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Bataille pour l'emploi : Des offensives tous azimuts PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 09 Mars 2010 00:00

Initiative innovante :10-03-09-plateforme

Premiers résultats pour la plateforme RH d'Alès

Créée officiellement le 13 octobre 2009, la Plateforme RH de soutien aux entreprises du Pays Cévennes a pour objectif d'aider, de soutenir et d’accompagner les entreprises du bassin alésien dans leur gestion des ressources humaines. Elle permet de procéder à un diagnostic économique des entreprises, et social pour les salariés. Elle conduit également à déterminer des perspectives d’avenir et à proposer des actions d'accompagnement sur l'évolution de l'emploi et des compétences. Elle vise en outre à valider les systèmes organisationnels qui permettent de maintenir l'emploi, à faciliter les transferts professionnels pour les salariés et à rechercher de nouvelles compétences pour les entreprises du bassin. Créée initialement dans un but curatif pour aider les acteurs économiques à faire face à la crise, elle pourrait devenir dans le futur un outil d'anticipation pour améliorer ou structurer les démarches des entreprises en matière de Ressources Humaines. Elle est un dispositif partenarial qui fédère et oriente, sans chercher à se substituer aux dispositifs existants ni aux organismes de financement. Elle agit notamment en complémentarité des OPCA (Organisme Paritaire Collecteur Agréé).
A l'issue de ses trois premiers mois d'activité, au cours desquels 12 programmes d'actions et 16 interventions de terrain ont été menés, concernant 368 salariés, les délais d'intervention se sont établis à 3 semaines en moyenne entre l'identification du besoin et la mise en œuvre du programme d'intervention. Sur les 16 missions conduites, dix visaient à accompagner des entreprises en proie à des difficultés, et six relevaient de la sécurisation du parcours professionnel de salariés. Ces premières actions ont généré quelque 187 000 euros d'intervention, cofinancés pour un tiers par les OPCA.

Portée par la CCI et sous le pilotage de l'Etat, la plate-forme RH est un dispositif unique en Languedoc Roussillon, le 4ème au niveau national, et le seul ayant une existence physique, les trois autres étant des plateformes virtuelles sur internet. Cette plate-forme est financée par l'Etat, le FSE et la CCI Alès Cévennes. Elle dispose d'un budget global de 900 000 euros dont un fonds d'intervention de 400 000 euros. Sous la présidence de l'Etat, le comité de pilotage qui se réunit deux fois par an est composé du Conseil Régional, du Conseil Général, de représentants des syndicats de salariés, de représentants des organisations d'employeurs et des branches, de représentant du club RH piloté par la CCI, d'un représentant de l'agence de développement économique du pays des Cévennes et de la CCI Alès Cévennes. Son rôle est de déterminer la politique et les orientations de la plate-forme RH, de valider les actions proposées par le Comité Technique, et d'analyser les indicateurs d'évaluation de la politique mise en place et des actions qui s'y rattachent. Le Comité technique regroupe pour sa part les directions régionale et départementale du travail, un représentant du club RH, les Agefos PME et Opcalia en leur qualité d'OPCA interbranches, ainsi que les OPCA de branche a leur demande. Ce comité qui se réunit toutes les semaines a pour rôle de préparer et instruire les dossiers, mettre en œuvre les indicateurs d'évaluation des actions et contribuer au partage d'informations sur le plan territorial et régional.

 

Maison de l'emploi d'Alès : 2000 visiteurs en 8 mois

Depuis son ouverture en juin 2009, la Maison de l'emploi du Grand Alès en Cévennes a déjà accueilli près de 2000 personnes dans ses locaux au 11 bis de la rue Pasteur d'Alès. Pour les trois quarts d'entre eux, il s'agissait de demandeurs d'emploi, les porteurs de projets de création d'entreprise ne représentant que 1% du public. Des chiffres qui se retrouvent dans les besoins exprimés lors de ces passages à la MdE, puisque 51% des thèmes abordés concernaient l'emploi, et 24% la formation.

