Belvédère : La justice tranchera en mars PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 09 Janvier 2012 10:20

La cour d'appel de Nîmes doit décider le 8 mars prochain de la validité du plan de sauvegarde du groupe Belvédère à Beaucaire. La société de vins et spiritueux  (Sobieski, Marie-Brizzard, William Peel), endettée à hauteur de 600 M€, a été placée en redressement judiciaire en septembre dernier par le tribunal de commerce de Nîmes. Une procédure contestée par le ministère public qui a fait appel.
Belvédère était déjà sous plan de sauvegarde en 2008, avant que la cour d'appel de Dijon n'annule la procédure, jugeant que l'entreprise n'avait pas pris les mesures suffisantes pour rembourser ses dettes. La direction de l'époque avait alors décidé de déplacer le siège social de Beaune à Beaucaire, où se trouve le négociant Moncigale, filiale du groupe, lui aussi en difficultés. Les créanciers de Belvédère, notamment The Bank of New York Mellon, y voient une manœuvre dilatoire. Selon Belvédère, ce rapprochement est nécessaire vu l'importance stratégique des activités de Moncigale, dont dépendent 15 000 viticulteurs pour une production estimée à un million d'hectolitres.

Le 8 mars, la justice dira donc si Belvédère peut bien être en redressement judiciaire à Nîmes ou s'il s'agit d'un abus de droit. Depuis novembre dernier, Krzysztof Trylinski est le nouveau PDG, en remplacement de Jacques Rouvroy. Ancien directeur général et cofondateur de Belvédère, son objectif est de désendetter le groupe, quitte à se séparer de certaines marques.