.

Les cadres fiscaux et les placements à privilégier en 2009

Les cadres fiscaux à privilégier sont bien connus. L'assurance vie est incontournable. Ses atouts : un large choix de supports financiers, souplesse et disponibilité pour l'épargne, une fiscalité favorable pour les plus-values ou les revenus et des avantages successoraux non négligeables. Le choix des supports d'investissement se fait en fonction des objectifs et de la sensibilité propres à chaque épargnant.
Fonctionnant comme l'assurance vie, le contrat de capitalisation est sous-utilisé. Certes, il n'apporte pas d'avantages successoraux mais il a d'autres qualités : une fiscalité favorable pour ceux qui sont assujettis à l'ISF, il peut faire l'objet d'une donation (enfants, petits-enfants) et se poursuit après le décès du souscripteur.
Le Plan d'Epargne en Actions permet de diversifier ses investissements à condition d'accepter une évolution irrégulière de son épargne et de respecter la durée d'investissement liée à tout placement dynamique.
Enfin, effectuer un versement sur un produit d'épargne retraite (PERP, loi Madelin, Article 83, retraite Agriculteur) apportera l'année du versement une réduction d'impôt toujours bienvenue et, plus tard, un judicieux complément de revenus.