| Bilan et perspectives (1ère partie) |
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| Mardi, 27 Janvier 2009 00:00 |
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Un ralentissement … non sire une récession Vivre une période historique peut sembler un privilège, sauf lorsqu'il s'agit de 2008. Pour le monde de la finance et de l'économie, ce fut une " Annus Horribilis ". A partir de la mi-2007, l'éclatement de la bulle spéculative sur l'immobilier américain et le retournement du cycle économique avaient déjà obscurci l'horizon. La crise financière de l'automne, la plus sévère depuis la grande dépression de 1929, a achevé d'entraîner les économies américaines, européennes et japonaises dans leur première récession simultanée depuis la deuxième guerre mondiale. Cela dit, en 1992, la reine d'Angleterre avait déjà évoqué l' " Annus Horribilis " et la monarchie a survécu, il en sera de même pour l'économie même si le bout du tunnel semble encore loin aujourd'hui.
Bourse : 2008, l'année du chaos L'année 2008 restera dans les annales comme l'une des pires années boursières de l'histoire. En douze mois, les grandes places ont perdu prés de la moitié de leur capitalisation. Aucune place financière n'a échappé au séisme. Les investisseurs, déboussolés et en manque de confiance, ont déserté le marché, les ventes forcées des Hedge Funds américains ont fait le reste. A Paris, le CAC 40, en recul de 42,7 %, a enregistré sa plus forte baisse depuis sa création en 1987. Aucune action n'a évolué positivement. L'Euro Stoxx 50 cède 44,4 %. A New York, le Dow Jones abandonne 33,8 % et le Nasdaq, l'indice des valeurs technologiques 40,5 %. Ne manquant aucun mauvais coup depuis vingt ans, la bourse japonaise a dévissée de 42,1%. Un temps épargnés, les Pays Emergents ont finalement été parmi les plus touchés par la crise. Plusieurs fois fermée, la bourse de Moscou a plongé de 70 %, celle du Brésil de 50 %. Au cours de l'année, la volatilité a atteint des sommets, avec des fluctuations dépassant souvent 5 % en une seule journée. Performances : prime à la sécurité En 2008, ceux qui ont misé sur la sécurité ont eu raison. Le rendement des actifs en euros des contrats d'assurance vie est resté quasi stable. La performance des meilleurs se situe entre 4 et 4,50 %. C'est une rémunération très satisfaisante pour ceux qui recherchent une évolution régulière et sans risque pour leur épargne. Après cinq années de hausse, les placements dynamiques ont souffert. Selon leur exposition au risque, ils abandonnent entre 20 et 45 % (voir performances en pages 3 et 4). Certains fonds patrimoniaux se tout de même distingués. Une fois de plus Carmignac Gestion est à l'honneur ; Carmignac Patrimoine se maintient (+ 0,01 %). Autres fonds à suivre ; Alienor Optimal (- 1,13 %) et Dorval Convictions (- 3,29 %). Après douze années de hausse, le marché de l'immobilier est entré dans un cycle beaucoup moins favorable. Des prix trop élevés, une offre parfois mal quantifiée, un crédit plus difficile à obtenir et la crise économique expliquent ce retournement de tendance. Il vaut mieux rester à l'écart de ce marché pendant quelques temps. Au moment de faire le point de son patrimoine financier, il ne faudra pas oublier de pondérer les mauvaises performances des supports dynamiques. En effet, ceux-ci ne concernent le plus souvent qu'une petite partie de ses avoirs constitués avant tout d'une large base sécuritaire (supports en euros notamment). |





