Actualités financières
salomUne rubrique proposée par Philippe Salom - FIDEIS INVESTISSEMENTS - Le Conseil de l'Expert


Bilan des marchés financiers en 2009, perspectives pour 2010 PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 16 Février 2010 00:00

Compte rendu du dîner-débat organisé le 28 janvier 2010 à Alès par le Cabinet
Jean-Jacques Teissedre

Eric Bengel - Rédacteur en Chef du magazine Gestion de Fortune : Que retenez-vous des marchés en 2009 ?

Louis Bert - Gérant de Fonds actions chez Dorval Finance : L'année 2009 n'a pas été simple, mais au final c'est un très bon cru pour toutes les places boursières. Malgré des marchés encore en baisse d'environ 25% à la mi-mars (après des baisses moyennes de plus de 40% en 2008), 2009 marque le rebond des indices boursiers (+22,3% pour le CAC 40).
Le risque systémique bancaire définitivement écarté, des cours exagérément bas et une anticipation de la reprise de la croissance économique en 2010 ont permis aux indices actions de renouer avec une performance à deux chiffres. 
La politique monétaire très expansionniste, mise en œuvre par les banques fédérales mondiales afin d'assurer la liquidité du système financier, a été un soutien à l'économie. Aux baisses de taux sont venus s'ajouter d'autres mesures non conventionnelles servant à renflouer le secteur bancaire et à soulager la pression sur les ménages.
Toutes ces mesures et d'autres (plans de relance, restockage dans les entreprises, dynamisme des pays émergents) ont eu un effet très positif sur l'économie et les marchés financiers.

E. B. : Comment expliquer le mauvais contexte économique et la bonne performance des marchés financiers ?

L. B. : La Bourse anticipe l'évolution de l'économie. Il y a souvent entre six et huit mois de décalage entre un sentiment de marché et sa traduction dans les chiffres.
Courant 2009, la bourse a été rassurée sur la pérennité du système bancaire et elle a anticipé la reprise économique. Celle-ci est en cours, comme le confirme la hausse du PIB dans tous les pays de l'OCDE à compter du 3ème trimestre 2009.
Pendant le même temps, comme on pouvait le craindre, 2009 a été une très mauvaise année pour les économies occidentales avec comme corollaire un fort accroissement du taux de chômage.

E. B. : Les marchés d'actions vous paraissent-ils chers ? Quelles sont vos anticipations pour les semaines à venir ?

L. B. : Autour de 3 800 points pour le CAC 40, on ne peut pas dire que les actions soient chères. Elles sont à peine à leur niveau de l'automne 2008. Pour l'économie (reprise de la croissance mondiale en cours) et les résultats des entreprises (accroissement des bénéfices), les tendances qui se sont dessinées dès le deuxième trimestre 2009 devraient se poursuivre en 2010. Ces paramètres sont favorables aux marchés. Cependant, nous restons dans l'attente de signaux d'un retour d'une vraie croissance non stimulée (reprise de la consommation domestique et redémarrage de l'économie mondiale). C'est elle qui permettra une hausse durable des marchés ou signifiera son essoufflement.

E. B. : Quelques économistes redoutent des tensions inflationnistes. Quel est votre avis ?

L. B. : A notre avis, à douze mois, l'inflation ne constitue pas un enjeu dans les pays développés. Le risque d'une inflation élevée et présentant de la persistance est réduit. Actuellement le taux d'inflation évolue en fonction du prix de l'énergie mais sans relais des autres composantes, notamment celles relatives aux tensions sur l'appareil productif.
Nous vivons une phase de croissance réduite où le taux de chômage est élevé, avec une surcapacité industrielle importante et enfin une spirale prix/salaires qui n'est pas enclenchée. Seule l'abondance de la liquidité qui cherchent à s'investir pourrait créer une bulle sur les matières premières.

E. B. : Les soubresauts des derniers jours vous inquiètent-ils ?

L. B. : Deux déclarations expliquent, en grande partie, la baisse des quinze derniers jours. La Chine s'est dit prête à remonter ses taux courts pour éviter une surchauffe économique et le président Obama a indiqué sa volonté limiter la taille des banques afin de réduire leur poids dans le PIB. Ces deux décisions vont dans le bon sens, cependant, le marché a traduit cela comme un éventuel frein à la croissance mondiale et a acté que les banques gagneront certainement moins d'argent. Vu le poids de celles-ci dans les indices (30 %), le marché a baissé. De toute façon, nous pensions que l'année 2010 serait agitée, avec un marché en tôle ondulée (alternances de phases de hausse et de baisse). Ce n'est peut être que le début.  

(A suivre dans nos prochaines éditions...)