En s'appuyant sur un large réseau de partenaires, la MdE vise tout d'abord à développer une stratégie commune au territoire du Grand Alès et à celui du Pays Cévennes, en formulant non seulement un diagnostic partagé, mais aussi un plan d'action fédérateur. Un rôle central, à la croisée des secteurs d'activités, des structures d'accompagnement et des acteurs de l'emploi, qui lui permet de prendre le recul nécessaire pour anticiper les mutations économiques à venir sur le territoire. Enfin, elle œuvre également pour réduire les freins culturels ou sociaux dans l'accès à l'emploi, sur des thèmes tels que la lutte contre les discriminations, l'accès à l'information ou la mobilité géographique.

En lien direct avec les publics, la MdE organise différents ateliers, aussi bien consacrés au travail sur soi qu'à la découverte des métiers, ou au perfectionnement informatique. Sous forme de journées thématiques, de petits déjeuners ou de réunions spécifique, elle organise également une information collective en collaboration avec les structures partenaires. 

 

 

 

 

Maison de l'emploi de Nîmes Métropole :

Plus de flexibilité grâce au télétravail

Si les Maisons de l'Emploi sont aujourd'hui bien identifiées comme des lieux d'information pour les publics en recherche d'emploi, ou désireux de réorienter leur carrière, leur mission d'observation et de prospective n'est pas toujours la plus connue. Cet aspect est pourtant primordial en ce qu'il permet d'anticiper les grandes évolutions du marché du travail d'un territoire donné, voire d'y insuffler de nouvelles orientations après en avoir compris les mécanismes. C'est ce qu'illustre l'étude que vient de rendre publique la Maison de l'Emploi de Nîmes Métropole, portant sur le télétravail, et sur ce qu'il serait possible de faire pour le développer. Benjamin Lacor, Directeur de la MdE Nîmes métropole nous retrace les grandes lignes de cette étude.

Gard Eco : Quels sont les principaux enseignements que vous retenez de cette étude dédiée au télétravail ?

Benjamin Lacor :
Elle fait ressortir plusieurs éléments importants, à commencer par la question de l'équipement des entreprises. Il y a aujourd'hui des entreprises sur le territoire qui souhaitent développer le télétravail. Sur le panel que nous avons étudié, 30% de celles que nous avons interrogées se sont déclarées prêtes à avoir recours à ce mode de travail. Cela leur semble pertinent car le télétravail leur permettrait de gagner en flexibilité. Par contre, pour réellement pouvoir télétravailler, il faut disposer d'équipements spécifiques, notamment en informatique, et c'est là que se situe le frein.

Quelle réponse pouvez-vous apporter à ce manque de moyens ?

Nous réfléchissons à développer des outils mutualisés qui permettraient, en premier chef aux plus petites entreprises, d'aller plus loin sur cette voie du télétravail. Les fédérations professionnelles que nous avons rencontrées dans le cadre de l'étude se sont dites prêtes à nous aider à promouvoir sur le territoire ce que l'on appelle un pôle numérique.

Qu'est-ce qu'un pôle numérique ?

Les pôles numériques sont des lieux de référence sur l'information, sur la formation, qui permettent aux entreprises de mieux développer leurs outils TIC. Cela permettrait de disposer d'une information ciblée, dans un lieu unique.

Vous évoquez la position des entreprises sur la question du télétravail, mais qu'en est-il des salariés ?

L'axe que nous avions choisi pour cette étude ne portait que sur les entreprises, et les indépendants qui sont en quelque sorte à mi-chemin entre les salariés et les entreprises. Et là, chez les indépendants, le constat est assez paradoxal puisque leur demande est d'avoir des lieux qui leur permettent de sortir de leur domicile pour travailler. Même si plus de la moitié d'entre eux déclarent avoir choisi d'être indépendants pour travailler depuis leur domicile, ils souhaiteraient tout de même pouvoir s'appuyer sur un lieu leur permettant de rompre avec leur environnement.

Les entreprises semblent intéressées par le télétravail. Est-ce pour vous le signe d'une évolution des mentalités, notamment sur le contrôle par la présence ?

