| 1er raid des entreprises en Cévennes |
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| Lundi, 27 Juin 2011 08:00 |
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Moins connus que les raids d'entreprises, les raids inter-entreprises débarquent dans le Gard. "Ce raid, il va se vendre tout seul". Il est tout sourire Sylvain Tirfort en ce samedi après-midi, malgré la fatigue. En ce deuxième jour du raid des entreprises, le patron du parc Parfum d'aventures, "traceur de rêves" comme il aime se définir, est persuadé d'avoir réussi son coup : monter un raid inter-entreprises chez lui dans les Cévennes. Une formule que l'Anduzien connaît bien pour l'avoir expérimentée en Guadeloupe pendant plusieurs années. Mais depuis qu'il est rentré chez lui et a ouvert son parc, il n'avait pas encore lancé ce défi. C'est désormais chose faite.
En tout dix ont répondu à l'appel : ERDF, FDI (agence immobilière), qui ont envoyé chacune deux équipes, la CCI d'Alès, La Ville d'Alès, le Grand Alès, les DCF du Gard (Directeurs commerciaux de France), les opticiens Krys, l'association Face Gard, et deux boîtes d'ingénieurs, Ginger et Assystem, vainqueur final pour la petite histoire.
Pour arriver à cette bonne humeur, Sylvain Tirfort s'est servi de son parc Parfum d'aventures, qu'il a privatisé pour l'occasion. Lui et son équipe en t-shirt orange, façon GO du club Med, les participants en t-shirt vert, certains portant une petite étiquette avec le nom de leur boîte. Mais le résultat ne compte pas vraiment. Il y avait plutôt un air village de vacances, avec un chef des animations motivant les troupes sur la plage au bord du Gardon.
Plus énigmatique que sportif Mais le raid ne s'est pas cantonné au parc. Car l'archipel des Cévennes, selon l'appellation touristique officielle, offre de multiples recoins. À leur arrivée à Anduze, les participants sont d'abord montés à bord du petit train à vapeur, direction Saint-Jean du Gard, pour rejoindre leur bivouac, installé sur la rive droite du Gardon, près du pont des Camisards. Le samedi matin, ils ont exploré les rives du Gardon, pendant cinq à six kilomètres jusqu'au parc. Un parcours ponctué d'épreuves avec des balises à trouver. Une sorte de Fort Boyard cévenol. Yann Vannieuwenhuyse parle lui de "butinage sportif. Certains sont plus affutés que d'autres. On veut donc rester dans un cadre ludique". Une tyrolienne à franchir, au-dessus d'une rivière à sec ; 1,5 kilomètres de run and bike, trois qui courent à pied, le quatrième à vélo, pour "tester la solidarité" ; ou encore un petit plongeon dans les eaux fraîches du Gardon pour récupérer des indices.
Les participants ressortent plutôt surpris de ces deux jours et demi rythmés. "C'est ludique et énigmatique. Je l'imaginais plus sportif, avec beaucoup de marche, et des épreuves plus longues", témoigne l'un d'eux, ravi d'être ainsi dépaysé. "On les destructure de la vie", explique Sylvain Tirfort. "On bivouaque pendant deux nuits, il n'y a plus d'argent, et pas une seule fois, ils n'ont à mettre la main à la poche." Le soir, c'est ambiance détente avec musique et alcool. Un cocktail qui pousse les gens à se lâcher. "Le vendredi, je ne sais pas ce qui s'est passé. On a fini à 3 heures du matin. Ce n'était absolument pas prévu." Sylvain Tirfort espère ainsi que des liens vont se créer pour les années à venir. Car, évidemment, ce n'est même pas la peine de poser la question : il y aura une deuxième édition ! |






Plus question de dépassement de soi au service de la boîte, cette méthode de management mêlant travail et sport. Avec plusieurs entreprises, surtout quand elles ne sont pas vraiment concurrentes, la compétition n'a plus de sens. C'est l'occasion de retrouver le goût de l'effort et des rencontres pour le simple plaisir du jeu. Reportage dans les Cévennes où un premier raid de ce genre a été monté il y a quelques jours.
C'était le week-end du 17 au 19 juin. Le cadre : la vallée du Gardon, au-dessus d'Anduze, entre le pont des Camisards à Mialet et le parc Parfum d'aventures à la sortie de Générargue. Parfait pour imaginer toute sorte de jeux physiques et intellectuels. Près de cinquante participants se sont retrouvés pendant trois jours autour d'épreuves sportives et d'énigmes à résoudre. Des équipes composées de trois ou quatre personnes représentant une entreprise. "C'est trop de boulot. Tu multiplies les problèmes par le nombre d'entreprises. C'est plus facile évidemment de trouver un client, qui t'amène 100 personnes. Mais là, c'est notre exercice de style de l'année, que personne n'ose faire. C'est pour dire, oui c'est possible ! "
Au moins 1500 mails de démarchage pour 12 équipes à l'arrivée. Yann Vannieuwenhuyse, ami de Sylvain Tirfort et en charge de commercialiser cet événement n'a pas ménagé ses efforts. Mais l'objectif n'est certainement pas de faire du chiffre. "20 équipes maximum. Sinon tu n'as pas ça, le sourire", dit Sylvain Tirfort, en montrant quatre personnes en train de s'équiper pour partir à l'assaut des arbres. Un rendez-vous convivial et joyeux pour "créer des amitiés en dehors du boulot". Pas d'esprit de compétition. Avant tout du plaisir, martèle l'organisateur. "Si tu es dernier, tu ne paies même pas l'apéro", plaisante Vincent, ingénieur à Montpellier chez Ginger.
Le samedi après-midi, trois groupes de quatre équipes tournent sur chaque atelier. Un premier groupe découvre le kite surf, discipline qui consiste à pagayer debout sur une planche. Un autre joue au beach-volley. Enfin le dernier est dans les arbres, première vocation du parc, après un petit concours de sarbacane. Pour les personnes clouées au sol, car sujettes au vertige, pas question d'aller s'allonger au bord de l'eau. On reste en-bas pour encourager les copains.
Car les organisateurs veulent aussi faire fonctionner les méninges. Chaque équipe s'est vu remettre au départ un book, "un grimoire", s'amuse un participant, avec des énigmes à résoudre. L'une de ces épreuves, les fait entrer dans une grotte plongée dans le noir avec une lampe frontale. Au mur des mots à mémoriser, avant de reconstituer à l'air libre une phrase poétique, mais cohérente.