 
Gestion de patrimoine PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 09 Février 2010 00:00

Une rubrique proposée par Jean-Jacques TEISSEDRE et Stéphane REYNAUD, Conseils en Gestion de Patrimoine Indépendants à Alès

Bilan et perspectives : Une économie convalescente

Début 2009, les perspectives étaient particulièrement sombres pour la croissance et les marchés financiers. Les investisseurs craignaient que l'économie toute entière ne bascule dans une dépression comparable à celle du début des années 1930.
Par la suite, grâce aux baisses des taux d'intérêt mises en place par les Banques Centrales (FED et BCE) et aux actions budgétaires menées par les gouvernements, le système financier a été préservé et la confiance progressivement restaurée.
Ces politiques ont installé les bases d'une reprise économique. Si celle-ci demeure fragile, en particulier en Europe et au Japon, l'économie américaine, certainement la plus durement touchée par la crise, attend une croissance positive de 2 à 3% en 2010.
Les pays émergents, principalement la Chine, le Brésil et l'Inde, ont prouvé leur capacité à surperformer les pays développés. Ils sont en passe de devenir les locomotives de la croissance économique mondiale.

Le fort rebond des places boursières

Après leur chute historique de 2008, les grandes places boursières mondiales ont connu un fort rebond en 2009. Jusqu'au printemps, peu de spécialistes prévoyaient une telle embellie. Les perspectives de reprise économique ont ensuite alimenté l'optimisme, voire l'euphorie des marchés financiers.
Au final, à Paris, le CAC 40 clôture l'année sur une hausse de 22,3%. Sa progression est de 56% par rapport à son point bas du 9 mars. L'Euro Stoxx 50 gagne 21%.
A la Bourse de New York, le Dow Jones progresse de 18,8% et le Nasdaq, l'indice des valeurs technologiques, bondit de 43,8%. A Tokyo, l'indice Nikkei gagne 19%.
Plus volatils et plus risqués, les marchés émergents sont les plus performants : + 82% pour l'indice Brésilien et + 126% pour la bourse Chinoise. 

Lire la suite... [Gestion de patrimoine]
 
Crise financière : faites votre marché, les soldes ont commencé ! PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 28 Octobre 2008 00:00

La crise est réelle et sérieuse et touche tout le monde. Les marchés se sont effondrés et ébranlent le système financier international. La spirale est bien connue, les banques ne se prêtent plus entre elles, l'argent devient rare, donc cher. Les entreprises et les particuliers peinent à trouver du crédit pour financer leurs investissements et diffèrent leurs intentions d'achat. Au final, la consommation diminue et menace la croissance du PIB (Produit intérieur brut), c'est-à-dire l'augmentation des biens et services produits dans l'hexagone. Et en effet, la France vient de constater son deuxième trimestre consécutif de recul du PIB, entrant par là même dans ce que les économistes ont définis comme la récession.

Devons nous pour autant céder à la sinistrose ambiante et se recroqueviller en attendant que l'orage passe ?

Je souhaite tout d'abord rappeler, de façon très terre à terre, que nos économies développées n'en sont pas à leur première crise et qu'elles ont toujours su en sortir à plus ou moins brève échéance. Par ailleurs, l'outil de production est en parfait état et les carnets de commandes ne se sont pas vidés subitement. Les entreprises continuent donc à produire et à dégager de la rentabilité. Enfin il est rassurant de constater que les sphères politiques et les banques centrales contribuent largement à maintenir à flots le système financier, en injectant massivement des liquidités dans l'économie.

Le temps est-il venu de revenir sur les marchés ?

Souvenons nous que le marché Français, au travers de son indice phare, le CAC 40, a flirté avec les 7 000 points en septembre 2000, avant l'éclatement de la fameuse " bulle technologique ". Il est revenu l'année dernière à 6 000 points avant que la crise actuelle ne l'enfonce sous les 4 000 points.
Le plus élémentaire bon sens me pousse à dire qu'il vaut mieux payer le marché 4 000 que 6 000. Au-delà de cette analyse beaucoup moins simpliste qu'il n'y parait, je souhaite mettre en exergue deux facteurs intéressants :
Tout d'abord un grand nombre de patrons profitent de la faiblesse actuelle des cours de bourse pour racheter à bon compte des actions de leurs propres entreprises. Or, qui mieux que les dirigeants sont capables d'évaluer précisément le potentiel de croissance future ?
Par ailleurs, les cours d'un grand nombre de sociétés ont tellement baissé, qu'elles se payent en dessous de leurs fonds propres, voire pour certaines en dessous de leur trésorerie ! Il me parait ainsi qu'acheter 1 000 une entreprise qui possède 1 200 sur son compte en banque est forcément une bonne affaire.
Le temps est donc bien venu, me semble t-il de revenir progressivement et avec beaucoup de sélectivité sur les marchés financiers.