C'est aussi ce que l'on retire en toile de fond de cette étude. Aujourd'hui, les mentalités ont fortement évolué, même si l'on n'en est pas encore aux chiffres de nos partenaires européens. Nous avons 8% de télétravailleurs en France, alors que dans les pays du nord de l'Europe, ce taux dépasse les 25%. Mais nous sommes dans une phase d'évolution, portée en outre par la prise de conscience liée au développement durable, et la nécessité de réduire les transports.

 

Pays Vidourle-Camargue : Une maison commune pour l'emploi et l'entreprise

Inaugurée le 1er février dernier, la Maison de l'emploi et de l'entreprise du Pays Vidourle-Camargue est la dernière née de ces structures relai sur les territoires. Si le Pays démarre sa 5ème année d'existence, la Maison de l'emploi et de l'entreprise n'a pour sa part ouvert officiellement ses portes que depuis le début de l'année.
Les deux structures sont très proches puisque c'est le Pays qui a porté la réflexion et le dossier de création de la Maison de l'emploi et de l'entreprise, qui doit être encadrée par une structure juridique autonome pour être en conformité avec la loi Borloo à l'origine de ces dispositif. Le lien entre les deux structures reste néanmoins très fort puisqu'elles ont le même président en la personne de Jean Denat.
Les missions de cette Maison de l'Emploi portent sur l'observation économique du territoire, la contribution au développement local et économique, la gestion territorialisée des emplois et des compétences, et le travail saisonnier. Trois antennes (Vauvert, Aigues Mortes et Sommières) sont mises en place pour l'accueil et le conseil de proximité à destination des demandeurs d'emplois, des porteurs de projets de reprise ou de création d'entreprises, des entreprises, des partenaires de l'emploi, de l'insertion, de la formation professionnelle. Chaque antenne peut accueillir des permanences des partenaires du projet.
Le Pays Vidourle Camargue et la Maison de l'emploi et de l'entreprise occupent depuis peu des locaux communs situés au 23 avenue Maurice Privat à Vauvert (à côté du supermarché LIDL).

 

 

 

Pour l'emploi, le Conseil Général passe au Salon

Au travers du Réseau des Métiers des pays gardois, le Conseil Général organise le 11 mars prochain un forum des métiers et de l'emploi à Alès, au parc des expositions. Ce forum s'adresse aux personnes qui recherchent un emploi, une formation, qui souhaitent créer leur entreprise ou reprendre une activité.  Une trentaine d'entreprises  seront présentes dans plusieurs domaines d'activité, pour tous types de contrats. Seront également présents lors de cette journée, Alès Myriapolis, l'Association pour la formation professionnelle des adultes (AFPA), la Chambre d'Agriculture du Gard, la CCI d'Alès-Cévennes, la Chambre de Métiers et de l'Artisanat du Gard et la Maison de l'Emploi du Grand Alès en Cévennes
En parallèle à ce forum, les trois sites plateformes du Réseau des Métiers du Pays Gardois (Bagnols-sur-Cèze, le Vigan et Alès) proposeront, le 19 mars, chacune un atelier thématique : La  plateforme d'Alès traitera du métier d'agent de prévention et de sécurité, le vendredi 19 mars de 9h à 12h (dans les locaux de la Maison de l'emploi du grand Alès en Cévennes 11 bis rue pasteur à Alès). Le même jour, la plateforme de Bagnols-sur-Cèze abordera le thème les énergies renouvelables, de 9h à 12h, dans les locaux de la Maison de l'Entreprise (ZAC de l'Euze, Rue Fernand Jarrié à Bagnols sur Cèze). Enfin, la plateforme du Vigan proposera un atelier sur l'entreprenariat et les aides, en ce même vendredi 19 mars de 14h à 17h, dans les locaux de la Maison de l'Intercommunalité (3 avenue sergent Triaire, au Vigan)
Le Conseil Général sera également présent sur le salon TAF (travail - avenir - formation), qu'il co-organise aux côtés de la Région, les 24 et 25 mars de 9h30 à 18h au parc des expositions de Nîmes. Au sein d'un espace dédié au Département, le Réseau des métiers sera largement présenté au public. Des informations sur les concours de la fonction publique, les métiers existants et les modalités de recrutement, et seront également dispensées aux visiteurs. La question de l'insertion sera en outre abordée afin d'orienter et d'informer le public bénéficiaire du RSA.